Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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S’il n’avait pas eu les yeux bleus et mesuré un mètre quatre-vingt quinze, il aurait sans doute essayé de se grimer en Chinois pour se glisser jusqu’aux quais, et cela n’aurait sans doute pas marché. Il fouilla dans la penderie et sortit son grand pardessus, qui lui battait presque les chevilles. Il était à l’épreuve des balles et des projectiles nanotech.

Il y avait dans ses bagages un étui allongé qu’il avait posé sur l’étagère sans l’ouvrir. Ayant entendu parler de désordres, il avait pris la précaution d’apporter avec lui ces reliques : un fusil à pompe de calibre 44 à culasse gravée, équipé d’une lunette de visée optique et, ultime recours, un revolver Colt. C’étaient des armes inutilement prestigieuses, mais il s’était depuis longtemps débarrassé de toutes celles qui étaient dénuées de valeur historique ou artistique.

Deux détonations retentirent à l’intérieur de l’immeuble, tout près de sa chambre. Bientôt, on frappa à sa porte. Carl s’enveloppa dans son pardessus, au cas où l’intrus se déciderait de tirer à travers le battant, puis il jeta un œil par le judas. À sa surprise, il découvrit un gentleman anglo-saxon à cheveux blancs et moustache en guidon de vélo, qui tenait un semi-automatique. Carl l’avait rencontré la veille au bar de l’hôtel ; il essayait de régler une vague affaire avant la chute de Shanghai.

Il ouvrit la porte. Les deux hommes se dévisagèrent brièvement. « On pourrait croire qu’on est venus assister à un congrès d’amateurs d’armes de collection, marmonna le gentleman dans sa moustache. Dites, je suis affreusement désolé de vous déranger ainsi, mais j’ai pensé qu’il vous intéresserait de savoir que l’hôtel est truffé de Poings. » Il indiqua le corridor avec le canon de son arme. Carl glissa la tête dehors et découvrit le cadavre d’un chasseur étendu devant une porte ouverte, tenant encore en main un long coutelas.

« Il se trouve que j’étais déjà levé, répondit Carl Hollywood, et que j’envisageais d’aller faire un tour sur les quais. Ça vous dit de m’accompagner ?

— Avec plaisir. Colonel Spence, des Forces royales interarmes. En retraite.

— Carl Hollywood. »

Pendant la descente de l’escalier d’incendie, Spence tua deux autres employés de l’hôtel qu’il avait, sur des indices pour le moins ambigus, identifiés comme des rebelles. Dans l’un et l’autre cas, Carl était resté sceptique jusqu’à ce que Spence ouvre leur chemise et révèle la ceinture écarlate cachée dessous. « Ce n’est pas qu’ils appartiennent réellement à leur bande, expliqua Spence sur un ton jovial. C’est simplement que, lorsque les Poings débarquent, ce genre de bêtise devient terriblement à la mode. »

Après avoir échangé quelques blagues forcées sur l’intérêt ou non de régler leur note avant de partir et sur le montant du pourboire à donner au chasseur qui vous tombe sur le râble avec un couteau à découper, ils estimèrent d’un commun accord qu’il était sans doute plus sûr de s’éclipser par les cuisines. Une demi-douzaine de cadavres de Poings jonchaient le sol, le corps lacéré de marques d’emporte-pièce. Parvenus à la porte, ils trouvèrent deux autres clients de l’hôtel, des Israéliens, qui les fixaient avec ce regard figé qui trahit l’existence d’un pistocrâne. Quelques secondes après, ils étaient rejoints par deux conseillers de gestion zoulous qui étaient munis de longues perches télescopiques à l’extrémité desquelles étaient fixées des nanolames et grâce auxquelles ils détruisaient toutes les appliques lumineuses sur leur passage. Il fallut à Carl une minute pour prendre la mesure de leur plan : tous s’apprêtaient à déboucher dans une ruelle sombre et ils auraient besoin de leur vision nocturne.

La porte se mit à trembler dans son chambranle et à résonner de coups violents. Carl s’avança pour regarder par le judas : c’étaient deux espèces de loubards qui l’attaquaient à la hache d’incendie. Il s’écarta, décrocha le fusil de son épaule, chargea un projectile et tira au travers du battant, en visant à côté des ados. Les coups cessèrent brusquement, puis ils entendirent le tintement d’une lame heurtant le pavé.

L’un des Zoulous ouvrit la porte d’un coup de pied et bondit dans la ruelle, en faisant décrire à sa lance un large cercle aussi meurtrier qu’un rotor d’hélicoptère, mais il ne réussit qu’à découper une poubelle sans faire de mal à personne. Quand Carl déboula dehors quelques secondes plus tard, il vit plusieurs jeunes loubards qui s’égaillaient au bout de l’impasse, en esquivant quelques douzaines de réfugiés, rôdeurs et badauds qui tous s’empressèrent de montrer du doigt le dos des fuyards, afin qu’il soit bien entendu que la seule raison de leur présence dans cette ruelle à cette heure nocturne était de tenir lieu plus ou moins d’îlotiers pour les visiteurs gwailo.

Sans avoir eu à se donner le mot, ces derniers improvisèrent une avance en formation, maintenant qu’ils avaient un peu plus de place pour évoluer : les Zoulous marchaient devant, faisant tournoyer leurs perches au-dessus de la tête et poussant une espèce de cri de guerre traditionnel propre à écarter de leur chemin la majorité des Chinois. L’un des juifs suivait, utilisant son pistocrâne pour abattre les Poings qui les chargeaient. Puis venait Carl Hollywood qui, compte tenu de sa taille et de son arme à feu, semblait avoir hérité de la tâche de reconnaissance et défense à longue portée. Enfin, le colonel Spence et l’autre Israélien fermaient la marche, avançant à reculons la plupart du temps.

Cela leur permit d’atteindre le bout de la ruelle sans trop d’encombre, mais c’était la partie la plus facile ; quand ils débouchèrent dans la rue principale, ils cessèrent d’être le point focal pour redevenir de simples poussières dans une tempête de sable. Le colonel Spence dut tirer en l’air presque un chargeur entier ; les détonations étaient quasiment inaudibles dans ce chaos, mais les traits de lumière jaillis du canon attirèrent suffisamment l’attention pour que les passants du voisinage immédiat s’écartent devant eux. Carl vit un des Zoulous commettre un acte fort regrettable avec sa longue pique et détourna vivement le regard ; puis il se dit que c’était la tâche des Zoulous d’ouvrir la voie et la sienne de se concentrer sur des menaces plus lointaines. Il tournait lentement sur lui-même tout en avançant, en tâchant d’ignorer les menaces immédiates pour mieux embrasser l’ensemble de la scène.

Ils étaient tombés dans un combat de rue complètement désorganisé entre les forces de la République côtière et les Poings de la juste harmonie, situation d’autant moins claire qu’une bonne partie des Côtiers avaient déserté en nouant des bouts de chiffon rouge autour de leurs manches d’uniforme, et qu’une bonne partie des Poings ne portaient aucune marque distinctive, et qu’enfin nombre d’autres individus qui n’avaient pas de préférence affichée profitaient de la situation pour piller les boutiques et se retrouvaient aux prises avec des vigiles ; par ailleurs, un certain nombre de pillards étaient eux-mêmes agressés par des bandes organisées.

Ils étaient sur la route de Nankin, une large artère qui filait droit vers le Bund et le Huangpu, bordée d’immeubles de trois et quatre étages, de sorte que de nombreuses fenêtres les dominaient, qui toutes pouvaient abriter un tireur embusqué.

Quelques-unes en abritaient effectivement, Carl s’en rendit compte, mais la plupart se canardaient mutuellement d’un côté à l’autre de la rue, et ceux qui tiraient vers le bas auraient aussi bien pu tirer sur n’importe qui. Carl vit un type équipé d’un fusil à visée laser vider à la file ses chargeurs dans la rue, et il reconnut que cela constituait un danger immédiat ; donc, pour l’heure, leur progression était momentanément arrêtée et, tandis que les Zoulous attendaient qu’une mêlée Côtiers contre Poings particulièrement acharnée trouve sa conclusion devant eux, Carl prit position, épaula son arme, visa et tira. Dans la vague lumière des torches et des feux s’élevant de la rue, il vit une gerbe de poussière jaillir de l’encadrement en pierre de la fenêtre, juste au-dessus de la tête du tireur embusqué. L’homme se recroquevilla, puis se mit à balayer la rue avec son laser, cherchant l’origine du tir.

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