Ben Winters - J-77

Здесь есть возможность читать онлайн «Ben Winters - J-77» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, Год выпуска: 2016, ISBN: 2016, Издательство: Super 8 Éditions, Жанр: Фантастика и фэнтези, Триллер, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

J-77: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «J-77»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

La fin du monde ? Elle arrive. Dans 77 jours maintenant, l’astéroïde 2011GV
va s’écraser sur Terre, quelque part en Indonésie, et c’en sera fini de l’humanité.
Plutôt que de se lever le matin pour aller travailler, les Américains – et on les comprend – préfèrent concrétiser d’urgence la liste des 100 choses qu’ils ont envie de faire avant de mourir avec, évidemment, tous les excès que cela implique. Pourtant, il reste un homme, un seul, bien décidé à faire son job jusqu’au bout : Hank Palace, ancien flic de la police de Concord.
Déterminé à retrouver Brett Cavatone, le mari de sa nounou qui a mystérieusement disparu, Hank se lance dans une quête désespérée, et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Mais son courage et sa droiture suffiront-ils ? Car rien n’est simple dans un pays livré à une anarchie sans nom, où l’électricité et les télécommunications ont rendu l’âme, où les pillages sont quotidiens et qui pourtant est synonyme de terre promise pour des milliers de personnes qui tentent de fuir la zone d’impact…

J-77 — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «J-77», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Le soleil est presque entièrement levé, il est près de 9 heures, et je suis la courbe du troisième virage, slalomant entre les ornières et les nids-de-poule de l’asphalte, puis j’accélère à hauteur de la base navale de Portsmouth, côté mer. J’arrive. Les bois se resserrent contre la route lorsque la 103 traverse la frontière pour couper dans le sud-est du Maine, abandonne toute prétention de passer pour une nationale, et se mue en petite route à deux voies toute tordue, avec une ligne jaune délavée au milieu.

J’arrive.

* * *

Fort Riley, que j’atteins enfin, se trouve du côté nord du port de Portsmouth, forteresse bâtie sur une falaise, donnant sur la mer. Pendant environ deux cents ans, ce fut un fort de l’armée des États-Unis, qui servit à surveiller la côte pendant la révolution américaine, la guerre de 1812 et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, où les réservistes civils à casque vert étaient postés dans des redoutes comme celle-ci, tout le long du littoral, pour scruter l’Atlantique nord à la recherche de sous-marins ennemis. Pendant un demi-siècle, Riley fut ensuite un parc national et un site historique ; et à présent, c’est là que Brett Cavatone, mon disparu, est venu installer son campement. Je quitte la route pour gagner le parking, une langue de gravier étroite et longue avec des bois denses à sa gauche et, à droite, la haute muraille en pierre du vieux fort lui-même.

Je descends de vélo, sors Houdini de la remorque et le pose sur les graviers. L’anticipation m’oppresse la poitrine. L’air sent la mer. Il est là , me dis-je. Ça y est. Bonjour, monsieur. Je m’appelle Henry Palace.

Je longe lentement le parking, les mains sorties des poches et légèrement levées, l’image même de l’inoffensivité, au cas où quelqu’un me guetterait – un type armé de deux fusils de précision et qui aurait des raisons de se méfier des visiteurs, par exemple. Il y a une voiture sur le parking, une Buick LeSabre grise à plaques québécoises, dont les quatre pneus sont à plat. Sur la banquette arrière, un ours en peluche et un jeu de Uno. L’entrée du fort se trouve tout à l’autre bout du parking : un portail en arche, juste à l’endroit où la muraille s’incurve vers le sud et où les graviers font place aux herbes folles. Plus loin, c’est l’océan.

Lâchez vos armes, monsieur. Votre femme souhaite que vous rentriez chez vous.

« Bon. »

J’ai dit ça en l’air, ou alors au chien, mais je constate justement qu’il a décidé de rester à côté du vélo. Je me retourne : il est tout là-bas, à l’entrée du parking, trottinant sans relâche entre le dix-vitesses enchaîné et notre remorque. Je fais un geste vers ma droite, vers l’intérieur du fort.

« Tu viens, le chien ? »

Houdini ne répond pas. Il grogne, mal à l’aise, flaire le sol.

« D’accord. Reste, alors. »

Les bâtiments du fort, une demi-douzaine de tas de pierres branlantes et de ruines en bois pourrissant, sont éparpillés sur une grosse colline irrégulière : un hectare ou un hectare et demi de terrain vague et boueux, descendant en pente douce vers une falaise dominant la mer. Le plan est aussi désordonné qu’on peut l’attendre d’un terrain militaire plusieurs fois centenaire, aménagé par petits bouts, par différents commandements, à différentes époques et pour différentes fonctions. Tout tourne cependant autour d’une structure : le fortin, construction en bois posée sur une robuste base en granit, qui s’élève au-dessus du terrain telle la bougie d’un gâteau d’anniversaire. Il pourrait s’agir d’une maison coloniale bien nette, d’une charmante résidence secondaire peinte en blanc, avec vue panoramique sur Portsmouth Harbor, à ceci près qu’elle est parfaitement octogonale, et percée, sur toutes ses faces tournées vers l’est, de meurtrières conçues pour épier les navires à l’approche et éventuellement les canarder.

J’abrite mes yeux du soleil et lève la tête vers les étroites ouvertures. Il est peut-être là-haut. Ou dans n’importe lequel de ces bâtiments. Avec prudence, j’avance lentement dans la boue et les hautes herbes, marchant sur des pierres de fondations qui évoquent des pierres tombales, les sens aux aguets pour repérer Brett.

La maison du fusilier est une petite construction carrée en brique rouge, pas plus grande qu’une école de campagne à une seule classe. Une borne annonce que la structure date de 1834, mais il n’y a pas de toit ; peut-être n’a-t-il jamais été achevé, ou peut-être ses tuiles ont-elles été recyclées par l’armée lorsque ce fort a été démilitarisé, à moins qu’elles n’aient été arrachées le mois dernier et emportées par des pillards, comme les briques de l’abri de jardin du sergent Tonnerre.

Je m’attarde un peu là, dans l’abri sans toit, en écoutant le murmure du ressac. C’est donc à cela que ressemblera bientôt le monde : une coquille vide, abandonnée, des signes d’une ancienne vie, des animaux curieux errant dans les ruines, la vie sauvage envahissant tout, partant à la conquête des structures et constructions humaines. Dans cinquante ans, tout sera ainsi, désolé, silencieux et couvert de verdure. Pas même dans cinquante ans… l’an prochain, à la fin de cette année-ci.

Je redescends prudemment la pente douce jusqu’au mur d’enceinte en granit, sur le flanc est du fort. Une tranchée étroite est creusée dans la boue juste devant le mur, sauf qu’à y regarder de plus près ce n’est pas une tranchée, c’est une entrée, un escalier creusé dans le sol mouillé. Une brèche dans le mur, puis une courte volée de marches, très raide, qui descend dans une pièce sombre au sol de terre battue, mouillée elle aussi. La pièce est humide et exiguë, étroite et longue comme un canon de fusil. Elle sent la saumure, le poisson et la boue ancienne. La lumière s’insinue à l’intérieur par neuf hautes meurtrières qui longent la face est.

Je suis trop grand, dans une pièce comme celle-ci. Elle m’oppresse, comme un cercueil, et j’entends mon cœur battre ; j’ai la conscience aiguë, inattendue, de mon corps fonctionnant comme une machine.

Je traverse lentement la pièce, m’approche d’une de ces étroites fenêtres et plisse les yeux. Au sud, il y a un phare, au nord, la côte du Maine sur des kilomètres sans interruption. Très loin au large, le minuscule point noir d’un navire qui approche et, à vingt degrés sur sa gauche, sur l’horizon bleu-vert, le minuscule point noir d’un autre de ces navires. Je garde le regard fixe pendant une minute pour les observer.

Il doit en arriver à longueur de journée. De gros vaisseaux aux soutes remplies d’une cargaison de désespérés, affamés et épuisés, des gens venus du monde entier, le continent asiatique se vidant entièrement.

Sous mes yeux apparaît un troisième bateau, une autre chiure de mouche tout là-bas au loin, presque à hauteur du phare, du côté sud du port. Il me vient soudain l’image très nette d’une Terre plate, un plateau sur lequel il y a des billes, et quelqu’un incline ce plateau, et les billes roulent en cascade, de l’est vers l’ouest.

« Difficile d’imaginer les conditions de vie sur ces rafiots. »

Une voix grave et calme, puis le raclement d’une botte derrière moi. Je retiens mon souffle, me retourne lentement, et il est là, enfin.

« Leurs pays d’origine, pour la plupart, étaient déjà pauvres avant, dit Brett Cavatone d’une voix douce, un peu docte. Et ils le sont encore plus depuis Maïa. Les bateaux sont bourrés à craquer de voyageurs. Ils vivent sans voir le jour, à fond de cale, misérables, rampant avec les rats et les cafards. » Sa barbe a encore poussé, s’est épaissie jusqu’à former une épaisse jungle noire. Ses yeux sont profonds, noirs aussi. « On se demande ce qu’ils peuvent manger, sur ces bateaux, ou comment ils font pour boire. Et pourtant, il en vient encore et toujours.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «J-77»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «J-77» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «J-77»

Обсуждение, отзывы о книге «J-77» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.