Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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— Hushidh produit assez de lait pour quatre bébés à la fois, répondit-elle. Elle est née pour ça. »

Ses paroles n’avaient rien de tendre, mais au moins elle avait ouvert la bouche. « D’accord, je marche », dit Obring.

Puis une pensée lui vint. Un doute quant aux motivations de Vas. « Mais pourquoi moi ?

— Parce que tu ne fais pas partie de leur clan. Tu te fiches de Surâme, tu détestes la vie que nous menons et tu n’es pas lié par des notions ridicules de loyauté familiale. Qui d’autre aurais-je pu choisir ? Si Sevet et moi agissions seuls, ils risqueraient de décider de garder notre enfant et de continuer sans nous. Nous avions besoin de quelqu’un d’autre, pour briser une deuxième famille, et qui y avait-il à part toi ? Les seuls qui ne soient pas rattachés par des liens familiaux à Volemak et Rasa sont Zdorab et Shedemei, qui n’ont pas d’enfant et ne nous servent donc à rien, et Hushidh et Luet, et elles sont en relation avec Surâme plus que n’importe qui d’autre. Ah, et puis Dol, naturellement, mais elle est tellement hypnotisée par Mebbekew, Dieu sait pourquoi, tellement paresseuse et poltronne, de toute manière, qu’elle n’accepterait pas de nous accompagner et que nous la refuserions de toute façon. Ça ne laisse que toi, Obring. Et crois-moi, je ne m’adresse à toi que parce que tu me répugnes un petit peu moins que Dolya. »

Ça, c’était une motivation crédible pour Obring. « Alors, je marche », dit-il.

Shedemei attendit que Zdorab se dirigeât vers la tente de Volemak. Il devait aller emprunter l’Index : la cuisine étant interdite, il disposait de plus de temps libre pour étudier. Aussi s’excusa-t-elle auprès du groupe qui faisait la lessive en priant Hushidh de retirer son linge et celui de Zdorab des buissons une fois qu’il serait sec. Quand Zdorab entra dans la tente, l’Index soigneusement coincé sous le bras, Shedemei s’y trouvait déjà.

« Veux-tu rester seule ? demanda Zdorab.

— Non ; je veux te parler. »

Zdorab s’assit et posa l’Index un peu à l’écart afin qu’elle ne le croie pas impatient de l’utiliser – mais c’était faux, elle le savait bien.

« Dorova constitue notre dernière chance de retourner à la civilisation », déclara Shedemei.

Zdorab hocha la tête ; il n’acquiesçait pas : il faisait signe qu’il avait compris.

« Zodya, nous n’avons rien à faire ici, reprit-elle. Ce n’est pas notre place. Toi, tu mènes une existence de servitude sans fin, et moi, tout mon travail est perdu. Cela fait un an que ça dure – nous avons bien servi. Ton serment à Nafai n’avait d’autre raison que de t’empêcher de donner l’alerte à Basilica : les soldats l’auraient capturé si tu étais rentré en ville. Il y a peu de chances que cela se produise aujourd’hui, tu ne crois pas ?

— Ce n’est pas à cause de ce serment que je reste, Shedya.

— Je sais, dit-elle et des larmes involontaires lui montèrent aux yeux.

— Crois-tu que je ne voie pas à quel point tu souffres ? demanda-t-il. Nous pensions que l’apparence du mariage te suffirait, mais c’est faux. Tu souhaites avoir ta place dans le groupe et c’est impossible tant que tu n’as pas d’enfant. »

La fureur saisit Shedemei en entendant Zdorab l’analyser ainsi – il l’avait manifestement observée, puis il avait décidé quel était son « problème », et il se trompait. Du moins, il n’avait raison qu’à demi. « La question n’est pas d’avoir une place, répondit-elle avec colère. C’est de vivre ! Je ne suis personne, dans ce camp : ni savante, ni mère, ni même une bonne servante comme toi ; je ne peux pas sonder les profondeurs de l’Index parce que je n’entends pas sa voix aussi clairement que toi – je me surprends à répéter devant les autres les connaissances que tu as accumulées, toi, parce que personne ne peut seulement comprendre ce que je sais, moi – et quand je les vois toutes avec leurs bébés, j’en veux un à moi, j’en ai faim, pas tant pour devenir comme les autres femmes que pour faire partie du réseau de la vie, pour transmettre mes gènes, pour voir un enfant grandir avec la moitié de mes traits. Tu ne comprends donc pas ? Mes capacités reproductives ne sont pas handicapées comme les tiennes, je suis coupée de ma propre identité biologique parce que je suis coincée dans ce groupe ; si je ne me sors pas de ce piège, je vais mourir sans avoir rien changé au monde ! »

Un silence pesant s’abattit sur la tente quand elle eut achevé son discours passionné. À quoi pense-t-il ? Que pense-t-il de moi ? Je l’ai blessé, je le sais bien – je viens de lui dire que notre mariage me fait horreur, ce qui est faux, en réalité, parce que c’est mon meilleur ami, le plus loyal : devant qui d’autre ai-je jamais pu ainsi ouvrir mon cœur, jusqu’à maintenant ?

« J’aurais dû me taire, murmura-t-elle enfin. Mais j’ai vu les lumières de la cité et j’ai songé… que nous pourrions tous deux retourner dans un monde qui nous estime.

— Ce monde-là ne m’estimait pas plus que celui-ci, répondit Zdorab. Et puis tu oublies une chose : comment pourrais-je abandonner l’Index ? »

Ne comprenait-il donc pas ce qu’elle lui proposait ? « Emporte-le, dit-elle. Nous pouvons l’emporter et contourner rapidement la baie. Nous n’avons pas d’enfant pour nous ralentir ; ils ne nous rattraperont pas. Avec l’Index, tu disposeras comme moi d’un savoir que tu pourras marchander – nous pourrons nous payer de quoi quitter Dorova pour retrouver le vaste monde du Nord avant qu’ils n’aient le temps de nous rattraper avec leur caravane. Ils n’ont pas besoin de l’Index, eux ; n’as-tu pas vu Luet, Nafai, Volemak et Hushidh parler sans son aide à Surâme ?

— Ils n’en ont pas vraiment besoin, donc ce ne serait pas vraiment un vol de l’emporter ? demanda Zdorab.

— Si, bien sûr, ce serait vraiment un vol. Mais voler quelque chose chez ceux qui n’en ont pas besoin permet de supporter plus aisément la conscience de son méfait qu’enlever le pain de la bouche des pauvres.

— À ma connaissance, ce n’est pas la gravité du méfait qui décide si le malfaiteur peut ou non le supporter, répondit Zdorab. À mon avis, c’est l’intégrité naturelle de la personne qui le commet. Les assassins supportent souvent mieux leurs meurtres que les honnêtes gens un petit mensonge.

— Et tu es honnête…

— Oui, en effet. Et toi aussi.

— Nous vivons un mensonge à chaque jour que nous passons dans ce groupe. » C’étaient là des paroles terribles, mais si violent était son besoin de changement, de voir quelque chose bouger, qu’elle lui jetait à la figure tout ce qui lui passait par la tête.

« Vraiment ? Est-ce un si gros mensonge ? » Zdorab n’avait pas l’air blessé, plutôt… pensif, comme s’il réfléchissait. « Hushidh m’a dit l’autre jour qu’un des liens les plus étroits de la caravane nous unissait toi et moi. Nous parlons de tout, nous avons un respect immense l’un pour l’autre. Nous nous aimons – c’est du moins ce qu’elle a vu, et je la crois. C’est bien exact, n’est-ce pas ?

— Oui, répondit Shedemei dans un souffle.

— Alors, où est le mensonge ? Le mensonge, c’est que je suis ton partenaire de reproduction. C’est tout. Et si ce mensonge devenait vérité, s’il se trouvait un enfant dans ton ventre, tu atteindrais ta plénitude, n’est-ce pas ? Le mensonge ne te déchirerait plus le cœur parce que tu serais alors ce que tu ne fais que paraître aujourd’hui – une épouse – et tu entrerais dans ce que tu nommes le réseau de la vie. »

Elle le dévisagea en cherchant une trace d’ironie sur ses traits, mais elle n’en vit pas. « Tu pourrais ?

— Je l’ignore. Le sujet ne m’a jamais assez intéressé pour tenter l’expérience et, même dans le cas contraire, je n’aurais pas trouvé de partenaire consentante. Mais… si je puis tirer quelques petites satisfactions de mes propres fantasmes, pourquoi ne pourrais-je pas… faire un cadeau d’amour à ma meilleure amie ? Non parce que je le désire, mais parce qu’elle le désire de tout son cœur ?

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