Ernest Renan - Vie De Jésus

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Que les évangiles soient en partie légendaires, c'est ce qui est évident, puisqu'ils sont pleins de miracles et de surnaturel; mais il y a légende et légende. Personne ne doute des principaux traits de la vie de François d'Assise, quoique le surnaturel s'y rencontre à chaque pas. Personne, au contraire, n'accorde de créance à la «Vie d'Apollonius de Tyane,» parce qu'elle a été écrite longtemps après le héros et dans les conditions d'un pur roman. A quelle époque, par quelles mains, dans quelles conditions les évangiles ont-ils été rédigés? Voilà donc la question capitale d'où dépend l'opinion qu'il faut se former de leur crédibilité.

On sait que chacun des quatre évangiles porte en tête le nom d'un personnage connu soit dans l'histoire apostolique, soit dans l'histoire évangélique elle-même. Ces quatre personnages ne nous sont pas donnés rigoureusement comme des auteurs. Les formules «selon Matthieu,» «selon Marc,» «selon Luc,» «selon Jean,» n'impliquent pas que, dans la plus vieille opinion, ces récits eussent été écrits d'un bout à l'autre par Matthieu, par Marc, par Luc, par Jean [15]; elles signifient seulement que c'étaient là les traditions provenant de chacun de ces apôtres et se couvrant de leur autorité. Il est clair que si ces titres sont exacts, les évangiles, sans cesser d'être en partie légendaires, prennent une haute valeur, puisqu'ils nous font remonter au demi-siècle qui suivit la mort de Jésus, et même, dans deux cas, aux témoins oculaires de ses actions.

Pour Luc d'abord, le doute n'est guère possible. L'évangile de Luc est une composition régulière, fondée sur des documents antérieurs [16]. C'est l'œuvre d'un homme qui choisit, élague, combine. L'auteur de cet évangile est certainement le même que celui des Actes des Apôtres [17]. Or, l'auteur des Actes est un compagnon de saint Paul [18], titre qui convient parfaitement à Luc [19]. Je sais que plus d'une objection peut être opposée à ce raisonnement; mais une chose au moins est hors de doute, c'est que l'auteur du troisième évangile et des Actes est un homme de la seconde génération apostolique, et cela suffit à notre objet. La date de cet évangile peut d'ailleurs être déterminée avec beaucoup de précision par des considérations tirées du livre lui-même. Le chapitre XXI de Luc, inséparable du reste de l'ouvrage, a été écrit certainement après le siège de Jérusalem, mais peu de temps après [20]. Nous sommes donc ici sur un terrain solide; car il s'agit d'un ouvrage écrit tout entier de la même main et de la plus parfaite unité.

Les évangiles de Matthieu et de Marc n'ont pas, à beaucoup près, le même cachet individuel. Ce sont des compositions impersonnelles, où l'auteur disparaît totalement. Un nom propre écrit en tête de ces sortes d'ouvrages ne dit pas grand'chose. Mais si l'évangile de Luc est daté, ceux de Matthieu et de Marc le sont aussi; car il est certain que le troisième évangile est postérieur aux deux premiers, et offre le caractère d'une rédaction bien plus avancée. Nous avons d'ailleurs, à cet égard, un témoignage capital de la première moitié du II esiècle. Il est de Papias, évêque d'Hiérapolis, homme grave, homme de tradition, qui fut attentif toute sa vie à recueillir ce qu'on pouvait savoir de la personne de Jésus [21]. Après avoir déclaré qu'en pareille matière il préfère la tradition orale aux livres, Papias mentionne deux écrits sur les actes et les paroles du Christ: 1° un écrit de Marc, interprète de l'apôtre Pierre, écrit court, incomplet, non rangé par ordre chronologique, comprenant des récits et des discours (λεχθεντα η πραχθεντα), composé d'après les renseignements et les souvenirs de l'apôtre Pierre; 2° un recueil de sentences (λογια) écrit en hébreu [22]par Matthieu, «et que chacun a traduit comme il a pu.» Il est certain que ces deux descriptions répondent assez bien à la physionomie générale des deux livres appelés maintenant «Évangile selon Matthieu,» «Évangile selon Marc,» le premier caractérisé par ses longs discours, le second surtout anecdotique, beaucoup plus exact que le premier sur les petits faits, bref jusqu'à la sécheresse, pauvre en discours, assez mal composé. Que ces deux ouvrages tels que nous les lisons soient absolument semblables à ceux que lisait Papias, cela n'est pas soutenable; d'abord, parce que l'écrit de Matthieu pour Papias se composait uniquement de discours en hébreu, dont il circulait des traductions assez diverses, et en second lieu, parce que l'écrit de Marc et celui de Matthieu étaient pour lui profondément distincts, rédigés sans aucune entente, et, ce semble, dans des langues différentes. Or, dans l'état actuel des textes, l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc offrent des parties parallèles si longues et si parfaitement identiques qu'il faut supposer, ou que le rédacteur définitif du premier avait le second sous les yeux, ou que le rédacteur définitif du second avait le premier sous les yeux, ou que tous deux ont copié le même prototype. Ce qui paraît le plus vraisemblable, c'est que, ni pour Matthieu, ni pour Marc, nous n'avons les rédactions tout à fait originales; que nos deux premiers évangiles sont déjà des arrangements, où l'on a cherché à remplir les lacunes d'un texte par un autre. Chacun voulait, en effet, posséder un exemplaire complet. Celui qui n'avait dans son exemplaire que des discours voulait avoir des récits, et réciproquement. C'est ainsi que «l'Évangile selon Matthieu» se trouva avoir englobé presque toutes les anecdotes de Marc, et que «l'Évangile selon Marc» contient aujourd'hui une foule de traits qui viennent des Logia de Matthieu. Chacun, d'ailleurs, puisait largement dans la tradition évangélique se continuant autour de lui. Cette tradition est si loin d'avoir été épuisée par les évangiles que les Actes des apôtres et les Pères les plus anciens citent plusieurs paroles de Jésus qui paraissent authentiques et qui ne se trouvent pas dans les évangiles que nous possédons.

Il importe peu à notre objet actuel de pousser plus loin cette délicate analyse, d'essayer de reconstruire en quelque sorte, d'une part, les Logia originaux de Matthieu; de l'autre, le récit primitif tel qu'il sortit de la plume de Marc. Les Logia nous sont sans doute représentés par les grands discours de Jésus qui remplissent une partie considérable du premier évangile. Ces discours forment, en effet, quand on les détache du reste, un tout assez complet. Quant aux récits du premier et du deuxième évangile, ils semblent avoir pour base un document commun dont le texte se retrouve tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre, et dont le deuxième évangile, tel que nous le lisons aujourd'hui, n'est qu'une reproduction peu modifiée. En d'autres termes, le système de la vie de Jésus chez les synoptiques repose sur deux documents originaux: 1° les discours de Jésus recueillis par l'apôtre Matthieu; 2° le recueil d'anecdotes et de renseignements personnels que Marc écrivit d'après les souvenirs de Pierre. On peut dire que nous avons encore ces deux documents, mêlés à des renseignements d'autre provenance, dans les deux premiers évangiles, qui portent non sans raison le nom d'«Évangile selon Matthieu» et d'«Évangile selon Marc.»

Ce qui est indubitable, en tous cas, c'est que de très-bonne heure on mit par écrit les discours de Jésus en langue araméenne, que de bonne heure aussi on écrivit ses actions remarquables. Ce n'étaient pas là des textes arrêtés et fixés dogmatiquement. Outre les évangiles qui nous sont parvenus, il y en eut une foule d'autres prétendant représenter la tradition des témoins oculaires [23]. On attachait peu d'importance à ces écrits, et les conservateurs, tels que Papias, y préféraient hautement la tradition orale [24]. Comme on croyait encore le monde près de finir, on se souciait peu de composer des livres pour l'avenir; il s'agissait seulement de garder en son cœur l'image vive de celui qu'on espérait bientôt revoir dans les nues. De là le peu d'autorité dont jouissent durant cent cinquante ans les textes évangéliques. On ne se faisait nul scrupule d'y insérer des additions, de les combiner diversement, de les compléter les uns par les autres. Le pauvre homme qui n'a qu'un livre veut qu'il contienne tout ce qui lui va au cœur. On se prêtait ces petits livrets; chacun transcrivait à la marge de son exemplaire les mots, les paraboles qu'il trouvait ailleurs et qui le touchaient [25]. La plus belle chose du monde est ainsi sortie d'une élaboration obscure et complètement populaire. Aucune rédaction n'avait de valeur absolue. Justin, qui fait souvent appel à ce qu'il nomme «les mémoires des apôtres [26],» avait sous les yeux un état des documents évangéliques assez différent de celui que nous avons; en tous cas, il ne se donne aucun souci de les alléguer textuellement. Les citations évangéliques, dans les écrits pseudo-clémentins d'origine ébionite, présentent le même caractère. L'esprit était tout; la lettre n'était rien. C'est quand la tradition s'affaiblit dans la seconde moitié du II esiècle que les textes portant des noms d'apôtres prennent une autorité décisive et obtiennent force de loi.

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