Terry Pratchett - Les petits dieux

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Or il advint qu’en ce temps-là le grand dieu Om s’adressa à Frangin, l’Elu : “Psst !” Frangin s’arrêta au milieu d’un coup de binette et fit du regard le tour du jardin du temple. “Pardon ?” lança-t-il. C’était une belle journée de printemps prime. Les moulins à prière tournaient joyeusement dans le vent qui tombait des montagnes. En altitude, un aigle solitaire décrivait des cercles. Frangin haussa les épaules et retourna à ses melons. Le grand dieu Om s’adressa derechef à Frangin l’Elu : “T’es sourd, mon gars ?” Une lourde responsabilité attend le jeune novice : prévenir une guerre sainte. Car il est des hérétiques, voyez-vous, pour prétendre, contrairement au dogme de l’Eglise, que le monde est plat et qu’il traverse l’univers sur le dos d’une immense tortue…

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« Que proposez-vous ? demanda-t-il.

— Le Conseil veut parlementer avec Éphèbe, répondit Drunah. Vous savez que je dois m’occuper d’une délégation qui va partir demain.

— Combien de soldats ? fit Vorbis.

— Seulement des gardes du corps. On nous a garanti la sécurité, après tout, dit Fri’it.

— “On nous a garanti la sécurité” », répéta Vorbis. On aurait dit qu’il proférait une longue malédiction. « Et une fois chez eux… ? »

Fri’it aurait voulu dire : J’ai parlé au commandant de la garnison éphébienne et je le crois homme d’honneur, même s’il reste évidemment un infidèle méprisable plus insignifiant qu’un ver de terre. Mais il sentait malavisé de donner ce genre d’explication à Vorbis.

Il opta pour : « Nous serons sur nos gardes.

— Pouvons-nous les surprendre ? »

Fri’it hésita. « Nous ?

— Je prendrai la tête du détachement », fit Vorbis. Il échangea un regard furtif avec le secrétaire. « Je… J’aimerais m’absenter quelque temps de la Citadelle. Histoire de changer d’air. D’un autre côté, il ne faut pas donner aux Ephébiens l’impression qu’ils méritent les attentions d’un dignitaire de l’Église. Je réfléchissais à diverses possibilités, si jamais on nous provoquait… »

Les craquements nerveux des doigts de Fri’it ressemblaient à des claquements de fouet.

« Nous leur avons donné notre parole…

— Pas de trêve avec les incroyants, trancha Vorbis.

— Mais des questions pratiques se posent, objecta Fri’it aussi sèchement qu’il l’osait. Le palais d’Éphèbe est un labyrinthe. Je le sais. Il est truffé de pièges. Personne n’y entre sans guide.

— Il y entre comment, le guide ? demanda Vorbis.

— Je suppose qu’il se guide tout seul, répondit le général.

— D’après mon expérience, il existe toujours un autre accès, dit Vorbis. Pour entrer n’importe où, il existe toujours un autre accès. Que le dieu nous montrera quand il le jugera bon, soyons-en sûrs.

— Tout serait évidemment plus facile en cas d’instabilité à Éphèbe, dit Drunah. La ville abrite certains… éléments.

— Et ce serait la porte ouverte sur l’ensemble de la côte sens direct.

— Ben…

— Le Jolh, puis Tsort », fit Vorbis.

Drunah s’efforça de ne pas regarder l’expression de Fri’it.

« C’est notre devoir, reprit Vorbis. Notre devoir sacré. N’oublions pas le pauvre frère Colvert. Il était seul et désarmé. »

Les sandales démesurées de Frangin claquaient avec une obstination de mules sur les dalles du corridor qui menait à la cellule austère de frère Nonroid.

Il s’ingéniait mentalement à trouver des formulations. Maître, il y a une tortue qui dit… Maître, une tortue veut… Maître, vous savez quoi ? J’ai entendu une tortue dans le carré de melons qui…

Frangin n’aurait jamais osé se prendre pour un prophète, mais il avait une idée assez précise quant à l’issue d’une entrevue qui commencerait de cette façon-là.

Nombre de ses contemporains le tenaient pour un imbécile. Il en avait l’air, depuis sa figure ronde et franche jusqu’à ses pieds en canard et ses chevilles cagneuses. Il avait aussi la manie de remuer les lèvres quand il réfléchissait dur, comme s’il répétait chaque phrase. Ceci parce que c’était exactement ce qu’il faisait. La réflexion ne venait pas facilement à Frangin. La plupart des gens réfléchissent par automatisme, les pensées leur dansent dans le cerveau comme de l’électricité statique dans un nuage. Du moins, c’est ce qu’il lui semblait. Alors que lui devait construire ses pensées morceau par morceau comme on élève un mur. Une courte existence à essuyer des moqueries sur son corps en barrique et ses pieds qui donnaient l’impression de vouloir partir dans des directions opposées l’avait doté d’une forte tendance à peser minutieusement toutes ses paroles.

Frère Nonroid se tenait à plat ventre par terre devant une statue d’Om piétinant l’impie, les doigts dans les oreilles. Les voix le harcelaient une fois de plus.

Frangin toussa. Il toussa encore.

Frère Nonroid leva la tête.

« Frère Nonroid ? fit Frangin.

— Quoi ? »

Frère Nonroid se déboucha les oreilles.

« Oui ? lança-t-il avec irritation.

— Hum. Il y a quelque chose que vous devriez voir. Dans le… Dans le jardin. Frère Nonroid ? »

Le maître des novices se mit sur son séant. La figure rouge de Frangin trahissait l’inquiétude.

« Comment ça ? demanda le maître des novices.

— Dans le jardin. C’est dur à expliquer. Hum. J’ai trouvé… d’où venaient les voix, frère Nonroid. Vous avez dit qu’il fallait être sûr et vous prévenir. »

Le vieux prêtre lança un regard pénétrant au novice. Mais s’il existait une personne dépourvue de ruse ou de toute espèce de subtilité, c’était bien Frangin.

La peur est un terreau singulier. L’obéissance y pousse comme du blé, lequel croît en rangs où le désherbage est aisé. Mais il y pousse parfois les pommes de terre de la méfiance, lesquelles se développent sous terre.

La Citadelle s’étendait loin sous terre. On y trouvait les puits et les tunnels de la Quisition. Des caves et des égouts, des chambres oubliées, des culs-de-sac, des espaces derrière d’anciens murs, même des cavernes naturelles dans le soubassement rocheux.

C’était une de ces cavernes. De la fumée montait du feu allumé en son centre, s’échappait par une fissure du plafond puis par un dédale d’innombrables cheminées et puits de lumière plus haut.

Une douzaine de silhouettes se découpaient parmi les ombres dansantes. Affublées de capuchons grossiers au-dessus de vêtements indéfinissables : tenues rudimentaires composées de guenilles, faciles à brûler après la réunion afin que les doigts fureteurs de la Quisition ne découvrent rien de compromettant. Des détails dans la démarche de la plupart d’entre elles évoquaient des hommes habitués à porter les armes. D’autres indices ici et là venaient confirmer cette impression. Une attitude. Une façon de parler.

Un mur s’ornait d’un dessin. Vaguement ovale, pourvu de trois petites extensions au sommet – celle du milieu légèrement plus grosse que ses voisines – et trois en dessous – celle du milieu légèrement plus longue et plus pointue. Le dessin enfantin d’une tortue.

« Évidemment, il va se rendre à Éphèbe, dit un masque. Il ne va pas s’en priver. Il va lui falloir endiguer le fleuve de la vérité à la source.

— Nous devons écoper tout ce que nous pouvons, alors, fit un autre masque.

— Il faut tuer Vorbis !

— Pas à Éphèbe. Le moment venu, il faudra que ça se passe ici. Ainsi tout le monde saura. Quand nous serons assez forts.

— Serons-nous un jour assez forts ? » demanda un masque. Celui qui le portait se faisait craquer nerveusement les doigts.

« Même les paysans savent que quelque chose va mal. On n’arrête pas la vérité. Endiguer le fleuve de la vérité ? Il reste quand même de grosses fuites. N’avons-nous pas découvert le sort de Colvert ? Hah ! Tué à Éphèbe, d’après Vorbis.

— L’un de nous doit aller à Éphèbe sauver le Maître. S’il existe vraiment.

— Il existe. Son nom figure sur le livre.

— Honorbrachios. Un nom curieux. Il signifie Bras-d’honneur, vous savez.

— Ils doivent l’honorer à Éphèbe.

— Il faut le ramener chez nous si possible. Ainsi que le Livre. »

Un des masques paraissait hésitant. Ses doigts craquèrent à nouveau.

« Mais est-ce que le peuple se rassemblera derrière… un livre ? Il faut au peuple davantage qu’un livre. Ce sont des paysans. Ils ne savent pas lire.

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