Francis Carsac - La vermine du lion

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Téraï Laprade est un géant sportif, avec l’esprit aussi développé que le corps puisqu’il est géologue de profession et auteur d’une brillante thèse. Mais n’allez pas croire qu’il pourrait être recruté pour représenter le surhomme idéal d’une quelconque « race » humaine : il est métis d’au moins quatre populations très différentes, et fier de l’être. Il est aussi le propriétaire (ou le frère, ou l’ami) d’un lion génétiquement amélioré, unique en son genre depuis que des fanatiques ont détruit le laboratoire des parents de Laprade et assassiné ceux-ci. Employé par le Bureau International des Mines, agence gouvernementale un peu trop puissante et habituée à obtenir ce qu’elle veut, même s’il faut passer quelques indigènes au rouleau compresseur pour cela, il va découvrir jusqu’où peuvent aller ses patrons pour quelques grammes de métal en plus... Et sur Eldorado, il va basculer définitivement du côté des indigènes, même s’il doit pour se faire s’opposer à sa propre espèce…

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Stella jeta un coup d’œil sur sa montre : 18 h 30. Elle avait encore le temps, avant le dîner servi à 20 h, d’explorer les environs de l’hôtel. Elle aimait, quand elle arrivait dans une ville étrangère, prendre immédiatement sa mesure. Après les premières heures, il était trop tard, l’adaptation avait déjà commencé, enlevant aux impressions leur fraîcheur.

Elle tira de sa valise un petit pistolet à aiguilles, qui projetait silencieusement jusqu’à trente mètres, avec une bonne précision, ses minuscules projectiles. Elle le chargea, hésitant entre les munitions rouges, mortelles à la moindre piqûre, et les bleues, seulement paralysantes. Finalement, elle prit ces dernières. L’arme refermée, elle la glissa dans une poche de son pantalon de toile.

Elle allait sortir de l’hôtel quand le réceptionniste l’appela.

Miss- Henderson !

Elle se retourna, ennuyée.

— Oui ?

— Vous sortez ?

— Vous le voyez !

— Vous sortez seule ?

— Bien sûr !

— Excusez-moi si j’air l’air de me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je vous conseillerais, dans ce cas, de ne pas vous éloigner de plus de quatre blocs. D’ailleurs, tout ce qui est intéressant ici se trouve dans ce périmètre.

— Ah oui ? La ville est donc dangereuse ?

— Habituellement non, tant qu’il ne fait pas nuit Mais nous sommes aujourd’hui le 3 juillet. C’est l’anniversaire de la découverte de la planète, et la fête des prospecteurs. Ce ne sont pas de mauvais diables, en général, mais ils vont être ivres, et il serait désagréable pour une jeune fille de les rencontrer, surtout s’ils sont en bande nombreuse.

— Tiens ! Cela m’intéresserait justement de les rencontrer ! Je suis journaliste, savez-vous, et c’est mon métier de courir quelques risques pour fournir du pittoresque aux lecteurs.

— Comme vous voudrez, miss, mais je vous aurai prévenue.

— Merci. D’ailleurs, je suis armée, et bonne tireuse.

Elle sortit de sa poche le petit pistolet, le posa sur le bureau. Les yeux de l’homme s’agrandirent.

— Un pistolet à aiguilles ! Vous avez un permis ?

— Bien sûr ! Allons, au revoir, et n’ayez pas de craintes pour moi. J’ai vu de pires places que votre petit trou minier.

— Ça, miss, j’en doute !

Le soleil était encore haut sur l’horizon, il restait encore quatre heures de jour, un jour qui avait sensiblement la même durée que le jour terrestre. La rue était peu animée, comme il est normal dans le quartier résidentiel d’une petite ville industrielle. Autour de l’hôtel quelques magasins, moins minables qu’on aurait pu s’y attendre, de nombreux bureaux, ceux des compagnies qui achetaient leurs métaux rares au BIM. Parquées devant les portes, quelques magnifiques voitures mêlées à des véhicules tout terrain ou amphibie. Peu de piétons, quelques enfants jouant sur les trottoirs, et les inévitables chiens errants des planètes barbares.

Elle descendit la rue principale, nommée rue Stevenson, d’après un ancien manager de la compagnie. Quatre blocs plus loin, elle s’élargissait en une place ronde, et, au-delà, commençait le quartier populaire, le secteur des maisons ouvrières, des bars plus ou moins louches. Là, la circulation, presque uniquement pédestre, était plus animée, et les boutiques d’alimentation poussaient leurs étalages jusque sur le trottoir, agglomérant des groupes de femmes, paniers en main.

« Ce n’était pas la peine d’aller si loin pour voir ce spectacle, pensa-t-elle. La moindre bourgade d’Afrique centrale m’en offrirait autant ! »

Les cris attirèrent son attention. Un homme remontait rapidement la rue, poursuivi par une bande de gamins le huant et lui jetant des pierres. Il se hâtait visiblement, mais marchait droit, comme indifférent à la poursuite.

— Hou ! Hou ! Le singe ! chantaient les enfants.

Il arriva en face d’elle, et, pour la première fois, elle vit, en chair et en os, un indigène d’Eldorado.

De haute taille, large d’épaules, les jambes très longues et minces, nues, sortant de sous l’espèce de poncho de cuir qui cachait son corps, il portait droit la tête. Stella entrevit une face maigre, au nez fin et busqué, aux yeux noirs enfoncés sous les orbites, à la grande bouche en coup de sabre. Déjà, il tournait dans une rue latérale.

— Etait-ce un indigène ? demanda-t-elle à une grosse commère qui achetait de la viande entourée de cellophane.

— Bien sûr que c’en est un ! Un singe, oui !

Elle cracha par terre avec mépris.

Stella se sentit troublée. Elle avait déjà rencontré des Extra-terrestres. Leurs formes étranges ne l’avaient pas choquée. Il était normal qu’un natif de Belphégor IV ait six bras et quatre pattes, un indigène de Méroé un nez en trompe préhensile. Mais cet Eldoradien avait semblé complètement humain, et pourtant sa chair même était étrangère, fruit d’une évolution sous un autre soleil ! Elle avait su, avant son départ, que les Eldoradiens étaient extérieurement très semblables aux hommes, elle avait même vu des films, mais, avant cette rencontre, elle ne l’avait pas imaginé. Elle sentit se lever en elle une méfiance raciale, une révulsion qui la surprirent, et elle comprit le qualificatif de « singe » que les classes populaires de Port-Métal leur appliquait.

Elle revint à l’hôtel, prit un repas léger, et entreprit de tirer des renseignements du vieux réceptionniste qui, flatté de son attention, ne demandait pas mieux.

— Il y a longtemps que vous êtes ici ?

— Vingt ans, mademoiselle. Depuis 2214. J’ai été contremaître à l’usine, quand elle n’était pas encore ce qu’elle est, avec tous ces trucs automatiques ! Nous étions cent ouvriers alors, pas plus ! C’était du temps de M. Dupont avant que le BIM ne s’y intéresse. Puis j’ai pris ma retraite. Revenir sur Terre ? Peuh ! Il y a trop longtemps que je l’ai quittée, je n’y ai plus personne.

— Vous devez connaître tout le monde ici ?

— A peu près, mademoiselle, à peu près.

— J’ai rencontré un indigène. Est-ce habituel d’en voir dans les rues ?

— Non, plus maintenant. La ville ne leur est pas interdite, mais on les décourage de venir. Aucun bar ne leur vendra une boisson, les amendes sont trop lourdes, aucun magasin ne serait heureux de les recevoir, même s’ils avaient de l’argent. Celui que vous avez vu doit être le compagnon d’un prospecteur, revenu avec lui à Port-Métal. Quelques-uns ont lié amitié avec des tribus, cela facilite leur travail, disent-ils. Certains vivraient même avec des femmes indigènes…

— Pouah !

— Oh ! certaines sont fort jolies, si vous pouvez accepter leur odeur.

— Elles sentent mauvais, dit-elle, amusée.

— Mauvais ? Non. Etrange, plutôt.

— Je verrai bien, puisque mon reportage concerne aussi les Eldoradiens. A ce propos, quelqu’un, sur Terre, m’a conseillé de prendre contact ici avec un certain Laprade. Il a un drôle de prénom… Téraï ? Je crois que c’est cela.

— Laprade ? Je le connais. Je ne sais si je dois vous le recommander.

— Qui est-ce ? Un prospecteur ? Un bandit ?

— Ni l’un ni l’autre. C’est un géologue. Il est le seul ici qui soit indépendant du BIM. Il a un bureau, rue Stevenson, tout près de cet hôtel, mais il n’y est pas souvent. C’est effectivement l’homme qui connaît le mieux les indigènes. Mais il est bizarre. Il est métis de je ne sais trop quoi et de français, et se promène habituellement avec un lion qui n’en est pas un, une bête qui, paraît-il, comprend la parole…

— Un superlion ? Je croyais qu’ils avaient tous péri dans l’incendie de la station biologique de Toronto, lors des émeutes fondamentalistes de 2223 !

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