Vladimir Mikhanovski - Comment est-il, le ciel ?

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Se peut-il que le Maître ait été pris ?

Tête baissée, Kron marchait lentement. A côté de lui, courait le tapis rempli de monde. L’impression qu’ils étaient tous identiques était trompeuse. Les vêtements sont les mêmes, d’accord. Mais chacun d’entre eux est tout un univers de pensées et de sentiments. Oui, un univers endormi. Et qu’il faut éveiller !

Peut-être, Kron ne réfléchissait-il pas en ces mêmes termes. Il est possible que ses pensées ne soient pas aussi nettes. Mais c’était là leur esprit général.

Arrivé près de son logement, ne différant en rien de celui du Maître, Kron se rappela le visage stupide du nouveau locataire du 626. Se peut-il que Kron, lui aussi, ait été comme lui ? Il faut éveiller tous ceux du Troisième ! Seulement, il ne pourra rien faire seul. L’important est de parvenir là-haut et de trouver les compagnons d’idée du Maître. Il y en a, il doit y en avoir ! Il est possible qu’ils ignorent jusqu’à l’existence de leurs frères privés de mémoire, éducateurs des robots protéiques, qui languissent au Troisième niveau.

Et si le Maître n’avait pas été arrêté, s’il suffisait de bien le chercher ?…

Pendant les quelques jours suivants, Kron parcourut les étages et les sections à s’en faire éclater le cœur. Cela ne passa pas inaperçu. Les cellules photo-électriques installées à chaque carrefour ne tardèrent pas à enregistrer l’activité insolite de l’adolescent. Encore deux ou trois notes secrètes, et Kron n’aurait pas la vie facile : à l’intention de ceux dont le comportement s’écartait de la norme, il y avait des locaux spéciaux aux murs blindés…

Heureusement, Kron comprit que rechercher le Maftre était vain.

Il connut alors une période de faiblesse. Le garçon marchait à peine, les jambes étaient comme du plomb. Il s’efforcait d’être comme tout le monde : le matin, il croquait sa briquette de chlorelle, se dépêchait de regagner son élève exécré, sautait adroitement d’un tapis à l’autre. La nuit, il restait longtemps sans pouvoir trouver le sommeil, résistant à l’hypnose. Quant à son biofrère, même si Kron ne faisait presque pas de rêves, lui ne pouvait pas se plaindre de l’absence d’informations : Kron lui transmettait ce que le Maître lui avait appris, et il semblait que l’élève s’en contentait, pour le moment, du moins.

Maintenant que le Maître avait disparu, une seule idée possédait Kron : aller là-haut, vers le soleil et le ciel. Regardant les panneaux lumineux, il ne pouvait pas ne pas songer au lointain soleil. Or, pour le voir, il fallait franchir les quelques milliers de milles de la couche souterraine.

D’abord, il devait se débarrasser de cette peau synthétique.

Se décidant, Kron fit une incision sur son bras gauche et essaya d’arracher le lambeau, mais la douleur faillit lui faire perdre connaissance. Pourtant, après quelques vaines tentatives, cela alla mieux. Avec un scalpel, Kron parvint à découper la fine couche de peau synthétique. Le matin, il recollait ce qu’il avait arraché la nuit pour ne se distinguer en rien de ses multiples collègues pour le moment impersonnels !

Enfin, le moment arriva où Kron termina son douloureux labeur, retirant le dernier lambeau. L’aube était proche. Les murs allaient filtrer leur lueur matinale et le bras mécanique, tendre de sa niche la briquette du petit déjeuner. Puis, le gong résonnerait, annonçant le commencement d’une nouvelle journée…

Kron plia soigneusement la vieille écharpe tricotée que le Maître lui avait offerte. Le Maître racontait que les habitants chanceux des niveaux supérieurs portaient des pagnes. Et Kron n’avait pas d’autre tissu que celui de l’écharpe.

Sautant dans le couloir au coup impérieux du gong, Kron vit qu’il grouillait déjà d’hommes pressés. Blêmes au sortir du sommeil hypnotique, ils ressemblaient à des spectres silencieux. Même le hâle dû au quartz ne les rendait pas plus agréables à voir.

Kron se sépara du flux commun et se glissa rapidement dans un étroit passage, où l’on ne pouvait pénétrer que de côté. Il lui sembla que la photocellule cligna d’étonnement, mais il n’avait pas le temps de réfléchir. Il n’avait qu’une idée : s’échapper, parvenir jusqu’en haut.

Regardant peureusement autour de lui, le frêle garçon arrangea son pagne et entra dans la cabine de l’ascenseur. Seul un homme trapu s’y affairait devant le tableau de commande.

— On s’en va ou quoi ? demanda-t-il sans se retourner.

Kron marmonna quelque chose.

— Bon, ça va, dit l’homme, conciliant. Il essuya sur le tableau une tache invisible. Tu sais, quand je descends dans cet enfer, je ne suis plus moi-meme. Je m’attends à tout instant à ce qu’on m’attrape pour m’enfiler cette saleté de peau synthétique et faire de moi un de ces malheureux éducateurs. D’accord, je comprends qu’il n’y a rien à craindre. Le Troisième niveau est rempli depuis longtemps, mais je ne peux pas réprimer cette sensation. Et toi encore, qui jettes de l’huile sur le feu…

Kron était sur le point de s’évanouir. Blotti sur le siège arrière, il réalisait que le liftier l’avait pris pour quelqu’un d’autre et pensait avec horreur à ce qui se produirait s’il était démasqué.

— Si tu ne veux pas répondre, tant pis, dit le liftier. Fais marcher le dispositif antigravitation !

Kron comprit aussitôt qu’ils allaient s’élancer vers le haut et qu’il s’agissait du dispositif antisurcharges. Le Maître lui avait parlé des fortes surcharges dues aux accélérations brutales. Kron lui-même, lorsque sa mémoire aride commença à se rétablir peu à peu, se souvenait fréquemment de ses songes dans lesquels il effectuait des vols cosmiques. Dans ces derniers, on luttait toujours contre l’accélération. Les hommes se déplaçaient grâce à des manipulateurs, sans lesquels ils étaient maladroits comme des bébés. Mais même ces manipulateurs ingénieux ne leur épargnaient pas la terrible force de la pesanteur, lorsque l’accélération de l’astronef était trop grande.

Que devait-il faire maintenant ?… Il ne savait pas faire fonctionner le dispositif antigravitation. Ce n’est quand même pas au liftier qu’il le demanderait. L’autre découvrirait immédiatement son erreur, et alors…

Le plancher vacilla. Sentant ses bras s’alourdir, Kron comprit que la cabine montait.

Dans un de ses songes, Kron avait vu les premiers lancements d’hommes dans l’espace circumterrestre. Certes, ce n’étaient pas des documentaires. Les premiers boosters étaient reproduits d’après des dessins et schémas anciens. Kron retint alors que, pour mieux supporter les surcharges, les pilotes s’installaient perpendiculairement au sens du mouvement.

Kron tenta de profiter de cette expérience. Il s’allongea sur le siège étroit et rugueux. Cela sentait la poussière, le métal chauffé et, on ne sait trop pourquoi, le vieux cuir, lequel, évidemment, était parfaitement absent dans ce petit royaume de la matière synthétique.

La cabine prenait impétueusement de la vitesse et le corps du garçon s’alourdissait. Ses bras étaient ankylpsés, et il ne pouvait pas les bouger.

Kron respirait faiblement. Quelqu’un d’invisible posait l’une après l’autre des plaques d’acier sur sa poitrine. Et lorsqu’il se mit à étouffer, ce quelqu’un enleva toutes les plaques d’un coup. Le sang lui monta à la tête, et Kron crut reposer sur un édredon moelleux : c’était l’apesanteur. Il s’accrocha à temps aux accoudoirs pour ne pas voler à travers la cabine comme un grain de poussière pris dans le rayon d’un projecteur.

— J’arrête au niveau moyen ? interrogea le liftier.

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