Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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Aucun de ces sacs à branchies ne portait d’identification tribale ; ils échouaient sur la plage, par milliers, à chaque marée haute, nés organiquement de la mer. Les Atlantéens, Nippons et autres supposaient chacun qu’ils émanaient de leur propre tribu. Mais beaucoup décelaient un rapport entre ces objets et les rumeurs insistantes courant sur la princesse Nell et ces fameux tunnels déployés sous les vagues. Tous ceux-là se déplacèrent vers le milieu de la côte de Pudong, où l’on avait concentré les tribus les plus faibles, les plus minuscules, celles des doux dingues. Cette contraction de la ligne défensive devint inévitable à mesure que fondaient les effectifs de défenseurs pour cause d’évacuation. Les frontières entre tribus devinrent instables et finirent par se dissoudre : dès le cinquième jour de siège, les barbares étaient tous devenus fongibles et ne formaient plus qu’une masse indifférenciée de plusieurs dizaines de milliers d’individus, parqués à l’extrême pointe de la péninsule de Pudong, dans une zone à peine plus large que deux ou trois pâtés de maisons. Plus loin, c’étaient les réfugiés chinois, en majorité des individus fortement attachés à la République côtière, qui savaient qu’ils ne réussiraient jamais à se fondre dans le Céleste Empire. Ceux-là n’osaient pas envahir le camp de réfugiés, qui étaient toujours puissamment armés, mais en avançant centimètre par centimètre sans jamais reculer, ils faisaient insensiblement décroître le périmètre, tant et si bien que bon nombre de barbares finirent par se retrouver dans l’océan jusqu’aux genoux.

La rumeur se répandit alors que la princesse Nell avait un sorcier et conseiller du nom de Carl, qui était un beau jour sorti de nulle part, sachant presque tout ce que la princesse Nell savait, plus quelques autres choses qu’elle ne savait pas. Toujours selon la rumeur, cet homme avait en sa possession un certain nombre de clefs magiques qui leur conféraient, à lui et à la princesse, le pouvoir de parler aux Tambourinaires qui vivaient sous les vagues.

À l’aube du septième jour, la princesse Nell entra, nue, dans l’océan, disparut sous les vagues rosies par le levant et ne revint jamais. Carl la suivit une minute plus tard, même si, contrairement à la princesse, il avait pris la précaution de se munir d’un sac à branchies. Puis, tous les barbares s’enfoncèrent à leur suite dans l’océan, laissant leurs habits crasseux épars sur la plage et abandonnant au Céleste Empire la dernière parcelle de sol chinois qu’ils détenaient encore. Tous s’avancèrent dans les flots jusqu’à ce que leur tête disparaisse. L’arrière-garde était formée des derniers éléments de l’Armée des souris, qui chargèrent, nues, dans les vagues, se tenant pour former un assemblage flottant qui dériva lentement vers le large, emportant les quelques malades et blessés sur ces radeaux de fortune. Le pied de la dernière fille avait à peine quitté la grève que l’extrémité de la péninsule était déjà revendiquée par un homme à la taille ceinte d’un bandeau rouge, qui s’arrêta sur la plage, riant à gorge déployée en songeant que désormais l’Empire du Milieu était enfin redevenu un pays à part entière.

Le dernier diable étranger à quitter l’Empire du Milieu fut un gentleman victorien blond aux yeux gris, qui demeura quelques instants au milieu du ressac pour contempler Pudong derrière lui, avant de se retourner et poursuivre sa descente. Quand la mer s’apprêta à le recouvrir, il souleva son chapeau melon qui continua à flotter sur les vagues durant plusieurs minutes, tandis que les Chinois faisaient sauter des pétards sur la plage et que de petits fragments d’emballage en papier rouge dérivaient sur la mer comme autant de pétales couleur cerise.

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Lors d’une de ses incursions dans les vagues, Nell avait rencontré un homme – un Tambourinaire – qui était remonté à la nage des profondeurs, entièrement nu, à l’exception de son sac à branchies. Elle aurait dû s’en étonner ; au lieu de cela, elle avait su qu’il venait de là avant même de le voir et, quand il s’approcha d’elle, elle sentit dans son esprit se produire des choses venues de l’extérieur. Il y avait dans son cerveau un élément qui lui permettait d’être connectée aux Tambourinaires.

Nell avait élaboré un certain nombre de plans généraux en demandant à ses ingénieurs de travailler dessus, et ces derniers les avaient transmis à Carl, qui les avait à son tour confiés à un MC portatif en état de marche installé dans le camp néo-atlantéen, pour y compiler un petit système capable d’examiner et de manipuler les appareils nanotechnologiques.

Dans l’obscurité, des points lumineux crépitaient sous la peau de Nell, comme des balises aériennes dans le ciel nocturne. Ils en raclèrent un à l’aide d’un scalpel afin de l’examiner. Ils trouvèrent des éléments similaires dans sa circulation sanguine et comprirent aussitôt qu’elle avait dû être infectée lors de son viol. Il était clair que ces lumignons clignotants dans sa peau étaient des signaux adressés aux tiers, de l’autre côté du golfe qui sépare chacun de nous de ses voisins.

Carl ouvrit un des objets trouvés dans le sang de Nell et trouva à l’intérieur un circuit logique à barrettes accompagné d’une mémoire à bandes contenant plusieurs giga-octets de données. Ces dernières étaient divisées en plusieurs blocs, chacun crypté de manière différente. Carl essaya toutes les clefs fournies par John Percival Hackworth et découvrit que l’une d’elles – la clef personnelle de ce dernier – décryptait certains des blocs. Quand il en examina le contenu décodé, il constata qu’il s’agissait de fragments des plans d’un appareil nanotechnologique non défini.

Ils soumirent plusieurs volontaires à des prélèvements sanguins et découvrirent que l’un d’eux avait également dans son sang des éléments analogues. Quand ils en rapprochaient deux, ils se verrouillaient en utilisant une liaison par lidar et profitaient de cette étreinte pour échanger des données et accomplir une sorte de calcul qui dégageait une forte chaleur résiduelle.

Ces nanomachines vivaient dans le sang de l’homme comme des virus et se transmettaient d’un individu à l’autre au cours des rapports sexuels ou lors d’échanges de fluides corporels ; c’étaient en fait des paquets de données intelligents, analogues à ceux qui parcouraient les réseaux médiatiques, et en s’accouplant dans la circulation sanguine, ils formaient un vaste système de communication organique, parallèle et sans doute lié à l’autre Réseau minéral à base, lui, de fibres optiques et de fils de cuivre. Comme le Réseau minéral, le Réseau organique pouvait être utilisé pour le calcul – pour faire tourner des programmes. Et il était désormais clair que John Percival Hackworth s’en servait précisément dans ce but, pour exécuter en mode parallèle un vaste programme écrit par lui. Il était en train de concevoir quelque chose.

« Hackworth est l’Alchimiste, dit Nell, et il se sert du Réseau organique pour concevoir la Graine. »

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Cinq cents mètres au large, les tunnels commençaient. Certains devaient être là depuis de nombreuses années, car ils étaient rugueux comme l’écorce des arbres, incrustés d’algues et de palourdes. Mais il était manifeste que, au cours des derniers jours, ils avaient fourché et bifurqué en se développant de manière organique, comme des racines à la recherche d’humidité ; de nouvelles tubulures avaient perforé la couche incrustée pour remonter la pente vers la grève, tout en se divisant et se subdivisant de manière à offrir aux réfugiés un grand nombre d’orifices d’accès. Ces pousses se terminaient par des lèvres qui saisissaient les gens et les aspiraient, un peu à la manière d’une trompe d’éléphant, avalant les réfugiés avec un minimum d’eau de mer. Les parois intérieures des tunnels étaient bordées d’images médiatroniques invitant ces derniers à s’enfoncer vers les abysses ; ils avaient sans cesse l’impression qu’un espace tiède, sec et bien éclairé les attendait, juste un peu plus bas. Mais la lumière avançait avec eux, tant et si bien qu’ils étaient attirés vers le fond des tunnels par une sorte de mouvement péristaltique. Les réfugiés débouchèrent ainsi dans le boyau principal, le plus ancien, tout incrusté, et continuèrent leur progression, désormais rassemblés en foule compacte, jusqu’au moment où ils furent dégorgés dans une vaste cavité ouverte bien loin sous la surface de l’océan. Ils y trouvèrent des vivres et de l’eau potable et se restaurèrent aussitôt goulûment.

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