Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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Un cri perçant jaillit du cagibi.

La cloche de l’ascenseur retentit.

Elle entendit la porte du cagibi s’ouvrir à la volée, puis des pas précipités.

La porte de l’ascenseur s’ouvrit.

Une des filles surgit dans le hall, la vit et cria quelque chose aux autres avec un couinement de dauphin.

Nell pénétra dans la cabine, pressa le bouton rez-de-chaussée et maintint le doigt sur la touche de fermeture de la porte. La fille réfléchit un instant, puis s’avança pour retenir la porte. Plusieurs autres arrivaient derrière elle. Nell lui expédia son pied dans la figure et elle bascula à la renverse dans une gerbe de sang. La porte de la cabine se refermait déjà. Juste avant que les deux panneaux se rejoignent, par la fente qui se refermait elle vit l’une des filles plonger vers le bouton d’appel. Les portes se refermèrent. Il y eut un bref temps d’arrêt, puis elles s’ouvrirent à nouveau en coulissant.

Nell s’était déjà mise en position de défense. S’il fallait qu’elle batte à mort chaque fille une par une, elle n’hésiterait pas. Mais aucune n’envahit la cabine. Au lieu de cela, la meneuse avança d’un pas et braqua quelque chose sur Nell. Il y eut un petit bruit sec, Nell sentit une piqûre d’aiguille au thorax et, en quelques secondes, ses bras devinrent d’un poids insurmontable. Elle s’affaissa ; inclina la tête ; fléchit les genoux. Elle était incapable de garder les yeux ouverts ; alors qu’ils se refermaient, elle vit les filles se précipiter vers elle, souriant de plaisir, en agitant leurs rubans rouges. Nell était incapable de bouger le petit doigt mais elle demeurait parfaitement lucide, alors qu’elles la ligotaient avec leur ruban. Elles procédaient avec lenteur, méthode et application : c’est ce qu’elles faisaient chaque jour de leur vie.

Les tortures des heures qui suivirent furent d’une nature purement expérimentale et préliminaire. Elles ne durèrent pas longtemps et n’occasionnèrent aucun dommage irrémédiable. Ces filles s’étaient fait un métier de ligoter et torturer les gens d’une manière qui ne laissait pas de trace, et c’était à vrai dire la seule chose qu’elles savaient faire. Quand la meneuse s’avisa de plaquer une cigarette contre la joue de Nell, c’était entièrement inédit, et les autres filles en restèrent plusieurs minutes interdites et silencieuses. Nell sentit que la plupart n’avaient pas le cran de se livrer à de telles exactions et voulaient simplement la remettre aux Poings en échange de leur statut de citoyennes du Céleste Empire.

Les Poings commencèrent d’arriver une douzaine d’heures plus tard. Certains étaient vêtus de stricts complets civils, d’autres portaient l’uniforme des vigiles de l’immeuble, d’autres encore donnaient l’impression de s’être fringués pour aller en boîte draguer les filles.

Tous avaient une mission précise dès leur arrivée. Il était évident que cette suite allait plus ou moins tenir lieu de Q.-G. local quand la rébellion aurait commencé pour de bon. Ils se mirent à apporter des fournitures avec le monte-charge et paraissaient passer un temps considérable au téléphone. De nouveaux contingents arrivaient d’heure en heure, jusqu’au moment où ils furent près de deux douzaines à occuper la suite de Madame Ping. La plupart étaient crevés, crasseux, et ils filaient se coucher pour s’endormir aussitôt.

En un sens, Nell aurait préféré qu’ils fassent ce qu’ils avaient à faire et qu’on n’en parle plus. Mais il ne se passa rien durant un bon bout de temps. À l’arrivée des premiers Poings, les filles les conduisirent auprès de Nell qu’on avait fourrée sous un lit et qui gisait maintenant dans une mare de sa propre urine. Le chef lui braqua brièvement une lampe sur le visage, avant de se détourner, pas intéressé le moins du monde. On aurait dit qu’une fois vérifié que les filles avaient accompli leur part pour la révolution, Nell cessait pour lui d’avoir le moindre intérêt.

Elle supposa qu’il était inévitable que, le moment venu, ces hommes prendraient avec elle ces libertés qu’on a toujours considérées, pour ces combattants rebelles qui se sont délibérément coupés des influences féminines débilitantes de la société civilisée, comme un droit de réquisition à l’égard de celles qui ont eu l’infortune d’être leurs captives. Pour rendre cette perspective encore moins attrayante, elle avait pris la mesure désespérée de se laisser souiller par les émissions fétides de ses fonctions naturelles. Mais la plupart des Poings étaient trop occupés et, dès que le plus moche des fantassins se pointait, les filles de Madame Ping étaient trop heureuses de se rendre utiles en ce domaine. Nell réfléchit qu’une poignée de soudards qui se retrouvaient consignés dans un bordel arrivaient tout naturellement avec un certain nombre d’idées préconçues et que les occupantes des lieux seraient bien mal avisées de les décevoir à cet égard.

Nell était entrée dans le siècle pour trouver son destin, et voilà ce qu’elle avait trouvé. Elle comprenait dorénavant mieux que jamais la sagesse des remarques de Miss Matheson sur l’hostilité du monde et l’importance d’appartenir à une tribu puissante ; tout l’intellect de Nell, tout son vaste savoir, tous ses talents accumulés au long d’une vie de formation intense ne pesaient d’aucun poids en face d’une poignée de paysans organisés. Elle n’arrivait pas vraiment à dormir dans sa position actuelle : elle divaguait au seuil de la conscience, visitée parfois par des hallucinations et des rêves éveillés. Plus d’une fois, elle rêva que l’Agent avait revêtu sa tenue d’hoplite pour venir la sauver ; et sa douleur quand elle reprenait entièrement conscience et réalisait que son esprit lui avait menti était pire que n’importe quelle torture infligée par ses bourreaux.

À la longue, ils se lassèrent de la puanteur émanant de sous le lit et la tirèrent de sa mare de fluides corporels à demi desséchés. Sa capture remontait à trente-six heures au moins. La meneuse des filles, celle qui lui avait collé la cigarette sur la joue, trancha le ruban rouge, coupant en même temps la chemise de nuit d’une saleté immonde. Les membres de Nell s’affalèrent au sol, inertes. La meneuse avait apporté un de ces fouets qu’elles employaient parfois avec leurs clients et elle s’en servit pour la frapper jusqu’à ce que la circulation revienne. Cela attira un petit groupe de rebelles qui s’entassèrent dans la chambre pour mieux jouir du spectacle.

La fille traîna Nell, à quatre pattes, vers un placard à balais et la força à en sortir un seau et une serpillière. Puis elle l’obligea à nettoyer les saletés sous le lit, inspectant fréquemment le résultat et la battant ensuite, dans un simulacre apparent de riche Occidental grondant un pauvre chien errant. Il devint clair, au bout de la troisième ou quatrième séance de récurage, que ce manège visait plus la distraction des soldats que des raisons d’hygiène.

Puis, ce fut le retour au placard à balais, où Nell fut de nouveau ligotée, cette fois avec des entraves ultralégères, et abandonnée là, par terre dans l’obscurité, nue et sale. Quelques minutes après, on vint y jeter ses possessions – quelques habits qui ne plaisaient pas aux filles, et un bouquin qu’elles étaient incapables de lire.

Quand elle fut certaine que la fille au fouet était partie, elle s’adressa à son Manuel et lui demanda de faire de la lumière.

Elle avisa un gros matri-compilateur posé au fond du placard ; les filles s’en servaient pour fabriquer les objets de grande taille dont elles avaient besoin. Cet immeuble était apparemment relié à l’Alim de Pudong en République côtière, puisque les services d’Alim n’avaient pas été coupés avec l’explosion de la Chaussée ; d’ailleurs, les Poings n’y auraient sans doute pas établi leur quartier général s’il avait été coupé de tout.

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