Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Avec précaution, il fit une boucle à une extrémité de la ficelle que Luet lui avait donnée et la serra dans l’encoche qu’il avait pratiquée au bout de l’arc. Puis il tira le fil sur toute la longueur de l’arme jusqu’à l’autre encoche où il fit une nouvelle boucle qu’il serra. Il tendit l’arc afin d’obtenir une tension constante : ainsi, lorsqu’il décocherait une flèche, la corde, au lieu de flotter, retrouverait une parfaite rectitude et la flèche volerait droit. Tout avait l’air en place, comme s’il avait répété ces gestes mille fois ; il serra le nœud avec aisance et adresse, coupa l’excès de fil et le remit dans son sac.

« Quand je réfléchis, murmura-t-il à Surâme, je n’arrive à rien.

Parce que c’est un réflexe, lui fut-il répondu. Cela se situe à un niveau plus profond que la pensée.

— Mais est-ce que je m’en souviendrai ? Pourrai-je l’enseigner aux autres ?

Tu t’en souviendras en partie. Tu feras des erreurs mais cela te reviendra, parce que c’est à présent profondément ancré dans ton esprit. Tu ne seras peut-être pas capable de bien expliquer ce que tu fais, mais tes élèves te verront faire et pourront apprendre par l’exemple.

L’arc était prêt. Il le détendit et se mit au travail sur les flèches. Surâme l’avait mené en un lieu où nichaient de nombreux oiseaux ; il y découvrit des plumes en quantité.

Quant aux hampes courtes et droites, elles provenaient des joncs durs et ligneux qui poussaient autour d’un étang ; les têtes sortaient d’un éboulement d’obsidienne sur le flanc d’une colline. Il réunit le tout sans savoir qu’en faire ; et soudain le savoir se déversa de ses doigts sans même passer par son esprit conscient. À l’aube, il aurait ses flèches, son arc, et peut-être encore un peu de temps pour dormir quelques heures. Après, ce serait le plein jour et le moment de vérité : il lui faudrait traquer une proie, la tuer et la rapporter au camp.

Et si j’y arrive, que se passera-t-il ? Je serai le héros qui rentre d’un pas triomphant, le sang de la chasse sur les mains, sur les vêtements. Je serai celui qui aura rapporté de la viande quand personne d’autre n’en était capable, celui qui aura rendu possible la poursuite de l’expédition. Tel Velikodushnu, je serai le sauveur de ma famille et de mes amis, tout le monde saura ceci : lorsque mon père lui-même hésitait à continuer le voyage, moi, j’ai trouvé le moyen d’aller de l’avant, si bien que quand nous partirons dans les étoiles et que le pied de l’homme foulera de nouveau le sol de la Terre, ce sera ma victoire, parce que j’aurai fabriqué cet arc, ces flèches et rapporté de la viande aux épouses…

Soudain, une pensée traversa sa rêverie triomphale : désormais, c’est moi qu’on rendra responsable si quelque chose va de travers. C’est à moi qu’on reprochera tous les malheurs du voyage. L’expédition sera la mienne et même Père se tournera vers moi pour la commander. Ce jour-là, Père s’affaiblira irrémédiablement. Qui aura l’autorité, alors ? Jusque-là, la réponse aurait été claire et nette : Elemak : qui pourrait rivaliser avec lui ? Qui suivrait quelqu’un d’autre, en dehors de la poignée de personnes prêtes à obéir à Surâme au doigt et à l’œil ? Mais dorénavant, si je reviens en héros, je serai en position de l’égaler ; pas de le dominer, seulement de l’égaler. J’aurai simplement assez d’autorité pour mettre le groupe en pièces. Il n’en sortira qu’amertume, quel que soit le vainqueur, voire des effusions de sang, et il ne faut pas que ça arrive en ce moment, si l’on veut que l’expédition réussisse.

Donc je ne peux pas revenir en héros. Je dois trouver le moyen de rapporter la viande dont nous avons besoin pour vivre, pour nourrir les enfants – sans pour autant affaiblir l’autorité de Père.

Tandis qu’il se creusait la cervelle, ses doigts et ses mains poursuivaient leur travail, découvraient sans erreur les joncs les plus droits, y pratiquaient l’encoche pour la corde, les spirales pour les plumes et en ouvraient l’autre extrémité avant de la brider pour maintenir en place la mince tête d’obsidienne.

Zdorab était étendu aux côtés de Shedemei, en nage, épuisé. Le simple effort physique l’avait presque vaincu. Comment un acte qui leur procurait si peu de plaisir à tous les deux pouvait-il être si important pour elle – et pour lui aussi, quoique d’une autre façon ? Pourtant, ils l’avaient accompli, malgré le manque d’intérêt initial de Zdorab. Il lui revint une phrase qu’avait prononcée un de ses anciens amants : « Au bout du compte, les mâles humains sont capables de s’accoupler avec n’importe quelle créature qui reste assez longtemps immobile et ne mord pas trop fort. » Peut-être bien…

Il avait pourtant espéré, tout au fond de lui-même, que lorsqu’il s’apparierait enfin avec une femme, une région de son cerveau, une glande quelconque de son organisme s’éveillerait en disant : « Ah, c’est donc comme ça que ça marche ! » Alors ce serait la fin de sa solitude et son corps connaîtrait la place qui lui revenait dans le grand plan de la nature. Mais la vérité, c’est que la nature ne nourrissait aucun plan ; tout n’était qu’une suite d’accidents. Une espèce « fonctionnait » si un nombre suffisant de ses membres se reproduisaient fidèlement et assez souvent pour la maintenir en vie ; quelle importance si un pourcentage insignifiant – le mien, songea Zdorab avec amertume – se retrouvait hors jeu, sur le plan de la reproduction ? Dans la nature, rien ne se passait comme dans une fête d’anniversaire : elle ne se souciait pas d’inclure tout un chacun. Le corps de Zdorab passerait dans les engrenages de la vie, que ses gènes se reproduisent ou non en cours de route.

Et pourtant… Et pourtant ! Même si son corps n’avait tiré aucun plaisir de celui de Shedemei (qui s’était finalement épuisé à satisfaire le sien !) il y avait trouvé de la joie à un autre niveau, parce que le don avait été fait. La friction et la stimulation pures et simples des nerfs l’avaient finalement emporté et avaient déclenché le réflexe qui avait déposé un million d’humains potentiels dans la matrice, laquelle les garderait en vie pendant les vingt-quatre ou quarante-huit heures de leur course vers leur autre moitié, le tout-mère, l’Œuf Infini. Eux, se souciaient-ils de savoir si Zdorab avait eu envie de Shedemei ou s’il avait seulement agi par devoir, en s’acharnant à fantasmer sur un ex-amant ? Leur existence se déroulait sur un autre plan – et c’est précisément dans ce plan que se tissait la grande trame de la vie tant révérée par Shedemei.

Moi aussi, j’ai fini par me laisser prendre dans cette trame, pour des raisons qu’aucun gène n’aurait pu prévoir ; j’étais huilé dès la naissance pour échapper à jamais à ce filet, mais il m’a quand même capturé, j’ai décidé de me laisser capturer, et qui pourrait prétendre que ma paternité n’est pas la meilleure ? J’ai agi purement par amour et non par un instinct inné qui m’aurait piégé. J’ai en fait agi à l’encontre de mon instinct ; c’est quelque chose ! Si les autres étaient au courant, je serais considéré comme un héros de la copulation, comme une vraie bête de sexe ! N’importe qui peut gouverner un bateau jusqu’au rivage par vent favorable ; moi, j’ai atteint la terre en louvoyant au milieu de vents contraires, en ramant contre la marée.

Il n’y a plus qu’à laisser les petits camarades arriver jusqu’à l’ovule. D’après Shedemei, c’était la bonne époque pour les faire participer à la compétition pour la survie.

Pourvu que l’un d’entre eux, un costaud, atteigne son but microscopique, transperce la paroi cellulaire, mélange son hélice d’A.D.N. à celle de l’ovule et nous donne un enfant dès notre premier essai, afin que je ne sois plus obligé d’en passer par là !

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