Vladimir Mikhanovski - Comment est-il, le ciel ?
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- Название:Comment est-il, le ciel ?
- Автор:
- Издательство:Radouga
- Жанр:
- Год:1990
- Город:Moscou
- ISBN:5-05-003201-6
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
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Kron ne repondit pas de peur de se trahir. Et puis, que pouvait-il bien dire ?
— Bon, ça va. On s’arrête. Je ne suis pas rancunier. Seulement, ne traîne pas avec tes flirts : le patron a dit d’être de retour avant onze heures, bougonna avec bonhommie le gros liftier.
Kron fit un dernier effort pour ne pas s’envoler vers le plafond de la cabine. L’ascenseur s’immobilisa.
— Alors, c’est enten…, le liftier faillit s’étrangler. Ses yeux s’arrondirent. Il regardait le garçon comme un djinn jailli soudain d’une honnête bouteille, portant une étiquette tout ce qu’il y a d’innocent.
Sans quitter le liftier des yeux, Kron fit un pas vers la porte.
— Attends ! Qui es-tu ?…
Kron fit un saut vers la porte et l’ouvrit d’un coup. En sortant, il se cogna douloureusement une épaule. Une lumière diffuse et mate l’aveugla.
Derrière lui, le liftier hurla, et Kron sentit son cœur se serrer. Bousculant les passants — les uns en pagnes, les autres portant de drôles de vêtements argentés —, Kron s’élança vers l’unique objet connu qu’il eut le temps d’apercevoir : un tapis roulant, identique à ceux du Troisième niveau. Kron monta directement sur la bande la plus rapide. Il réussit à s’accrocher à la main courante. Le départ en trombe lui troubla la vue. Ensuite, se succédèrent des passages et des tunnels, des murs à l’infini…
Puis, comme sur un coup de baguette magique, les murs disparurent. Cela ressemblait à un miracle. Étouffant de ravissement, Kron tournait la tête de tous les côtés, mais il ne voyait aucun mur. Pas de plafond non plus.
Kron descendit du tapis roulant et marcha lentement sur un sol de plastique souple qui absorbait les sons. L’endroit était désert. C’est ça, la surface de la Terre dont le Maître lui avait parlé ? Curieux. Kron l’imaginait complètement différente. Les appareils énormes, le sol élastique étaient manifestement artificiels. Où sont donc les oiseaux et la verdure ? Le ciel et le soleil ? Les hommes, enfin ?
Le garçon se réjouit de voir un homme voûté surgir de derrière un appareil en forme de cube, dont les plans changeaient à chaque seconde de couleur, donnant l’impression de clignoter. L’homme était très vieux. D’une main tremblante, il referma sa tunique et leva vers Kron ses yeux déteints.
— Que fais-tu ici ? demanda-t-il, quand le garçon s’arrêta devant lui.
— Je cherchais le chemin du haut, répondit Kron.
— Pour quoi faire ?
— Pour voir le soleil. Et le ciel.
— Le ciel ? Eh bien, l’as-tu vu ?
— Mais le voilà, indiqua Kron. Au-dessus de nous.
Le vieillard s’adossa contre le cube.
— Voyons, ce n’est pas le ciel, dit-il. Tout simplement, une coupole de plastique. Qui change de couleur. Et le sol est en plastique. Et les murs transparents aussi, que le diable les emporte !
— Mais… est-ce que ce n’est pas la surface de la Terre ?
— On dit qu’il y a encore deux bonnes dizaines de milles jusqu’à la surface. Je n’y ai pas été. J’ai passé toute ma vie dans cette sacrée boîte. J’étais un fameux cybernéticien. Maintenant, ils n’ont plus besoin de moi, le vieillard montra les appareils qui les entouraient. Ils se commandent d’eux-mêmes, voilà toute l’affaire. D’autre part, où aller ? Toute ma vie est là. Donc, j’erre… sans aucune utilité, bien entendu. Le vieillard fit un geste de dépit. Il soupira et continua : — Moi aussi, j’en ai entendu parler… C’est intéressant de savoir comment il est, le ciel.
— Pourquoi n’as-tu pas essayé d’y aller ?
— On ne va pas comme ça au Premier niveau.
— Et là… ce n’est pas le Premier niveau ?
— C’est le Deuxième. Mais qui es-tu ? s’enquit le vieillard, de nouveau soupçonneux.
— Je viens… du Troisième niveau, laissa échapper Kron en regrettant aussitôt ses paroles.
Mais le vieillard crut que le garçon plaisantait. Son visage s’éclaira d’un sourire, qui le rajeunit subitement.
— Tiens, je vois que t’aimes plaisanter, dit-il. Mais le sourire quitta tout de suite son visage. Le Troisième…, articula-t-il lentement. Celui qui s’y retrouve n’en revient plus. On dit que l’homme y est privé de mémoire… Mais que n’invente-t-on pas.
Le vieillard parut fatigué de rester debout. Il s’accroupit, invitant d’un geste Kron à l’imiter.
— Tu dois avoir une journée de congé ? demanda le vieillard loquace. — Kron ne dit rien, mais le vieux cybernéticien semblait ne pas attendre de réponse. — La curiosité est une qualité louable, poursuivit-il. Moi-même, j’ai été avide de savoir. C’était il y a longtemps… Mais sois prudent. Tu sais bien que personne n’est autorisé à franchir les limites de sa section ?
Kron acquiesça.
— Heureusement, tu es tombé sur moi. Et si tu avais rencontré un gardien mécanique ? — Le vieillard se tut un instant. — Nous, les hommes, sommes trop nombreux. Sur la Terre et dans le cosmos.
— Mais les nouvelles planètes…, se décida à placer un mot Kron qui buvait avidement chaque parole du vieillard. Le cerveau du garçon, libéré depuis peu seulement des entraves de l’hypnose, ressemblait à une éponge sèche qui absorbe chaque goutte d’eau.
— Bah, les nouvelles planètes…, le vieillard fit un geste dédaigneux. Dans le temps, elles ont suscité beaucoup d’espoirs. Mais cela ne s’est pas justifié. La mise en valeur de chacune d’entre elles était trop longue et pénible.
— Même avec les biofrères ?
— Comment sais-tu qu’il existe des biofrères ? fit le vieillard en se soulevant d’étonnement.
— Ben… j’en ai entendu parler…, se troubla Kron.
Le garçon avait les jambes ankylosées, mais il n’osait ni se lever ni aller plus loin. Et si le vieillard donnait l’alarme et qu’on l’arrête ? Kron continua donc d’écouter le discours de son interlocuteur tout en pensant au ciel lointain, car le rêve qui vivait en lui était plus fort que n’importe quoi d’autre au monde.
— Quelle voie mène à la surface ? demanda-t-il.
— Le ciel est loin… On n’y arrive pas, crois-moi, petit, répondit le vieillard. Dans le temps, moi aussi, j’ai rêvé de le voir. Avant, il n’y avait pas tant de monde sur Terre, et on vivait à l’air libre. Et les gens se sentaient heureux, mais la maladie progressait…
— Quelle maladie ?
— En effet, je ne te l’ai pas expliqué. Moi-même, je l’ai compris il y a longtemps. Vois-tu, petit, la vie en soi est une anomalie, tu comprends ? Un écart par rapport à la norme. Je dirais que la vie est une maladie de la matière. Au début, elle n’a affecté que la surface de notre planète, mais, le temps aidant, la maladie a progressé en profondeur. Aujourd’hui, elle est enracinée au sein de la planète, elle l’a rongée de part en part, puisque la Terre est désormais un écheveau de vies. Et cela ne suffit pas, l’homme va vers d’autres planètes. Telle est, paraît-il, la loi du phénomène bizarre et étonnant qu’est le phénomène de la vie. Qui sait ? Peut-être y a-t-il quelque part ailleurs des êtres plus raisonnables. Et plus humains.
Kron aurait pu objecter au vieillard. Lui parler du Maître, de son rêve qui était de détruire le honteux Troisième niveau et de rendre aux hommes leur dignité. Mais il ne dit rien. Sa responsabilité vis-à-vis de tous ceux qui étaient restés en bas, était trop grave et pesait trop fortement sur ses fragiles épaules pour qu’il se permît de prendre des risques. Son interlocuteur n’était pas, apparemment, l’homme qui pourrait devenir son allié. Mais il rencontrera encore des hommes comme le Maître. Il est impossible qu’il n’en rencontre pas ! Il leur racontera tout, et ils décideront ensemble par quoi commencer.
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