Robert Heinlein - Job - une comédie de justice

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Job : une comédie de justice: краткое содержание, описание и аннотация

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Promis à une brillante carrière militaire lorsqu’une grave maladie l’obligea à y renoncer en 1934, il est devenu un des auteurs les plus prolifiques de notre époque. Qui donc se mêle de bouleverser ainsi la vie du pasteur Alex Hergensheimer alors qu’il regagne son cher Kansas après un long voyage ? Dieu ou Satan ?
Tout commence par un épisode de très païenne magie lors d’une escale en Polynésie…
Et quand il se retrouve à bord, l’honorable pasteur découvre que tout a changé, y compris lui-même : pour ses compagnons, il est Alec Graham, homme d’affaires, et pour Margrethe, la jolie stewardess, un parfait amant ! Plus dangereux encore : il se retrouve à la tête d’un million de dollars fort mal acquis.
Quant au temps historique, là, c’est le total chamboulement. Dans quel passé… ou quel futur est-il ?
Sentant se perdre son identité et son âme, Alex s’affole, craint l’approche de quelque Armaguedon…

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Puis je me demandai quelle différence cela pourrait bien faire. Je me souvenais des ampoules que je récoltais en marchant pieds nus sur les trottoirs brûlés de soleil, au Kansas, dans mon enfance. La chaleur dans la fosse devait atteindre au moins trois cents degrés et ces cailloux trempaient dans le brasier depuis plusieurs heures. A de telles températures, avait-on vraiment le choix entre rôtir et griller ?

Mais d’un autre côté, la voix de la raison ne cessait de me souffler à l’oreille que déclarer forfait pour trois cents dollars, ce n’était pas trop cher… si je devais finir mes jours sur deux moignons cautérisés au barbecue !

Ne devrais-je pas prendre une aspirine ?

Lorsqu’ils eurent redressé les bûches, les trois assistants gagnèrent l’extrémité de la fosse, sur notre gauche, et tous les villageois se rassemblèrent derrière eux, tous, y compris ces maudits enfants ! Mais à quoi pensaient leurs parents pour les laisser courir un pareil danger ? Pourquoi n’étaient-ils pas à l’école comme tous les autres ?

Les trois servants du feu furent les premiers à se mettre en marche, l’un derrière l’autre. Sans se hâter, ils suivaient le centre de la fosse, tous les hommes du village derrière eux, lentement, calmement. Puis vinrent les femmes, dont une toute jeune mère qui portait son enfant sur la hanche.

Lorsque le souffle torride atteignit l’enfant, il se mit à crier mais, sans ralentir le pas, sa mère lui donna le sein et l’enfant se calma.

Les enfants venaient en dernier : des jeunes filles pubères, des adolescents et des tout petits de l’école maternelle. La dernière de la procession était une petite fille âgée de huit ou neuf ans… et qui tenait par la main son petit frère qui promenait autour de lui de grands yeux ronds. Il était tout nu et n’avait pas plus de quatre ans.

En le regardant, je songeai avec une certitude funèbre que j’allais être servi au bleu. Je ne pouvais plus me défiler. Le petit garçon trébucha et sa sœur le retint. Il continua, à petits pas. A l’autre bout de la fosse ardente, quelqu’un le prit et le souleva.

Et ce fut mon tour.

L’interprète me prévint :

— Vous comprenez bien que le Bureau de Tourisme Polynésien n’a aucune responsabilité dans votre sécurité ? Ce feu peut vous brûler, et même vous tuer. Ces gens peuvent marcher dessus sans crainte car ils ont la foi.

Je l’assurai que j’avais la foi moi aussi, tout en me demandant comment je pouvais avoir l’audace de mentir ainsi, sans vergogne. Je lui signai le document qu’il me présenta et qui dégageait la responsabilité de son pays.

Je me retrouvai à une extrémité de la fosse bien trop vite à mon goût, mon pantalon roulé jusqu’aux genoux. Quant à mes chaussures, mes chaussettes, mon chapeau et mon portefeuille, ils étaient à l’autre bout et m’attendaient sur un tabouret. C’était mon but, ma prime, ma récompense… Mais si je ne réussissais pas, comptaient-ils les tirer au sort ? Ou les expédieraient-ils à mes proches ?

L’interprète continuait :

— Avancez-vous jusqu’au milieu. Ne marchez pas trop vite mais ne vous arrêtez pas non plus.

Le grand prêtre prit alors la parole. Mon mentor l’écouta, puis traduisit :

— Il dit de ne pas courir, jamais, même si les pieds vous brûlent. Parce que vous pourriez trébucher et tomber. Dans ce cas, vous ne pourriez pas vous relever et il dit même que vous pourriez mourir. Je dois ajouter que vous ne mourriez probablement pas… à moins de respirer des flammes, mais il est certain que vous seriez terriblement brûlé. Donc, ne vous hâtez pas et ne tombez pas. Maintenant, est-ce que vous voyez ce rocher plat, devant vous, là-dessous ? C’est là que vous devez poser votre premier pas. Que le Bon Dieu vous garde [2] En français dans le texte. ( N.d.T. ) . Bonne chance.

— Merci.

Je me suis tourné vers Je-sais-tout, qui affichait un sourire de goule, pour autant que les goules sourient. Je lui fis un geste désinvolte et monstrueusement mensonger et je m’avançai.

Je fis trois pas avant de prendre conscience que je ne ressentais rien. Ou plutôt si, je ressentais quelque chose : de la peur. J’étais mort de frousse. J’aurais mieux aimé me retrouver à Philadelphie ou à Peoria [3] J’aimerais encore mieux être à Philadelphie . Phrase gravée sur la tombe de Groucho Marx, en guise d’ultime saillie contre la ville réputée la plus ennuyeuse des U.S.A. ( N.d.T. ) plutôt que dans cet immense désert de brandons. L’autre extrémité de la fosse était à un bloc de distance. Plus loin encore, peut-être. Mais je continuai à progresser dans cette direction en espérant que la paralysie qui m’avait gagné ne me ferait pas m’effondrer avant de l’atteindre.

J’avais le sentiment d’étouffer et je m’aperçus que je retenais mon souffle. J’ouvris la bouche en haletant pour le regretter aussitôt car, au-dessus d’une fosse ardente de cette taille, planent du gaz vésicant, de la fumée, de l’oxyde de carbone, du gaz carbonique, et peut-être même l’haleine fétide de Satan, mais vraiment très peu d’oxygène. Je refermai la bouche, les yeux pleins de larmes, la gorge desséchée, obsédé par la question de savoir si je pourrais aller jusqu’au bout sans respirer.

Que le ciel me protège ! Je ne voyais même pas l’autre bout ! La fumée m’enveloppait, je pouvais à peine ouvrir les yeux et j’étais incapable de fixer mon regard. Aussi je continuai d’avancer, tout en essayant de me souvenir de la formule que l’on emploie pour se confesser sur son lit de mort, dernier détail technique pour s’envoler jusqu’au ciel.

Mais cette formule n’existait peut-être pas, après tout. J’éprouvais une curieuse sensation dans les pieds et mes genoux se décollaient…

— Vous vous sentez mieux, monsieur Graham ?

J’étais étendu sur l’herbe, un visage brun, amical, penché sur moi.

— Je crois, dis-je. Que s’est-il passé ? Est-ce que je l’ai traversée ?

— Certainement. C’était magnifique. Mais vous vous êtes évanoui juste à la fin. Nous vous attendions et nous vous avons rattrapé pour vous tirer de là. Mais dites-moi ce qui est arrivé. Vos poumons étaient pleins de fumée ?

— Peut-être. Est-ce que j’ai été brûlé ?

— Non. Oh, je crois que vous aurez peut-être une cloque sous le pied droit. Mais vous avez parfaitement tenu. A part cet évanouissement qui a sans doute été provoqué par la fumée.

— Je le crois. (Je me suis assis avec son aide.) Pourriez-vous me passer mes chaussures et mes chaussettes ? Où sont les autres ?

— Le bus est reparti. Le grand prêtre a pris votre pouls et écouté votre respiration, mais il a interdit qu’on vous dérange. Si vous forcez un homme à se réveiller alors que son esprit est encore en voyage, il peut ne pas le retrouver. C’est ce qu’il croit et personne n’a essayé de discuter avec lui.

— Je ne discuterai pas non plus. Je me sens bien. Reposé. Mais comment vais-je retourner au bateau ?

Passé le premier kilomètre, même dans un paradis tropical, une promenade de dix kilomètres risquait d’être plutôt fastidieuse. Surtout à pied. Surtout avec des pieds qui avaient quelque peu gonflé. Et on pouvait les excuser.

— Le bus va revenir prendre les villageois pour les conduire au bateau qui les a amenés de l’île où ils habitent. Après, il pourrait vous conduire à votre bateau. Mais nous pourrions faire mieux. Mon cousin a une automobile. Il vous conduira.

— Très bien. Combien cela me coûtera-t-il ?

Les taxis, en Polynésie, sont toujours hors de prix, surtout quand le chauffeur vous tient à sa merci, merci dont il est du reste totalement dépourvu. Mais je songeai que je pouvais me permettre de me laisser détrousser puisque ma plaisanterie allait me rapporter trois cents dollars moins une course en taxi. J’ai donc pris mon chapeau.

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