George Martin - Le Donjon Rouge

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Le Donjon Rouge: краткое содержание, описание и аннотация

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Comment Lord Eddard Stark, seigneur de Winterfell, Main du Roi, gravement blessé par traîtrise, et par la même plus que jamais à la merci de la perfidie de la reine Cersei ou des imprévisibles caprices du despotique Roi Robert, aurait-il une chance d’échapper à la nasse tissée dans l’ombre pour l’abattre ?
Comment, armé de sa seule et inébranlable loyauté, cerné de toutes parts par d’abominables intrigues, pourrait-il à la fois survivre, sauvegarder les siens et assurer la pérennité du royaume ?
Comment ne serait-il pas voué à être finalement broyé dans un engrenage infernal, alors que Catelyn, son épouse, a mis le feu aux poudres en s’emparant du diabolique nain Tyrion, le frère de la reine ?
Si les hautes figures, les personnages émouvants et les monstres sadiques conservent dans LE DONJON ROUGE la place de choix qu’ils occupaient dans LE TRÔNE DE FER, ce sont surtout les femmes qui tiennent cette fois les premiers rôles : lionnes ou louves, amantes, épouses ou mères, jeunes filles en fleur innocentes ou rebelles, elles réservent à leurs seigneurs et maîtres, censés pourtant dominer la partie, les plus suaves et déchirantes surprises…

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Comme lord Tywin se dirigeait vers la sortie, les débris épars de la coupe crissèrent sous ses talons. « Un dernier détail. » Il se tenait déjà sur le seuil. « Tu n’emmènes pas ta pute à la Cour. »

Tyrion demeura figé à sa place bien après que son père se fut éclipsé. Puis il finit par regagner le nid douillet de sa soupente, en haut, sous la cloche. Tout bas qu’en était le plafond, mince inconvénient pour un nain. De la lucarne s’apercevait le gibet dressé dans la cour par son père. En bout de corde, animée par les soupirs intermittents de la brise nocturne, virait lentement la dépouille de l’aubergiste. Aussi décharnée, désormais, parcheminée, ténue, déchiquetée que les espérances des Lannister.

Avec des murmures ensommeillés, Shae roula vers lui quand il se posa sur le bord du matelas de plumes. Il glissa ses doigts sous la couverture, les reploya en coupe sur un sein soyeux, et elle ouvrit les yeux. « M’sire », dit-elle avec un sourire assoupi.

Quand il sentit s’ériger le téton, Tyrion la baisa au front. « Je mijote, ma toute douce, murmura-t-il, de t’emmener à Port-Réal. »

JON

La jument hennit tout bas quand il resserra la sangle. « Paix, ma belle », dit-il doucement en la flattant pour la rassurer. La bise bruissait dans l’écurie, lui soufflait au visage un froid de mort, mais il s’en fichait. Ses doigts roidis par les cicatrices avaient beau lui compliquer la tâche, il n’en arrima pas moins fermement son paquetage à l’arçon. « Fantôme ? chuchota-t-il, ici. » Et le loup fut là, prunelles de braise.

« Jon, je t’en prie. Il ne faut pas. Pas ça. »

Il se mit en selle, saisit les rênes et fit volter la bête face à la nuit. Samwell Tarly se dressait en travers du porche, avec sur l’épaule une pleine lune qui épiait. Il y gagnait une ombre portée formidable, gigantesque et noire.

« Tire-toi de là, Sam.

— Tu ne peux pas faire ça, Jon. Je ne te laisserai pas faire ça.

— J’aimerais mieux ne pas t’amocher, Sam. Gare-toi, ou je te passe sur le corps.

— Tu n’en feras rien. Il faut m’écouter. S’il te plaît… »

Jon enfonça les éperons, la jument bondit vers la porte. Un instant, Sam tint bon, la face aussi ronde et noire qu’était blême et ronde celle de la lune derrière lui, la bouche béante en O de stupéfaction, mais, à la dernière seconde, alors qu’ils étaient déjà quasiment sur lui, sautilla de côté, comme l’avait escompté Jon, trébucha, tomba, la jument s’enleva par-dessus l’obstacle, et la nuit, droit devant, l’engloutit.

Jon releva le capuchon de son gros manteau et lâcha la bride. Châteaunoir reposait dans le plus grand silence quand il en sortit, Fantôme courant sur son flanc. Derrière, bien sûr, des hommes veillaient, sur le Mur, mais les yeux fixés vers le nord et non vers le sud, Personne ne le verrait partir, personne n’était au courant, personne, hormis Sam qui, dans les vieilles écuries, devait être en train de se ramasser. Pourvu que sa chute ne l’eût pas esquinté. Bien capable, avec sa corpulence et sa gaucherie, de s’être cassé un poignet. Ou foulé la cheville rien qu’en se rangeant. « Je l’avais prévenu ! grogna-t-il tout haut. Puis ce n’étaient pas ses oignons. » Tout en galopant, il ployait et déployait sa main brûlée. Elle lui faisait encore mal, mais la suppression des bandages lui procurait une vraie jouissance.

De part et d’autre du ruban sinueux à quoi se réduisait la route royale dans les parages, la lune argentait les collines. S’éloigner le plus possible avant que l’on constate son départ, voilà ce qu’il convenait de faire. Quitte à abandonner la route dès le lendemain et à couper à travers champs, bois et cours d’eau pour mieux semer ses poursuivants, la célérité, pour l’heure, primait la ruse. Et d’autant plus qu’ils auraient moins de peine à deviner sa destination.

Le Vieil Ours se levant invariablement dès le point du jour, il avait jusqu’à l’aube pour interposer le plus grand nombre de lieues possible entre le Mur et lui. Jusqu’à l’aube…, si Sam ne le trahissait pas. Si son sens du devoir et ses maudites frousses ne l’emportaient pas sur son affection véritablement fraternelle. Qu’on l’interrogeât seulement, et il avouerait tout. Mais de là à l’imaginer capable d’aller braver les gardes apostés devant la tour du Roi pour les sommer de réveiller Mormont, non, sûrement pas.

Non. C’est lorsque Mormont se serait lassé d’attendre en vain son petit déjeuner qu’il l’enverrait chercher. On trouverait alors la cellule vide et, sur le grabat, bien en évidence, Grand-Griffe. Il avait eu bien assez de mal à la laisser là, mais il n’était pas si perdu d’honneur qu’il pût l’emporter. Même un Jorah Mormont, au moment de fuir, y avait répugné. Nul doute que lord Mormont, se persuadait-il, finirait par découvrir plus digne de la porter. Mais penser au vieil homme le chagrinait. Sa désertion, il le savait, mettrait du gros sel sur la plaie toujours à vif de l’opprobre du fils. Une manière bien misérable de récompenser sa confiance, mais qu’y faire ? Comment qu’il s’y prît, il avait en permanence l’impression de trahir quelqu’un…

Même à présent, où il doutait de suivre la voie de l’honneur. Les choses étaient autrement plus simples pour les gens du sud. Ils avaient leurs septons pour les écouter, les conseiller, prononcer : « Les dieux veulent ceci cela, par ici par là se situe la frontière entre bien et mal. » Tandis qu’en adorant les anciens dieux, les dieux sans nom, les Stark pouvaient toujours interroger les arbres-cœur. Si tant était qu’ils entendissent, les arbres-cœur ne répondaient pas.

Quand la distance eut effacé les derniers feux de Châteaunoir, il mit la jument au pas. Il avait devant lui un fameux voyage et elle seule pour l’effectuer. S’il souhaitait pouvoir, en chemin, la troquer contre une monture fraîche dans quelque fortin ou hameau de rencontre, mieux valait qu’elle demeurât présentable.

Il lui faudrait aussi, et vite fait, se changer – c’est-à-dire, selon toute probabilité, voler de nouveaux vêtements… Noir était tout ce qu’il portait : depuis le cuir de ses cuissardes, la bure de ses braies et de sa tunique, le cuir de son justaucorps sans manches et le lainage épais de son manteau jusqu’aux fourreaux taupés de sa dague et de son épée, sans compter la maille de la coiffe et du haubert planqués dans les fontes. Qu’on le capturât et, de pied en cap, tout le condamnait à mort. Et il n’était, au nord du Neck, trou si perdu que l’arrivée d’un étranger en noir n’y éveillât instantanément la curiosité générale et la suspicion. Sitôt envolés les corbeaux de mestre Aemon, nulle part Jon ne serait en sécurité. Pas même à Winterfell. Bran inclinerait peut-être à le recevoir, mais le bon sens de mestre Luwin prévaudrait, qui, comme de juste, n’entrebâillerait pas seulement les portes pour crier : « Passe ton chemin ! » Winterfell ? folie même que d’y songer…

Mais le spectre du château surgit, net comme de la veille, avec ses hauts murs de granit, les senteurs complexes : fumée, chien mouillé, rôts…, de la grande salle, et la loggia de Père, et sa propre chambre dans l’échauguette. Toute une partie de son être n’aspirait à rien tant qu’à savourer de nouveau le rire de Bran, déguster l’une des tourtes bœuf-et-jambon de Gage, entendre Vieille Nan ressasser ses contes, l’écouter narrer Florian l’Idiot et les enfants de la forêt.

Mais il n’avait pas quitté le Mur dans ce but ; il l’avait quitté parce qu’il demeurait, contre vents et marées, le fils de Père et le frère de Robb. Le don d’une épée, fut-elle aussi belle que Grand-Griffe, ne l’avait point métamorphosé en Mormont. Pas davantage n’était-il Aemon Targaryen. A trois reprises, le vieillard avait dû choisir et, à trois reprises, choisi l’honneur ? libre à lui. Puis comment savoir s’il était resté par lâcheté, par faiblesse, ou par courage, par loyauté ? Jon se le demandait encore. Du moins comprenait-il fort bien ce que le mestre avait voulu dire quant au tourment de choisir ; il ne le comprenait que trop.

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