Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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Nell recula d’un pas, rabaissa la pointe du couteau. L’homme portait l’uniforme d’un ouvrier d’entretien, et on l’avait manifestement arraché à ses activités pour lui confier les commandes de l’ascenseur. Celui que Nell venait de tuer, le type au bonnet de cuir noir, devait être un vague sous-officier de la rébellion qui ne pouvait se rabaisser à presser les boutons lui-même.

« Vous arrêtez pas ! montez ! montez ! » lui dit-elle en indiquant le plafond. La dernière chose qu’elle voulait, c’était qu’il arrête la cabine à l’étage de Madame Ping.

L’homme s’inclina rapidement plusieurs fois de suite, tripota son tableau de commande, puis se retourna vers Nell, avec un sourire reconnaissant.

En tant que citoyen de la République côtière employé dans les services, il connaissait quelques mots d’anglais, et Nell savait quelques mots de chinois. « En bas… des Poings ? demanda-t-elle.

— Beaucoup Poings.

— Rez-de-chaussée… Poings ?

— Oui. Beaucoup Poings rez-de-chaussée.

— La rue… Poings ?

— Poings, armée se battre dans la rue.

— Autour de cet immeuble ?

— Poings autour immeuble partout. »

Nell avisa le panneau de commande de l’ascenseur : quatre colonnes serrées de boutons, aux couleurs différentes selon l’affectation de chaque niveau : en vert, les commerces ; en jaune, les logements ; en rouge, les bureaux ; en bleu, les étages de service. La plupart de ces derniers étaient en sous-sol, mais il y en avait un, cinq niveaux avant le toit.

« Service d’entretien ? demanda-t-elle en l’indiquant.

— Oui.

— Poings, là-haut ?

— Non. Poings tous en bas. Mais Poings sur le toit !

— Allez à cet étage. »

Quand la cabine s’arrêta à cinq étages du sommet, Nell ordonna au machiniste de l’immobiliser, puis elle remonta sur son toit et détruisit les moteurs pour la bloquer sur place. Elle sauta sur le plancher de la cabine, en évitant de regarder les corps ou de sentir l’odeur de sang et d’autres fluides corporels qui l’avaient envahie et qui étaient en train de s’écouler par les portes ouvertes et de goutter dans la cage. Il ne faudrait pas longtemps avant que tout ceci soit découvert.

Elle avait toutefois un léger répit ; tout ce qu’il fallait, c’était décider comment l’employer. Le placard d’entretien de l’étage avait un compilateur de matière, analogue à celui qu’elle avait utilisé pour lui confectionner des armes, et elle savait qu’elle pourrait y compiler des explosifs pour piéger le palier. Mais les Poings avaient eux aussi leurs explosifs, et ils pouvaient fort bien régler la question en faisant sauter les derniers étages de l’immeuble.

D’ailleurs, ils étaient sans doute quelque part au sous-sol, dans un poste de commande, à surveiller le trafic sur le réseau d’Alim du bâtiment. Utiliser le MC risquait tout simplement de trahir sa position ; ils n’auraient qu’à couper l’Alim et monter tranquillement la cueillir.

Elle fit un rapide tour de l’étage pour évaluer ses ressources. Un coup d’œil par les baies panoramiques du bureau, lui permit de constater le nouvel état des lieux régnant dans les rues de Pudong : une bonne partie des gratte-ciel avaient été raccordés aux lignes d’Alim extérieures et se retrouvaient à présent plongés dans le noir, même si, par endroits, des flammes jaillissaient des fenêtres défoncées et jetaient une lueur primitive sur les rues trois cents mètres en contrebas. Ces édifices avaient été presque entièrement évacués, de sorte que les artères étaient encombrées d’une foule bien supérieure à leur capacité. L’esplanade jouxtant la tour où Nell se trouvait prisonnière avait été bouclée par un barrage de Poings et était relativement dégagée.

Elle trouva une pièce sans fenêtre équipée d’un mur médiatronique qui affichait un vertigineux collage d’images : fleurs, détails de cathédrales européennes et de temples shintoïstes, estampes de paysages chinois, photos agrandies d’insectes et de grains de pollen, divinités indiennes aux bras multiples, planètes et lunes du système solaire, motifs abstraits du monde islamique, graphes d’équations mathématiques, portraits de modèles des deux sexes. En dehors de cela, la pièce était vide, à l’exception d’une maquette du bâtiment qui se dressait au beau milieu, presque aussi grande que Nell. Le revêtement extérieur de la maquette était médiatronique, tout comme celui du bâtiment réel, et il reproduisait (du moins le supposa-t-elle), les images qui étaient en ce moment même affichées sur les façades de l’édifice : pour l’essentiel, des panonceaux publicitaires, même si quelques Poings avaient apparemment réussi à s’introduire pour les recouvrir de graffiti.

Nell avisa, posés sur le toit du modèle réduit, un stylet – en fait, une simple tige noire pointue à son extrémité – et une palette exhibant un disque chromatique et diverses autres commandes. Nell s’en empara, effleura de la pointe du stylet la zone verte du disque chromatique et l’appliqua ensuite à la surface de la maquette. Un trait lumineux vert apparut sur la trace du stylet, défigurant une publicité pour une compagnie aérienne.

Quelles que soient les initiatives qu’elle puisse prendre dans le peu de temps qui lui restait, il y avait une chose bien précise qu’elle pouvait faire ici, vite et bien. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais une intuition lui dictait que ce pourrait être utile ; à moins que ce soit une pulsion artistique, le besoin de créer une œuvre qui lui survivrait, ne fût-ce que quelques minutes. Elle commença donc par effacer tous les grands panneaux publicitaires des étages supérieurs du gratte-ciel. Puis elle traça un simple dessin au trait, en couleurs primaires : un écu bleu avec pour meubles un livre dessiné en rouge et blanc ; deux clefs jaune d’or entrecroisées ; et une graine marron. Elle commanda l’affichage de sa création sur les quatre façades de l’édifice, entre les cent et deux centièmes étages.

Puis elle réfléchit au meilleur moyen de s’évader de ces lieux. Peut-être y avait-il des aéronefs sur le toit. Il devait certainement y avoir des gardes, mais peut-être que par une combinaison de surprise et de furtivité, elle parviendrait à en venir à bout. Elle emprunta l’escalier d’incendie pour gagner l’étage supérieur, puis le suivant, et le suivant. Deux niveaux au-dessus, elle entendit les gardes postés sur le toit, qui bavardaient et jouaient au mah-jong. Loin en contrebas, elle entendait d’autres Poings en train de gravir l’escalier, volée après volée, à sa recherche.

Elle méditait sur sa prochaine action quand les gardes au-dessus d’elle furent brutalement interrompus par des ordres aboyés dans leurs émetteurs radio. Aussitôt, plusieurs Poings dévalèrent l’escalier au pas de charge, en poussant des cris surexcités. Nell, bloquée dans la cage, se prépara à les cueillir par surprise, mais, au lieu de cela, ils traversèrent au galop le dernier étage pour gagner le palier de l’ascenseur. En moins de deux minutes, une cabine était arrivée et les embarquait. Nell attendit quelques instants, aux aguets, sans parvenir à entendre le contingent qui approchait par en dessous.

Elle escalada les dernières volées de marches pour émerger enfin sur le toit de l’immeuble, soulagée à la fois par le contact de l’air pur et par la découverte que l’endroit était entièrement désert. Elle gagna le bord du toit et scruta la rue, presque huit cents mètres en contrebas. Dans les fenêtres obscures du gratte-ciel mort d’en face, elle apercevait l’image inversée du blason de la princesse Nell.

Au bout d’une minute ou deux, elle nota qu’un phénomène assimilable à une onde de choc était en train de descendre la rue tout en bas, progressant au ralenti, recouvrant un nouveau pâté de maisons toutes les deux minutes. Les détails étaient difficiles à distinguer à cette distance : il semblait s’agir d’un groupe de piétons parfaitement structuré, tous vêtus de la même tenue sombre, qui s’enfonçaient dans la cohue des réfugiés, chassant les barbares paniqués vers le barrage de Poings ou sur les côtés, dans les halls des immeubles abandonnés.

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