Terry Pratchett - Les petits dieux

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Or il advint qu’en ce temps-là le grand dieu Om s’adressa à Frangin, l’Elu : “Psst !” Frangin s’arrêta au milieu d’un coup de binette et fit du regard le tour du jardin du temple. “Pardon ?” lança-t-il. C’était une belle journée de printemps prime. Les moulins à prière tournaient joyeusement dans le vent qui tombait des montagnes. En altitude, un aigle solitaire décrivait des cercles. Frangin haussa les épaules et retourna à ses melons. Le grand dieu Om s’adressa derechef à Frangin l’Elu : “T’es sourd, mon gars ?” Une lourde responsabilité attend le jeune novice : prévenir une guerre sainte. Car il est des hérétiques, voyez-vous, pour prétendre, contrairement au dogme de l’Eglise, que le monde est plat et qu’il traverse l’univers sur le dos d’une immense tortue…

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Frangin écouta.

Maître des novices, frère Nonroid n’était pas le maître des novices. Seulement celui du groupe dont faisait partie Frangin. Il y en avait d’autres. Quelqu’un dans la Citadelle savait peut-être combien. Il existait quelqu’un quelque part dont le boulot était de tout savoir.

La Citadelle occupait tout le cœur de la ville de Kom, dans les régions comprises entre les déserts de Klatch et les plaines et jungles des terres d’Howonda. Elle s’étendait sur des kilomètres. Ses temples, églises, écoles, dortoirs, jardins et tours qui poussaient dans et à côté les uns des autres donnaient l’impression qu’un million de termites s’efforçaient de bâtir leur termitière en même temps.

Lorsque le soleil se leva, il se réfléchit comme un feu ardent sur les portes du temple central. Des portes de bronze de plus de trente mètres de haut. Qui affichaient, en lettres d’or enchâssées dans du plomb, les Commandements. Dont le nombre s’élevait à ce jour à cinq cent douze, et nul doute que le prochain prophète apporterait lui aussi sa contribution.

Le reflet embrasé du soleil éclaira les dizaines de milliers de fidèles à tous crins qui peinaient en dessous pour la plus grande gloire du grand dieu Om.

Personne, sûrement, n’en connaissait les effectifs. Dans certains domaines, on atteint comme ça des seuils critiques. Il n’y avait en tout cas qu’un seul cénobiarche, le cémoi suprême. Pas de doute là-dessus. Et six archiprêtres. Et trente cémois inférieurs. Puis des centaines d’évêques, de diacres, sous-diacres et prêtres. Puis autant de novices que de rats dans un entrepôt de grain. Et des artisans, des éleveurs de taureaux, des bourreaux, des prêtresses à bacchantes…

Quel que soit son talent, chacun avait sa place dans la Citadelle.

Pour qui manifestait celui de poser les mauvaises questions ou de perdre de bonnes guerres, cette place risquait d’être la fournaise purificatrice ou le puits de justice de la Quisition.

Une place pour chacun. Et chacun à sa place.

Le soleil cognait à rayons raccourcis sur le jardin du temple.

Le grand dieu Om restait autant que possible dans l’ombre des feuilles de melon. Il se trouvait sûrement en sécurité ici, entre ces murs, entouré des tours de prières, mais on n’est jamais trop prudent. Il avait eu de la chance une fois, mais il ne fallait pas trop s’attendre à ce que ça se renouvelle.

L’ennui, quand on est un dieu, c’est qu’on n’a personne à qui adresser ses prières.

Il se lança dans une reptation décidée vers le vieil homme qui pelletait du fumier jusqu’à ce qu’il s’estime, après beaucoup d’efforts, à portée d’oreille.

Il lui parla en ces termes :

« Hé, toi ! »

Pas de réponse. Rien ne donnait même à penser qu’on l’avait entendu.

Om perdit patience et changea Lou-tsé en simple ver dans le cloaque le plus profond de l’enfer, puis enragea encore davantage en voyant que le vieillard poursuivait tranquillement son pelletage.

« Que les démons de l’infini remplissent tes os de soufre ! » hurla-t-il.

Ce qui ne fit guère de différence.

« Vieux con sourdingue », marmonna le grand dieu Om.

Peut-être existait-il pourtant une personne au courant de tout ce qu’il fallait savoir sur la Citadelle. On en trouve toujours une qui rassemble les renseignements, non par passion mais à la manière d’une pie qui ramasse tout ce qui brille ou d’un trichoptère qui récupère de petits morceaux de brindilles et de cailloux. Et on en trouve toujours une qui se sent le devoir d’accomplir les tâches dont personne n’a envie de se charger ou dont personne n’a même connaissance.

Le troisième détail qu’on remarquait chez Vorbis, c’était sa taille. Il dépassait largement le mètre quatre-vingts mais pas l’épaisseur d’un clou, comme une figurine qu’un gamin aurait modelée en argile selon des proportions normales avant de l’étendre au rouleau.

Le second détail qu’on remarquait chez Vorbis, c’était ses yeux. Ses ancêtres venaient d’une tribu au fin fond du désert dont l’évolution avait pourvu les membres d’yeux sombres – pas uniquement de pupilles sombres, mais de globes oculaires presque noirs. On avait en conséquence beaucoup de mal à dire où il regardait. C’était comme s’il portait des lunettes de soleil sous la peau.

Mais le premier détail qu’on remarquait, c’était son crâne.

Le diacre Vorbis était chauve à dessein. Dès leur ordination, la plupart des ecclésiastiques se laissaient pousser crinières et barbes où une chèvre se serait perdue. Mais Vorbis, lui, se rasait totalement. Il reluisait. Et l’absence de cheveux paraissait ajouter à son pouvoir. Il ne menaçait pas. Jamais. Il donnait seulement l’impression à tout le monde que son espace personnel rayonnait à plusieurs mètres autour de lui, et que l’importun qui l’approchait s’immisçait dans quelque chose d’important. Des supérieurs de cinquante ans ses aînés n’interrompaient le cours de ses pensées qu’en s’excusant.

Il était quasiment impossible de savoir à quoi il pensait, et personne ne le lui demandait jamais. Principale raison à ça : Vorbis dirigeait la Quisition, qui avait pour mission d’accomplir les tâches dont personne n’avait envie de se charger.

On ne demande pas à ce type d’individu à quoi il pense, au cas où il se retournerait tout doucement et répondrait : « À toi. »

Le poste le plus élevé qu’on pouvait occuper dans la Quisition était celui de diacre, une règle instituée des siècles plus tôt afin d’empêcher cette branche de l’Église de se sentir un jour les chevilles enfler dans ses souliers [2] Du genre brodequins taille universelle à vis réglables. . Mais avec son esprit, s’accordait-on à dire, Vorbis aurait pu facilement se hisser au rang d’archiprêtre, voire de cémoi.

Le diacre ne s’intéressait pas à de telles fadaises. Il connaissait son destin. Le dieu lui-même ne le lui avait-il pas appris ?

« Voilà, fit frère Nonroid en tapotant l’épaule de Frangin. Je suis sûr que tu y verras plus clair désormais. »

Frangin sentit qu’on attendait de plus une réponse précise.

« Oui, maître, dit-il. J’en suis sûr.

— … sûr. C’est ton devoir sacré de résister aux voix en toutes occasions, poursuivit Nonroid sans cesser de tapoter l’épaule du novice.

— Oui, maître. Je résisterai. Surtout si elles me demandent de faire les choses dont vous m’avez parlé.

— … parlé. Bien. Bien. Et si tu les entends encore, que feras-tu ? Mmm ?

— Je viendrai vous le dire, répondit consciencieusement Frangin.

— … vous le dire. Bien. Bien. Voilà ce que j’aime entendre. Voilà ce que je répète à tous mes garçons. Rappelez-vous que je suis toujours là pour résoudre les petits problèmes qui pourraient vous embêter.

— Oui, maître. Je peux retourner au jardin, maintenant ?

— … maintenant. Je le crois. Je le crois. Et plus de voix, tu m’entends ? » Nonroid agita un doigt de la main qui ne tapotait pas l’épaule de Frangin. Une joue se crispa.

« Oui, maître.

— Qu’est-ce que tu faisais dans le jardin ?

— Je binais les melons, maître, répondit Frangin.

— Les melons ? Ah. Les melons, fit lentement Nonroid. Les melons. Les melons. Ma foi, voilà qui explique bien des choses, évidemment. »

Une paupière tressauta follement.

Il n’y avait pas que le grand dieu qui parlait à Vorbis au fin fond de son cerveau. Tout le monde parlait à un exquisiteur, tôt ou tard. Ce n’était qu’une question de résistance.

Vorbis ne descendait pas souvent regarder travailler les inquisiteurs ces temps-ci. Les exquisiteurs n’y étaient pas obligés. Il envoyait des instructions, il recevait des comptes rendus. Mais des circonstances particulières méritaient une attention particulière.

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