Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Ne fais pas un pas de plus.

Et alors, je laisse ma famille sans viande à manger parce que j’ai eu un accès de trouille ? Cause toujours !

Nafai ravala sa frayeur et s’avança sur le rocher. Il arqua légèrement son corps vers le vide afin d’imposer le maximum de pression et donc la plus grande adhérence possible sur la semelle de ses chaussures de marche. Malgré tout, c’était insuffisant, il le sentait ; le danger était énorme et tirer de cette position serait presque impossible.

Il s’avança jusqu’à s’octroyer au moins une vue sur toute la zone ; il fit halte et chercha l’animal des yeux. Il ne distingua rien. Cela arrivait parfois, surtout parce qu’ils chassaient en silence. Vas le menait à une proie pourvue d’un bon camouflage naturel et quand Nafai arrivait à portée, la bête le voyait ou sentait son odeur et se figeait, alors presque invisible. Il fallait quelquefois du temps avant qu’elle remue et qu’il l’aperçoive enfin. Eh bien, on était bon pour un jeu de patience, cette fois encore. L’idée d’attendre sur cette plaque lisse faisait horreur à Nafai, mais il était maintenant parfaitement découvert : s’il s’approchait un tant soit plus, l’animal détalerait et tout serait à recommencer.

Il déplaça prudemment les mains pour faire reposer tout son poids sur ses pieds et sur la main qui ne tenait pas le pulsant, puis plaça l’arme de façon à pouvoir la diriger aisément partout sur la paroi de la montagne en face de lui. La bête était-elle dans ces buissons ? Peut-être derrière un rocher, prête à jaillir ?

Garder la même pose sur un terrain aussi précaire n’allait pas sans difficulté. Nafai était solide et habitué aux longues stations immobiles – mais il n’avait jamais eu à conserver une telle posture. La sueur lui coulait sur le front. Mêlée de poussière, s’il lui en tombait dans l’œil, la piqûre serait un vrai supplice. Mais il ne pouvait l’essuyer sans effrayer l’animal.

Un animal que je n’ai même pas vu.

Laisse-le tomber. Fiche le camp de ce rocher !

Non, je suis plus fort que ça ! Je dois rapporter de quoi manger à la famille ! Je refuse de revenir en disant que nous serons privés de viande aujourd’hui parce que j’ai eu peur d’attendre immobile sur un rocher !

Il entendit Vas bouger derrière lui, s’avancer sur le rocher. C’était idiot ! Pourquoi faisait-il ça ?

Pour me tuer.

Pourquoi n’arrivait-il pas à se défaire de cette idée ? Non, Vas s’approchait parce qu’il avait compris que Nafai n’avait pas encore vu l’animal et qu’il voulait le lui indiquer. Mais comment allait-il s’y prendre ? Nafai était dans l’incapacité de se tourner vers lui et Vas de le dépasser pour entrer dans son champ de vision.

Ah, non. Vas allait lui parler.

« C’est trop dangereux, lui dit-il. Tu vas glisser. »

Et au même instant, l’adhérence qui maintenait en place le pied droit de Nafai lui fit brusquement défaut. Son pied partit vers l’intérieur et sur ce mouvement violent le gauche perdit prise et se mit à déraper. Tout dut se passer très vite mais Nafai eut une impression d’éternité ; il tenta de se raccrocher par les mains, avec la crosse du pulsant, mais elles ne faisaient que racler le roc sans presque ralentir sa glissade. Soudain la pente fut à pic et il ne glissa plus, il tomba, tomba, et il sut qu’il allait mourir.

« Nafai ! hurla Vas. Nafai ! »

Luet faisait la lessive à la rivière quand une pensée éclata soudain dans son esprit : Il n’est pas mort.

Pas mort ? Qui n’est pas mort ? Pourquoi quelqu’un devrait-il être mort ?

Nafai n’est pas mort. Il va revenir.

Elle comprit aussitôt que c’était Surâme qui lui parlait, qui la rassurait. Mais elle ne se sentait pas rassurée. Ou plutôt, si, elle était rassurée de savoir que Nafai allait bien. Mais maintenant elle voulait savoir, elle exigeait de savoir ce qui s’était passé.

Il est tombé.

Comment ?

Son pied a dérapé sur la paroi d’un rocher.

Nafai a le pied parfaitement sûr. Pourquoi a-t-il glissé ? Que me caches-tu ?

Je surveillais Vas de très près, ainsi que Sevet et Obring. Je ne le lâchais pas un instant. Il a le meurtre au cœur.

Vas a-t-il un rapport avec la chute de Nafai ?

Ce n’est que lorsqu’ils ont entrepris de s’avancer sur la plaque de roche que j’ai lu le plan qu’il avait à l’esprit. Il avait déjà détruit les trois premiers pulsants. Je savais qu’il voulait détruire le dernier, mais je ne m’inquiétais pas parce qu’il existe des alternatives pour trouver à se nourrir. Je n’ai pas vu dans son esprit, jusqu’au tout dernier moment, que le moyen le plus simple de supprimer le dernier pulsant était de conduire Nafai vers le danger puis de lui pousser le pied afin qu’il tombe.

Tu n’as pas vu à l’avance le plan qu’il avait en tête ?

Tout le temps qu’il a descendu la montagne, il a pensé à un trajet pour arriver à la mer, à la façon d’atteindre la baie pour gagner Dorova. C’est tout ce qu’il y avait dans son esprit tandis qu’il menait Nafai à la poursuite d’un gibier imaginaire. Vas a de remarquables capacités de concentration. Jusqu’au tout dernier instant, il n’a pensé qu’au chemin qui lui permettrait d’aboutir à la mer.

Tu n’as pas averti Nafai ?

Il m’a entendu, mais il n’a pas compris que c’était ma voix. Il a crut qu’il s’agissait de sa propre peur, et il m’a combattue.

Donc Vas est un meurtrier.

Vas est ce qu’il est. Il fera tout pour tirer vengeance de la trahison qu’Obring et Sevet lui ont infligée à Basilica.

Pourtant, il avait l’air de prendre ça très calmement.

Il sait garder son sang-froid.

Et maintenant ? Et maintenant, Surâme ?

Je surveille.

C’est ce que tu fais depuis le début, mais tu n’as jamais donné à l’un de nous un aperçu de ce que tu voyais. Tu savais ce que manigançait Vas. Hushidh a même vu les liens extraordinaires entre Sevet, Obring et lui, et tu ne nous en as pas expliqué la nature.

On m’a programmée ainsi : pour surveiller, pas pour m’immiscer, à moins qu’un danger ne menace mon but. Si j’empêchais toutes les mauvaises gens de mal agir, qui serait libre ? Je les laisse donc mûrir leurs plans, et je surveille. Souvent, ils changent d’avis, librement, sans que j’aie à intervenir.

N’aurais-tu pas pu rendre Vas stupide et amnésique assez longtemps pour l’empêcher ?

Je te l’ai dit : Vas possède une puissante capacité de concentration.

Et maintenant ? Que vas-tu faire ?

Je vais veiller.

As-tu averti Volemak ?

Je t’ai avertie, toi.

Dois-je en parler à quelqu’un ?

Vas niera tout. Nafai ne se rend même pas compte qu’il a été victime d’un meurtrier en puissance. Je t’ai prévenue parce que je ne me fie plus à ma propre capacité à prédire les actes de Vas.

Et que puis-je faire, moi ?

De nous deux, c’est toi l’humaine. C’est toi qui es capable de réflexions qui dépassent ta programmation.

Non, je ne te crois pas. Tu as sûrement un plan !

Si j’ai un plan, il inclut que tu prennes tes propres décisions sur ce qu’il convient de faire.

Hushidh ! Il faut que j’en parle à ma sœur.

Si j’ai un plan, il inclut que tu prennes tes propres décisions.

Est-ce que ça veut dire que je ne dois pas consulter Hushidh parce qu’alors la décision ne serait plus mienne ? Ou que consulter Hushidh est une des décisions que je dois prendre seule ?

Si j’ai un plan, il consiste en ce que tu prennes tes propres décisions quant à tes propres décisions quant à tes propres décisions.

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