Louis Pauwels - L'homme éternel

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Chaque nouvelle découverte fait reculer la date de naissance du premier homme. En septembre 1969, un congrès d'anthropologues et de paléontologues, au siège parisien de l'Unesco, rejette l'idée que l'homme du Néanderthal serait l'ancêtre et admet qu'un homme confectionnant des outils et pratiquant un culte des morts existait voici plus de deux millions d'années. Mais c'est insuffisant déjà. Les fouilles du Tchad révèlent une humanité vieille de six millions d'années. La quête pourrait être sans fin et nous donner à penser qu'à notre échelle, il n'y a pas plus de premier homme que d'extrémité de l'univers.

Il ne s'agit pas d'avancer l'idée que la naissance de l'homme pourrait être synchrone de la formation de la vie sur la terre voici plus de trois milliards d'années. Mais en dix millions d'années peut-être, l'espèce humaine a pu émerger, puis disparaître dans des cataclysmes, puis reparaître, de même que la vie revient sur les îles stérilisées par des éruptions volcaniques.

« L'explication darwinienne de la transformation des espèces par des mutations lentes et graduelles demeure difficilement acceptable. Une propriété qui n'a pas encore eu le temps de s'affirmer, qui n'existe encore qu'à l'état embryonnaire, n'a que peu de chances de devenir jamais adulte : elle n'est souvent qu'un obstacle dans la lutte pour la vie ; elle est condamnée, de ce fait, à disparaître. Comment dans ces conditions, cette totalité qu'est un être absolument nouveau a-t-elle pu se développer phase par phase ? » C'est ce que se demande encore un biologiste comme Heinrich Schirmbeck. Il met cependant hors de doute, se fondant sur les résultats de l'anthropologie, que l'homme, « élément de la nature, a un passé biologique dont les racines plongent dans un ensemble de formes animales préliminaires ». Cependant, des savants, butant sur ces impossibilités d'expliquer évolutivement la genèse de l'homme, n'ont pas hésité à contourner l'obstacle, à isoler l'homme du reste de l'univers et à lui attribuer dès l'origine un devenir propre. Edgar Dacqué, au lieu de considérer l'homme comme la forme la plus récente d'une longue évolution, affirme qu'il est le « premier-né » de la création dont il occupe le centre. L'homme, selon Dacqué, serait l'être premier conçu de tous temps, et toute la création proliférerait autour de ce modèle initial.

Notre hypothèse fait, en regard de celle-ci, une certaine économie de fantastique. Elle suppose une forme de vie stable, qui apparaît et disparaît selon que les conditions sont ou non rassemblées, se manifeste, s'efface, revient au cours des temps. Est-ce un aussi « véritable délire utopique » que celui de Dacqué ? En tout cas, le cours des temps « humains » s'élargissant sans cesse sous nos yeux à mesure que la recherche anthropologique progresse, on est en droit de chercher d'autres explications que celles de l'évolutionnisme.

En 1856, au moment de la découverte des premiers fragments du squelette de l'homme du Néanderthal, il se trouva des experts pour déclarer que l'homme ne remontait pas si loin et qu'il s'agissait des restes d'un sauvage ou d'un idiot. Mais, depuis un siècle, des restes d'hommes fossiles et d'hommes singes, d'époques extrêmement différentes, sont exhumés un peu partout dans le monde, sans qu'il soit aisé, en présence de formes tantôt frustes, tantôt humaines, de reconnaître les filiations et de dresser un arbre généalogique. Le Néanderthalien, qui taillait les fins outils de l'époque moustérienne, faisait des sépultures et communiquait par le langage des connaissances techniques, apparaît aujourd'hui comme un moment de l'histoire humaine (moins cinquante mille ans) incompréhensiblement suspendu dans la nuit des temps. Il serait un produit aberrant de croisements entre un homo habilis infiniment plus vieux, ou un homo sapiens déjà apparu, et les pithécanthropes, une variété de métissage, comme l'homme de Solo, à Java.

Le Dr Leakey, qui depuis plus de quarante ans fouille l'Afrique orientale, découvrait en 1948 au Kenya, les vestiges d'un des premiers maillons de la chaîne qui aurait donné les primates et l'homme, vestiges supposés vieux de quarante à vingt-cinq millions d'années. En 1959, le Dr Leakey révélait le type hominien le plus ancien alors connu, le zinjanthrope australopithèque, qui avait occupé le site d'Olduvai, en Tanzanie, moins cent quatre-vingt mille à moins huit cent mille ans. En 1962, il découvrait le kenyapithecus , remontant à une cinquantaine de millions d'années et qui semble se situer lui aussi dans la lignée des ancêtres hominiens. En 1963, il estimait qu'une nouvelle découverte, celle de l' homo habilis , à Olduvai, remettait en cause toutes les théories sur l'origine de l'homme.

« Déjà la découverte d'une créature présentant des caractères si proches des caractères humains, alors qu'elle avait vécu il y a un million huit cent mille ans, était à elle seule une révolution, écrivait M me Yvonne Rebeyrol à l'occasion du Congrès de l'Unesco dans Le Monde . Jusqu'alors la lignée des hominiens progressait du fruste australopithèque jusqu'à l' homo sapiens (c'est-à-dire l'homme d'aujourd'hui), apparaissant seulement il y a environ vingt-cinq mille ans. L'évolution était jalonnée par le pithécanthrope plus tardif et plus évolué que l' australopithèque , puis par l'homme de Néanderthal plus primitif que l' homo sapiens . Et voilà qu'apparaissait une nouvelle créature aussi ancienne que les australopithèques , mais montrant des analogies frappantes avec l' homo sapiens . Pour le Dr Leakey, l' homo habilis est notre seul ancêtre, les autres hominiens n'étant que des rameaux aberrants n'ayant pas eu de descendance. Australopithèques, pithécanthropes et homo habilis sont apparus en même temps, mais seul l' homo habilis a été le point de départ de l'évolution fructueuse qui a abouti à l' homo sapiens . Au demeurant, fait-il remarquer, on a trouvé ici et là, notamment en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Hongrie, des crânes fossiles dont les caractéristiques faisaient penser à l'homme actuel, mais qui provenaient de couches fort anciennes. Récemment encore, dans le gisement de la rivière Omo (Éthiopie) on a mis au jour deux crânes très « modernes » mais aussi très vieux. Cette dispersion de types déjà très évolués suppose, évidemment, une dispersion antérieure de la souche des homo habilis […].

« Toutefois le Dr Leakey pense toujours que l'homme est “né” dans la région comprenant l'Afrique orientale, l'Arabie et l'ouest de l'Inde. En Inde on a déjà trouvé un singe fossile, le ramapithecus plus récent mais assez proche du kenyapithecus, et l'on a mis, aussi, au jour des industries primitives. Mr Leakey est donc persuadé que des fouilles systématiques en Inde ou en Arabie seraient extrêmement fructueuses puisque l'Afrique orientale ne cesse de montrer sa richesse en fossiles. Après les gisements de Tanzanie ou du Kenya, l'Éthiopie a révélé le site de la rivière Omo. La latitude et les altitudes étagées de ces régions ont été extrêmement favorables à l'apparition et à l'évolution des hominiens primitifs. Leurs terres volcaniques sont idéales pour la préservation des fossiles. Plus on cherche, plus on trouve. Tout récemment, M me Leakey a mis au jour, à Olduvai, un crâne d' homo habilis qui semble complet ou à peu près ( Le Monde du 19 août 1969). Le Dr Leakey a montré une dent trouvée en territoire kenyan, au sud du lac Rodolphe : cette dent aurait appartenu à un hominien vivant il y a huit millions d'années. »

Cependant, Leakey estime que l' homo sapiens n'a pu apparaître qu'avec la possibilité de faire du feu, c'est-à-dire « avec la sécurité, la tranquillité d'esprit apte à produire la pensée abstraite ». Les outils sont apparus très tôt, mais ils ne déterminent pas le passage du préhomme à l'homme. L'homme à proprement parler naît avec la pensée abstraite, les concepts de magie, la religion et l'art. Pour Leakey, il aura fallu un temps considérable pour passer de l' homo habilis à l' homo sapiens qui ne remonterait qu'à cent mille ans.

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