Jean-Christophe Grangé - La Terre des morts

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Quand le commandant Corso est chargé d'enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c'est d'un duel qu'il s'agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu'un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d'un flic peut totalement basculer, surtout quand il s'agit de la jouissance par le Mal.

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Un bref instant, il se dit qu’il pouvait plaider sa cause, mais l’épouse était suspendue au bras de son mari, comme une naufragée à un morceau de mât de navire. Un voyage pour rien .

Avant de lui claquer la porte au nez, Franz Muller résuma la situation pour que les choses soient bien claires :

— Vous avez tué notre fille.

98

Corso remonta la Himmelpfortgasse, tête baissée, épaules lourdes. La posture des vaincus, une ombre sans relief se glissant le long des vitrines. Il allait devoir rentrer à Paris avec ses questions, ses indices contradictoires, ses bribes de vérité pires encore que n’importe quel mensonge.

Vous avez tué notre fille : il aurait presque préféré. Dans ce cas, Claudia aurait été innocente. Ensuite, on aurait pu comprendre quelque chose à cette affaire.

— Monsieur Corso ?

Il ne reconnut pas tout de suite la femme qui s’avançait vers lui dans une doudoune noire aussi brillante qu’un sac-poubelle : Martha Muller en personne.

— Monsieur Corso, répéta-t-elle, essoufflée. (De la buée brouillait son visage.) Je voulais m’excuser. Franz, mon mari… Enfin, il est bouleversé.

Mains dans les poches, Corso s’inclina : révérence, salut, excuse, tout ce qu’on voudra. Ou simplement un réflexe pour mieux l’entendre : Martha Muller lui arrivait sous l’épaule.

— Je peux vous parler ? demanda-t-elle avec un léger accent suisse.

Corso chercha où se réfugier. Il repéra un café à cinquante mètres.

— Venez, ordonna-t-il.

C’était peut-être le coup de pouce qu’il espérait.

Il avait cru avoir choisi un Kaffeehaus , le traditionnel café viennois, mais c’était en réalité une pâtisserie qui faisait salon de thé. Aussitôt, les odeurs de strudel aux pommes l’assaillirent. En quelques inspirations, on avait l’impression de prendre un ou deux kilos.

Il installa la petite femme à une table comme on dispose une figurine d’ange sur une branche de sapin — elle en avait la chevelure (ses mèches étaient bouclées) et l’air poupin, mais c’était un ange sur les genoux, incapable de remonter au ciel.

— Qu’est-ce que vous voulez boire ? lui demanda-t-il.

— Café.

Corso commanda et posa les mains sur la table. Il voulait se prouver qu’il ne tremblait pas, qu’il était prêt à recueillir des infos, capitales ou non, avec sang-froid.

Quelques secondes passèrent ainsi dans le brouhaha cuivré de la pâtisserie. Les gâteaux voyageaient au-dessus de leurs têtes. Dehors, la neige tombait enfin.

Les cafés arrivèrent. Le signal pour Corso.

— Que vouliez-vous me dire ?

— Je possède une information qui pourrait vous être utile mais je ne sais pas comment.

— Dites toujours.

Corso discernait maintenant chez Martha des signes qui ne trompent pas : chair boursouflée, commissures des lèvres trop sèches, paupières lourdes. Antidépresseurs, quand tu nous tiens…

La petite femme conservait le silence. Ça avait du mal à sortir. Finalement, elle attaqua par une question :

— Vous en êtes où de votre enquête ?

— Je ne suis pas à proprement parler impliqué dans la procédure mais…

— Vous devez bien être au courant des progrès de vos collègues, non ?

— Aux dernières nouvelles, pas grand-chose de déterminant.

— Mais vous, quelle est votre idée ?

Corso la regarda par en dessous, comme un grimpeur lève les yeux et tire sur la corde qui l’assure. Non, il ne lui dirait pas la vérité. Pas assez solide. D’ailleurs, cette vérité, il ne la connaissait pas entièrement.

— Dites-moi ce qui pourrait m’aider, éluda-t-il. S’il vous plaît .

Elle se mit à fixer son café et à tourner sa petite cuillère dans la tasse. L’arôme du nectar avait du mal à se frayer un passage parmi les lourds effluves des pâtisseries. Elle touilla ainsi durant plusieurs secondes, comme si elle cherchait à s’hypnotiser elle-même.

— Claudia n’était pas la fille de Franz.

Attendez-vous au pire, vous serez toujours en dessous de la réalité. Corso avait déjà compris mais il attendait les circonstances exactes de l’histoire.

— J’ai fait mes études secondaires à l’institut des Ormes, raconta-t-elle. Une école de jeunes filles en Suisse, près d’Yverdon-les-Bains, au bord du lac de Neuchâtel.

Corso avait bien en tête la carte de la région : Yverdon-les-Bains n’était qu’à une quarantaine de kilomètres de Pontarlier. Soit la zone de chasse de Philippe Sobieski dans les années 80.

— Je n’étais pas très en avance. À 18 ans, je n’avais pas encore décroché ma « maturité », l’équivalent du bac en France. Je passais la plupart de mon temps à faire le mur, à picoler et à me défoncer. Une vraie jeune fille comme on les aime dans les pensionnats suisses.

Le flic n’avait pas la patience pour les détails :

— Vous avez été violée ?

— On peut dire ça comme ça, oui. Je l’ai rencontré dans un bar le long de la frontière. Pour être franche, je n’en garde aucun souvenir. Je revois une sorte de bad boy , grande gueule et plutôt mignon. Au départ, j’étais consentante mais ensuite, c’est devenu plus méchant. Encore une fois, je n’ai pas trop de souvenirs : j’étais ivre. Tout ça se déroulait dans l’arrière-cour du bar, entre les chiottes et la benne à ordures. Voilà comment a été conçue Claudia.

Martha se tut. Elle avait une curieuse façon de s’exprimer : son accent suisse trahissait une certaine indolence mais ses infos étaient on ne peut plus cash.

— Vous devinez la suite, reprit-elle enfin. Deux mois plus tard, je me suis aperçue que j’étais enceinte.

— Que s’est-il passé ?

— On a réglé ça à l’autrichienne.

— Mais vous êtes suisse.

— Mes parents étaient suisses, mais ils étaient installés à Vienne depuis longtemps. Mon père était le conseiller fiscal des familles les plus fortunées de la ville. Autant vous dire qu’il les tenait toutes par les couilles.

— Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Sourire dans son visage rond et luminescent. On aurait dit l’illustration d’un astre dans un livre d’enfant.

— Il a secoué la petite communauté pour me trouver un mari en urgence. Un fils ou un contrôle fiscal, tel était le marché. Il n’y a pas eu de problèmes pour recevoir des propositions. Je vous accorde que ça ne fait pas très courrier du cœur : mon foyer est né d’une baise rapide et d’une menace de chantage. En attendant, Claudia est née la tête haute. Elle aurait pu n’être qu’une bâtarde, elle est seulement née prématurée dans la haute société viennoise.

Il observait cette face de lune aux yeux distraits. Fascinante d’indifférence, ou de désespoir. Dans tous les cas, elle avait largué les amarres depuis longtemps.

— Vous connaissiez l’identité de votre… amant d’une nuit ?

— Au départ, non. Mais ensuite, il y a eu des rumeurs puis l’affaire des Hôpitaux-Neufs. Au moment du procès, j’étais en Suisse. J’ai vu les nouvelles à la télé, j’ai lu les articles de journaux. J’ai reconnu le père de Claudia. Philippe Sobieski. Sa sale petite gueule de gouape, son assurance de marlou. Comment j’avais pu craquer pour une telle raclure ? Les femmes sont toujours perverses.

Les faits se glissaient finalement sans difficulté dans la chronologie. Durant les années 80, Sobieski avait sévi entre la France, la Suisse et l’Italie. Il avait séduit, couché, violé. Il avait distribué sa semence au fil d’une errance qui s’était achevée avec le meurtre de Christine Woog.

— À cette époque, votre mari était au courant de la situation ?

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