Gérard de Villiers - L'ordre règne à Santiago

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L'ordre règne à Santiago: краткое содержание, описание и аннотация

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— Aucune importance, dit-elle d’une voix égale. Il y aura beaucoup de jolies filles.

Elle tira un carnet et un stylo de sa besace, griffonna sur une feuille qu’elle tendit à Malko. Il y avait un nom, Oliveira Chunio et une adresse 120 Amerigo Vespucci.

— Ce soir à huit heures. C’est dans Vitacura, pas loin du club. À propos, comment vous appelez-vous ?

— Malko. Prince Malko Linge. Je suis autrichien.

De nouveau, son sourire éclaira son visage bronzé. D’un geste naturel, elle se pencha et l’embrassa sur la joue, si maladroitement qu’elle frôla la commissure de ses lèvres.

— À ce soir.

Elle sauta hors de la Datsun, fit claquer la portière et s’éloigna de sa démarche dansante. Malko redémarra. Heureux.

* * *

Les sourcils très noirs contrastaient étrangement avec les cheveux d’un blanc presque neigeux. Malko se dit que « Chalo » Goulart n’avait pas loin de soixante-dix ans…

Debout sur le perron de sa petite maison, un embonpoint discret maintenu par un gilet à l’ancienne mode, il examinait Malko avec sympathie.

L’air cossu et honnête.

— Señor ?

— Êtes-vous Chalo Goulart ? demanda Malko.

Un sourire accueillant éclaira le visage du Chilien.

— C’est moi. À qui ai-je…

— Prince Malko Linge. Je ne pense pas que vous me connaissiez, se hâta de dire Malko. J’ai eu votre nom par un haut fonctionnaire du State Department à Washington. J’aimerais vous entretenir d’une affaire confidentielle.

— Entrez, fit-il.

Sans hésiter.

Malko pénétra dans un intérieur qui sentait un peu le moisi, un petit salon sans fantaisie. Les murs disparaissaient sous de curieux tableaux surréalistes, un peu dans le style Dali. Des femmes étranges dans des décors aux couleurs bariolées.

« Chalo » Goulart disparut, revint avec une bouteille de cognac de Lagrange… et deux verres. Avec des gestes mesurés, il versa l’alcool puis s’assit en face de Malko.

— Que puis-je pour vous, Señor ?

— Je cherche à entrer en contact avec un certain Carlos Geranios, dit Malko. Je crois que vous l’avez bien connu.

Le vieux monsieur resta le verre en l’air. Sincèrement surpris.

— Carlos Geranios, mais il s’est réfugié à l’ambassade d’Italie.

— Il n’y est plus, corrigea Malko.

Il raconta l’histoire du militant du M. I. R. Le vieux monsieur l’écoutait pensivement. Il hocha la tête, et laissa tomber avec tristesse :

— Les gens de la D. I. N. A. sont très brutaux. Parfois, je me demande si nous avons eu raison de faire ce que nous avons fait. On raconte des histoires horribles.

Il semblait dépassé, plein de doute.

— Pouvez-vous m’aider ? demanda Malko.

Chalo Goulart but une gorgée de son cognac.

— Je voudrais bien aider Geranios, dit-il, mais je ne sais pas où il se trouve. – Mais je connais une personne qui peut-être, le sait. Si c’est pour son bien, elle nous aidera. Il faudrait que vous reveniez me voir demain… Elle est à Viña Del Mar jusqu’à ce soir. Mais je dois dîner avec elle…

Malko regardait les tableaux.

— C’est vous qui peignez ? J’aime beaucoup.

« Chalo » Goulart rit :

— Oh non ! C’est une amie. Je lui dirai, cela lui fera plaisir !

Malko changea de conversation :

— Vous avez participé au renversement d’Allende, je crois ?

Un sourire presque enfantin éclaira le visage ridé.

— Oh, bien peu ! J’allais au Brésil chercher des fonds que je remettais ensuite à Carlos Geranios. Il les distribuait aux grévistes. C’était toujours des sommes importantes. Plusieurs dizaines de milliers de dollars, en billets. (Il eut un petit rire.) Heureusement que je suis honnête ! On ne comptait pas.

— Vous n’avez jamais été arrêté ?

Le vieil homme secoua la tête.

— Oh, non, ils étaient très désorganisés.

Malko ne comprenait pas.

— Le M. I. R. est un mouvement d’extrême gauche, n’est-ce pas ? Pourquoi Geranios travaillait-il avec la C. I. A. ?

« Chalo » Goulart eut un bon sourire.

— Il voulait forcer Allende à faire une politique plus à gauche. Il me disait que les Américains gaspillaient leur argent, que le M. I. R. finirait par gagner. Et, comme j’aidais la cause de la Révolution, qu’il me protégerait parce que j’étais un bourgeois. (Il rit.) Maintenant c’est moi qui vais le protéger. Il s’était trompé.

Malko se leva.

— Je suis au Sheraton-Carrera, dit-il. Pouvez-vous m’appeler demain ? Dès que vous aurez pu contacter cette personne ?

— Il vaut mieux que vous veniez, proposa « Chalo ». Vers la même heure. Nous dînerons ici. Mon amie fera la cuisine. Elle adore cela.

Il raccompagna Malko jusque dans la rue calme et ce dernier remonta dans sa Datsun de location. Avant de rentrer, Chalo lui dit à voix basse :

— Soyez très discret.

Malko promit.

Il redescendit vers le centre, suivant la rivière à sec qui serpentait le long de Providencia. Les rues du centre se coupaient à angle droit, à l’américaine, animées et tristes, bordées d’immeubles vieillots. Souvent on voyait encore la trace de plaque de cuivre hâtivement dévissée lors du changement de régime. Malko se perdit et échoua dans les embouteillages de l’avenida Alameda, défoncée par les travaux du futur métro.

Le parking devant la Moneda était bourré comme d’habitude.

Il se gara dans une rue transversale au risque de faire enlever sa voiture par la police. Il avait juste le temps de se changer avant son rendez-vous. Deux petites cireuses, qui pullulaient dans les rues de Santiago, le poursuivirent jusque dans le hall à colonnes du Sheraton.

* * *

— Champagne-framboise ?

Malko prit l’énorme verre ballon des mains d’Oliveira. Tout le fond était tapissé de framboises fraîches. Il croisa le regard bleu plein d’intensité de son hôtesse. Elle avait troqué sa tenue hippie pour une robe gitane de soie imprimée sous laquelle elle ne portait pratiquement rien. Ses petits seins jouaient sous la soie, provocants et pleins d’arrogance. Elle avait changé sa Seïko sport contre une plus petite, or et acier.

La maison bâtie dans le style colonial était entourée d’un grand jardin. Près d’une cinquantaine de personnes buvaient, discutaient ou dansaient dans les deux salons et le patio. La plupart assez jeunes. Des filles en pantalon trop ajusté, au regard effronté et au rire acide dansaient en flirtant ouvertement. Beaucoup portaient malheureusement des dents en or trop visibles. L’odeur de la marijuana flottait discrètement dans les coins. Plusieurs couples affalés sur des coussins fumaient en silence, bercés par la musique. Des rangées de bouteilles étaient alignées contre un mur, à même le sol. Du Moët et Chandon, des magnums de J. ? and B. du cognac Gaston de Lagrange, et même du Perrier, importés de France. Au cours de l’escudo, il y en avait pour une fortune. Tout le monde buvait beaucoup. Oliveira ne quittait guère Malko.

— Toutes les « lolas » de Santiago sont ici, ce soir ! remarqua-t-elle.

Les disques venaient des U. S. A., comme le whisky, luxe inouï, dans un pays où la bouteille de J. and B. coûtait 50 000 escudos. Le salaire mensuel d’une bonne.

Malko posa son verre et entraîna Oliveira sur le plancher dégagé. Ils dansèrent plusieurs slows. La jeune femme se tenait mieux que la plupart des autres filles. Pourtant, Malko avait l’impression qu’elle ne se refusait pas. Qu’elle attendait seulement quelque chose.

— Combien de temps restez-vous au Chili ? demanda-t-elle.

— Je l’ignore, dit Malko sincèrement, cela dépend de mes affaires.

— Que faites-vous ?

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