Ursula Guin - Le sorcier de Terremer

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Le passé ou le futur ?Un monde : Terremer.Une planète harmonieuse d’îles et d’océans, de golfes, d’archipels et de récifs, où les sociétés de l’homme se sont éparpillées, diversifiées. Sous le signe de la magie. Une magie expliquée, construite par les forces mêmes de ce monde. Une magie dépendante des éléments et des animaux.C’est au nord de Terremer, dans l’île de Gont, que naît Ged, très tôt surnommé l’Epervier. Il parle aux oiseaux, au bétail. Elevé dans la connaissance des invocations élémentaires, il part, très jeune encore, pour l’île de Roke. Là, guidé par l’Archimage, il découvre l’étendue de ses pouvoirs. Il devient maître en l’art des illusions et, surestimant ses talents, libère dans la réalité une entité de cauchemar, une émanation du royaume des morts. Magicien hanté, il affronte le monde en même temps qu’un ennemi indicible devant lequel la sorcellerie reste sans moyens.

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Les hommes restèrent silencieux, les uns souriants, les autres sombres.

— « La mer », répondit l’Ilien.

— « N’y a-t-il pas d’île plus loin ? »

— « Ceci est la Dernière Ile. Il n’y a pas d’île plus loin. Il n’y a plus que de l’eau jusqu’au bord du monde. »

— « Ces hommes sont des sages, père », dit un homme plus jeune. « Ils traversent les mers, ce sont des voyageurs. Peut-être connaissent-ils un pays que nous ne connaissons pas. »

— « Il n’y a pas d’île à l’est de cette île », répéta le vieil homme ; il dévisagea longuement Ged et ne lui adressa plus la parole.

Cette nuit-là, les compagnons dormirent dans la chaleur enfumée de la hutte. Avant le lever du jour, Ged secoua son ami en lui chuchotant : « Réveille-toi, Estarriol. Nous ne pourrons pas rester, il nous faut partir. »

— « Si tôt ? Mais pourquoi ? » demanda Vesce, encore tout ensommeillé.

— « Il n’est pas tôt, il est tard ! Je l’ai suivie trop lentement. Elle a découvert un moyen de s’enfuir, et ainsi de me vaincre. Elle ne doit pas m’échapper, car je dois la suivre où qu’elle aille. Si je la perds, je suis perdu. »

— « Où allons-nous la suivre ? »

— « Vers l’est. Viens, j’ai rempli d’eau les outres. »

Et ils quittèrent la hutte. Tout le monde dormait encore au village, à l’exception d’un bébé qui pleura un peu dans l’une des cabanes obscures, puis se rendormit. À la faible lueur des étoiles, ils retrouvèrent leur chemin jusqu’à l’embouchure de la petite rivière, détachèrent Voitloin de la pointe rocheuse à laquelle ils l’avaient solidement amarrée et poussèrent la barque dans les eaux noires. Et, abandonnant Astowell, ils gagnèrent le Mer Ouverte, cap à l’est, au premier jour des Friches, avant le lever du soleil.

Ce jour-là, ils eurent un ciel clair. Le vent du monde était froid et soufflait du nord-est par rafales, mais Ged avait levé le vent de mage : son premier acte de magie depuis son départ de l’Ile des Mains. Ils filèrent vers l’est. Le choc des grandes vagues fumantes et illuminées par le soleil secouait la barque, mais elle se comportait fort honnêtement, comme l’avait promis le pêcheur qui l’avait construite, répondant aussi bien au vent de mage que n’importe quel bateau de Roke couvert de sorts.

Ged ne parla pas du tout ce matin-là, sinon pour renouveler le pouvoir du sort destiné au vent ou faire conserver à la voile la force de son charme, et Vesce acheva son somme, non sans difficulté, il est vrai, à l’arrière du bateau. À midi, ils mangèrent. Ged distribua la nourriture avec parcimonie, et cette précaution était lourde de sens, mais tous deux mâchonnèrent leur petit morceau de poisson salé et leur portion de galette de froment sans mot dire.

Tout au long de l’après-midi, ils filèrent vers l’est sans jamais changer de cap, sans jamais diminuer l’allure. À un moment, Ged rompit le silence pour dire : « Te ranges-tu aux côtés de ceux qui pensent que le monde n’est que mer sans îles au-delà des Grands Lointains, ou bien aux côtés de ceux qui imaginent d’autres Archipels ou de vastes terres vierges sur l’autre face du monde ? »

— « Pour l’instant », lui répondit Vesce, « je me range aux côtés de ceux qui pensent que le monde n’a qu’une seule face, et que celui qui navigue trop loin tombe une fois arrivé au bord. »

Ged ne sourit pas ; il n’y avait plus de gaieté en lui. « Qui sait ce que peut trouver un homme, là-bas ? Certainement pas nous, qui ne quittons jamais nos côtes et nos rivages. »

— « Certains ont cherché à savoir, et ils ne sont jamais revenus. Et jamais un bateau n’est venu chez nous venant de pays que nous ne connaissons pas. »

Ged ne répondit pas.

Ce jour-là et toute la nuit, le puissant vent de mage les poussa vers l’est sur les flots tumultueux de l’océan. Ged veilla du crépuscule à l’aurore, car dans les ténèbres la force qui le tirait ou le poussait se faisait encore plus grande. Il ne cessait de regarder devant lui, au loin, bien qu’avec cette nuit sans lune ses yeux ne vissent pas davantage que les yeux peints sur les flancs de la barque. À la pointe du jour, le visage sombre et gris de fatigue, il se trouva si engourdi par le froid qu’il eut grand-peine à s’allonger pour prendre un peu de repos. Il dit dans un souffle : « Veille à ce que le vent de mage vienne de l’ouest, Estarriol », puis il s’endormit.

Le soleil ne se leva pas, et bientôt la pluie venant du nord-est vint frapper l’étrave de la barque. Il ne s’agissait pas d’une tempête, mais seulement des vents et des pluies de l’hiver, interminables et glacés. Toutes les choses qui se trouvaient dans le bateau sans pont ne tardèrent pas à être trempées, en dépit de la toile qu’ils avaient achetée. Vesce eut vite le sentiment d’être transpercé jusqu’aux os, et Ged se mit à frissonner dans son sommeil. Par pitié pour son ami, et peut-être également pour lui-même, Vesce tenta de détourner un peu ce vent rude et incessant qui apportait la pluie. Mais bien que, répondant au vœu de Ged, il lui fût possible de maintenir le vent de mage avec force et constance, il avait bien peu de pouvoir ici pour changer le temps, si loin de la terre, et le vent de la Mer Ouverte n’écouta pas sa voix.

À ce moment, il sentit s’éveiller une certaine crainte. Il commença à se demander quel pouvoir de sorcellerie demeurerait en lui et en Ged s’ils continuaient à s’éloigner des terres où les hommes étaient censés vivre.

Ged veilla de nouveau cette nuit-là, et toute la nuit il maintint le cap à l’est. Lorsque vint le jour, le vent du monde tomba un peu, et le soleil se mit à briller par intermittence. Mais les vagues étaient devenues si hautes que Voitloin devait s’incliner et les gravir comme des collines, puis rester suspendu au sommet et plonger soudainement, puis remonter la vague suivante, et la suivante, et la suivante, et ainsi de suite, sans fin.

Le soir de ce jour-là, après un long silence, Vesce parla. « Ged », dit-il, « tu parlais hier comme si tu étais certain que nous finirions par trouver une île. Je ne veux pas mettre ta vision en question, mais il pourrait s’agir d’un stratagème, d’une ruse de la chose que tu poursuis, destinée à t’attirer plus loin qu’un homme ne peut aller sur l’océan. Car notre pouvoir peut changer et s’affaiblir sur les mers qui nous sont étrangères. Et une ombre, elle, ne s’épuise, ni ne meurt de faim, ni ne se noie ».

Ils étaient assis côte à côte sur le banc de nage, et cependant Ged regardait maintenant son ami comme si une grande distance, un large gouffre, les eût séparés. Ses yeux étaient troublés, et il fut long à répondre.

Il dit enfin : « Estarriol, nous approchons. »

Entendant ces mots, son ami sut qu’il disait vrai. Il eut alors peur, mais se contenta de poser la main sur l’épaule de Ged et dit simplement : « Alors, voilà qui est bien. Très bien. »

Toute la nuit, Ged veilla encore une fois, car il ne pouvait dormir dans l’obscurité. Le troisième jour, il ne dormit pas davantage. Et ils filaient toujours sur les flots avec une vitesse et une légèreté extraordinaires, sans trêve ni répit. Vesce se demandait maintenant comment le pouvoir de Ged pouvait maintenir un vent de mage avec autant de force, heure après heure, sur la Mer Ouverte où Vesce sentait son propre pouvoir affaibli et détourné. Et ils continuaient, toujours plus loin. Alors, Vesce eut le sentiment que ce que Ged avait dit deviendrait vrai, qu’ils se dirigeaient au-delà des sources de la mer, vers l’est, derrière les portes du jour. Ged, se tenant toujours à l’avant de la barque, regardait droit devant lui. Mais il n’était pas en train de scruter l’océan, ou tout au moins l’océan que voyait Vesce, un désert d’eau qui se soulevait jusqu’aux limites du ciel. Dans les yeux de Ged, une vision sombre chevauchait et voilait les flots et le ciel gris ; et les ténèbres s’étendaient, et le voile se faisait plus épais. Rien de tout cela n’était visible pour Vesce, sauf lorsqu’il regardait le visage de son ami ; à cet instant alors lui aussi entrevoyait les ténèbres. Et ils continuaient, encore et toujours plus loin. On eût dit, bien que le même vent les eût poussés dans le même bateau, que Vesce allait vers l’est sur la mer du monde, tandis que Ged s’enfonçait seul dans un royaume où il n’y avait ni est ni ouest, ni lever ni coucher de soleil, et où les étoiles n’apparaissaient pas.

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