Michael Flynn - Eifelheim

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Au Moyen Age, une petite ville de la Forêt-Noire, Eifelheim, a été rayée de la carte et jamais reconstruite. Pour Tom, historien, cette disparition contredit les lois de l’histoire statistique. Faisant partager par Sharon, sa compagne, une physicienne, cet intérêt qui vire à l’obsession, il exploite toutes les données disponibles afin de comprendre les raisons de ce mystère.
1348, juste avant que la peste Noire ne ravage l’Europe. Un astronef s’écrase près d’Eifelheim. Le père Dietrich, curé du village, est un homme cultivé qui a étudié les sciences et la philosophie, notamment à Paris. Les hasards de la vie et sa participation à des révoltes l’ont amené à se réfugier dans cet endroit perdu. Rien ne l’a préparé à devenir le premier intermédiaire entre l’humanité et une espèce intelligente étrangère qu’il approche à travers ses catégories mentales.
Et le lecteur découvre peu à peu tout ce qui nous rapproche et tout ce qui nous sépare de ces formes anciennes de pensée et de celles des étrangers. On pense à Umberto Eco. C’est une expérience fascinante de relativité culturelle.
Un grand roman, inattendu, original, qui a manqué de peu le prix Hugo en 2007.

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Les rumeurs allaient bon train. En novembre dernier, racontait-on, Berne avait condamné au bûcher des juifs accusés d’avoir empoisonné les puits, encourageant les autres villes impériales à agir de même. Strasbourg comme Fribourg s’en étaient abstenues, mais les habitants de Bâle avaient déclenché une émeute et, bien que le conseil eût banni les fauteurs de troubles les plus virulents, il n’en avait pas moins décidé d’isoler les juifs sur une île du Rhin afin de mieux assurer leur protection.

Dietrich sermonna les villageois qui s’étaient rassemblés chez Walpurga Honig pour déguster sa bière aromatisée au miel.

— Le pape a ordonné que soient respectés les biens et les personnes des juifs. Il n’y a aucune raison de les traiter de cette manière. La peste n’est jamais arrivée en Suisse . Elle a traversé la France pour frapper ensuite l’Angleterre.

— Justement, suggéra Everard, c’est peut-être parce que la réaction de Berne a fait peur aux empoisonneurs.

On avait bel et bien trouvé du poison à Berne, disait-on. Everard le tenait de Gunther, qui avait entendu les propos du messager épiscopal. Une concoction d’araignées et de crapauds, épicée d’une peau de basilic, contenue dans des sachets de cuir cousus avec soin que le rabbin Peyret, de Chambéry, avait confiés à Agimet, un marchand de soie, afin qu’il les jetât dans les puits de Venise et de l’Italie. S’il n’avait pas été capturé à son retour, il aurait sans nul doute agi de même en Suisse.

Dietrich protesta vivement.

— Ainsi que l’a écrit Sa Sainteté, ce ne sont pas les juifs qui répandent la peste, puisqu’ils en meurent eux aussi.

Everard se tapota le bout du nez.

— Mais en nombre moins important que nous autres, non ? Pourquoi cela, à votre avis ? Parce qu’ils se balancent quand ils prient ? Parce qu’ils aèrent leur linge tous les vendredis ? Bah ! En outre, les kabbalistes détestent tout autant que nous leurs coreligionnaires. Ils sont aussi jaloux de leurs secrets que les maçons et interdisent aux autres juifs d’étudier leurs écrits occultes.

Et lesdits écrits pouvaient porter sur toutes sortes de sujets. Invocations du diable. Recettes de poisons.

— Nous devrions faire garder notre puits, dit Klaus.

— Il n’y a pas de juifs parmi nous, monsieur le maire, fit remarquer Gregor.

— Non, mais il y a eux , répliqua Klaus en désignant Jean qui, sans pouvoir goûter à la bière, avait rejoint le groupe pour bavarder. Hier encore, j’ai vu le dénommé Zachary planté devant le puits.

Ricanement de Gregor.

— Écoutez-vous parler ! Planté devant le puits ?

Il était impossible de régler quoi que ce fût pendant que la bière coulait à flots, et Jean déclara par la suite :

— Je comprends comment des gens inquiets peuvent être gagnés par l’agitation. (Après un temps de réflexion, il ajouta :) S’ils veulent chasser les Krenken comme d’autres ont chassé les juifs, je ne garantis pas la suite.

Le jour de la Sainte-Agathe, Dietrich célébra la messe tout seul. Il devait prier pour les malades et les estropiés. Walpurga Honig avait reçu un coup de sabot de sa mule. Gregerl, l’aîné de Gregor, était cloué au lit par la fièvre. Et Franz Ambach lui avait demandé de prier pour le repos de sa mère, qui avait quitté ce monde durant le mois écoulé. Dietrich demanda en outre à saint Christophe de veiller à ce que Bertram revienne de Bâle sain et sauf.

Il rendit grâce au Ciel d’avoir envoyé la peste en Angleterre sans la faire passer par la Forêt-Noire. C’était un péché que de se réjouir ainsi des épreuves d’autrui, mais si la bonne fortune d’Oberhochwald pouvait dépendre de l’infortune de l’Angleterre, il n’allait pas le regretter.

Meménto étiam, Dómine , entonna-t-il, famulórum famularúmque tuárum Lorenz Schmidt, et Beatrix Ambach, et Arnaldus Krenk, qui nos praecésserunt cum signo fidei, et dórmunt in somno pacis.

Il se demanda si ces mots s’appliquaient vraiment à l’alchimiste krenk. Certes, il était mort avec un « signe de foi » dans la main, mais le suicide interdit en principe de monter au Ciel. Cependant, Dieu ne favorisait nulle tragédie sans qu’il en sortît quelque bien et, après avoir vu la façon dont les visiteurs étaient affectés par la mort de leur semblable, nombre des Hochwalders naguère méfiants ou craintifs les traitaient désormais, sinon avec chaleur, du moins avec un peu moins d’hostilité.

Tout en rangeant les calices, il se demanda s’il ne devrait pas aller voir Theresia. Ces derniers temps, il s’inventait quantité de raisons pour s’arrêter devant son cottage. La veille, elle lui avait parlé des malheurs de Walpurga, précisant qu’elle avait réduit sa fracture. Dietrich l’avait remerciée, espérant qu’elle allait poursuivre, mais elle s’était contentée de le saluer d’un signe de tête puis avait refermé ses volets.

Elle avait dû finir par comprendre qu’elle s’était trompée au sujet des Krenken. Lorsqu’il se rappelait la terreur qu’il avait éprouvée en les découvrant, il était facile de lui pardonner son angoisse persistante. Theresia allait reconnaître son erreur, revenir au presbytère et reprendre ses corvées, et, le soir venu, avant de retourner dans son cottage au pied de la colline, ils mangeraient des douceurs ensemble, comme avant, et il lui lirait des passages du De usu partium ou du Hortus delicarium.

Il la trouva en train de faire sécher des herbes à la fenêtre de son cottage. Elle les avait fait pousser en pot sur le rebord de cette même fenêtre. Elle s’inclina à son entrée, sans toutefois interrompre sa tâche.

— Comment allez-vous, ma fille ? demanda Dietrich.

— Bien, répondit-elle.

Il chercha ses mots, souhaitant éviter de l’admonester.

— Personne n’est venu à la messe aujourd’hui.

Mais c’était une admonestation, car, d’ordinaire, Theresia assistait à la messe tous les jours.

Elle ne daigna pas lever les yeux.

Ils n’étaient pas là ?

— Jean et Gottfried ? Non.

— Vous vous êtes trouvé de jolis communiants.

Dietrich ouvrit la bouche pour débattre de ce point. Après tout, rares étaient ceux qui venaient quotidiennement à l’office. Mais il se ravisa et parla du temps qui s’améliorait.

Theresia haussa les épaules.

— D’après Frau Grundsau, le soleil ne se montrera pas de sitôt.

— Herwyg dit que l’année sera exceptionnellement froide.

— Le Borgne est plus sensible au froid chaque hiver.

— Est-ce que… est-ce que vos herbes poussent bien ?

— Assez bien. (Elle marqua une pause et leva la tête.) Je prie pour vous chaque jour, mon père.

— Comme je prie pour vous.

Mais Theresia secoua vivement la tête.

— Vous les avez baptisés.

— C’est ce qu’ils souhaitaient.

— C’est une offense au sacrement du baptême !

Dietrich l’agrippa par sa manche.

— Qui vous a mis cela dans la tête ?

Mais Theresia se dégagea et lui tourna le dos.

— Allez-vous-en, s’il vous plaît.

— Mais je…

Allez-vous-en !

Dietrich poussa un soupir et se tourna vers la porte. Une fois la main sur la barre, il hésita un instant, mais Theresia ne le rappela point et il n’eut d’autre choix que de refermer la porte derrière lui.

Manfred revint de Benfeld pour le sexagésime, bien morose et bien taciturne, et, lorsque Dietrich se rendit au château, il trouva le Herr complètement ivre.

— La guerre est parfois chose honorable, dit Manfred à brûle-pourpoint après que Gunther eut refermé la porte du scriptorium, les laissant seuls tous les deux. Un homme endosse son armure, son adversaire en fait autant, et tous deux se retrouvent sur le champ qu’ils ont choisi ensemble, ils empoignent leurs armes, qu’ils ont aussi choisies ensemble, et… que Dieu défende le droit !

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