Gérard de Villiers - L'ordre règne à Santiago

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L'ordre règne à Santiago: краткое содержание, описание и аннотация

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Comme si les riches avaient honte de leur victoire sur Allende… Le « Los Leones » était le premier endroit agréable que Malko voyait. Dès que le garçon se fut éloigné, il demanda :

— Vous étiez là lorsque Allende…

John Villavera secoua vivement la tête.

Non, non, je suis arrivé il y a huit mois. Toute l’équipe a été changée.

Malko se permit un sourire :

— Cela a coûté cher ? demanda-t-il.

John Villavera leva des yeux innocents.

— Quoi ?

— Le renversement d’Allende ?

L’Américain prit l’air profondément choqué.

— Vous savez, fit-il, tout ce qu’on raconte n’est pas très vrai. La « company » n’a pas joué un rôle très important. Nous avons seulement aidé à la « déstabilisation » d’un régime qui lésait gravement les intérêts américains et qui menait le pays à la faillite. Tout manquait. Un de mes amis, qui séjournait à Santiago à l’époque, était obligé de mettre son dentifrice dans le coffre-fort de l’hôtel lorsqu’il sortait ! C’était devenu une denrée aussi précieuse que l’or. Quant à l’équipe au pouvoir actuellement, ils ne sont pas les monstres que l’on décrit. Des militaires de carrière un peu dépassés par les événements… Mais honnêtes, profondément honnêtes.

Un ange passa, voletant de travers. Déstabilisé. Malko se souvint de tout ce qu’il avait lu sur le Chili.

— On a quand même un peu déstabilisé à titre définitif remarqua-t-il.

— Il y a eu quelques bavures, reconnut John Villavera. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Le tout, c’était de ne pas être la mauvaise coquille.

— D’ailleurs, ajouta l’Américain, il est certain que les exécutions qui ont eu lieu ont réduit les chances de guerre civile…

C’était un point de vue… Le garçon déposa devant Malko un bol rempli d’un liquide incolore où flottaient de grosses choses jaunâtres ressemblant à des limaces…

— Qu’est-ce que c’est ? fit Malko, inquiet.

— Des oursins. Ici, ils sont énormes ! On les mange en soupe.

Malko goûta. C’était délicieux.

Il tourna la tête, rencontra le regard de la jeune hippie. Posé sur lui.

— Vous connaissez cette fille ? demanda Malko.

John Villavera eut un sourire complice, baissa la voix.

— De vue seulement. Elle s’appelle Oliveira Chunio. C’est la fille d’un colonel. Elle est divorcée, je crois.

Malko se demanda s’il n’allait pas lui faire porter quelques oursins. Mais il fallait d’abord se mettre au travail.

— Qu’attendez-vous de moi ? demanda-t-il. En dehors de séduire cette ravissante créature ?

John Villavera redressa sa courte taille, jeta un coup d’œil autour de lui. Mais il n’y avait que les « momies »…

— C’est une mission très délicate, commença-t-il. C’est moi qui ai demandé à Langley quelqu’un ayant du tact et du métier pour la mener à bien…

Malko se raidit imperceptiblement. Le flatteur vit toujours aux dépens du flatté.

— Mais encore ?

— Durant les mois qui ont précédé la chute d’Allende, continua l’Américain, un Chilien nous a rendu de très grands services. Un membre du M. I. R. qui s’opposait à la politique d’Allende. Il a accepté de distribuer aux camionneurs en grève les fonds dont ils avaient besoin pour continuer leur mouvement. Inutile de vous dire qu’ils en ignoraient la provenance…

— Évidemment…, fit Malko. J’espère que vous avez récompensé cette aide comme elle le méritait.

— Malheureusement, nous n’avons pas été à même de le récompenser, soupira Villavera. Cet homme se trouvait sur les listes de la D. I. N. A., la police politique de la Junte, en raison de son appartenance au M. I. R., mouvement d’extrême gauche. On l’accuse d’avoir participé à l’élaboration du plan « Djakarta », qui prévoyait l’assassinat de tous les officiers de droite. La Junte a mis sa tête à prix…

Malko fronça les sourcils, sceptique :

— Vous devez avoir votre mot à dire…

John Villavera hocha douloureusement la tête.

— Les Chiliens sont très susceptibles, cependant nous avions réussi à faire réfugier ce Carlos Geranios à l’ambassade d’Italie et même à lui faire obtenir un laissez-passer de la Junte pour qu’il puisse gagner le Venezuela, ce qui arrangeait tout le monde.

— Sûrement, dit Malko, sans se compromettre. Et alors ? Il n’a pas voulu partir ?

— Il s’est passé quelque chose d’imprévu, dit John Villavera, un incident regrettable… Des policiers, pris de boisson, sont venus jeter dans le jardin le corps d’une jeune femme qu’il connaissait. Il a pris peur et, la veille de son départ, il s’est enfui de l’ambassade sans qu’on sache même comment. Probablement caché dans une voiture…

— Eh bien, c’est parfait, remarqua Malko, il va bien se débrouiller pour sortir du Chili.

L’Américain secoua la tête.

— J’ai peur que non. La D. I. N. A. est terriblement efficace. Ils vont sûrement le retrouver et il risque de gros ennuis…

John Villavera était le roi de la litote…

— Aussi je voudrais que vous le retrouviez afin de le mettre à l’abri, suggéra l’Américain. Je sais que ce n’est pas facile, mais je vous aiderai de tous mes moyens. Il faut faire vite. Il peut être arrêté à chaque seconde. Ensuite, il sera trop tard… Souvenez-vous, en Bolivie, la « Company » ne voulait pas que les Boliviens exécutent Che Guevara. Ils l’ont liquidé quand même.

Malko connaissait l’histoire et savait qu’elle était vraie. L’agent américain de la C. I. A. qui avait aidé à l’arrestation du « Che » s’était ensuite battu pour qu’il ait la vie sauve. En vain. Les Boliviens l’avaient exécuté et ensuite enterré dans un endroit secret. Ils avaient même liquidé l’officier qui connaissait l’emplacement de sa tombe, pour plus de sûreté. Côté férocité, les Sud-Américains de droite ou de gauche étaient de beaux candidats pour la médaille d’or de la cruauté.

— Pourquoi ne vous en occupez-vous pas vous-même ? demanda Malko.

John Villavera eut un sourire crispé.

— Trop risqué. Je ne veux pas avoir l’air de contrer ouvertement les gens de la Junte avec qui j’ai de bons rapports. Ils sont très susceptibles sur le chapitre de la politique intérieure. S’il y avait des « frictions » au sujet de ce Geranios, ma position ne serait pas aussi inconfortable, après que vous auriez pris l’affaire en main, puisque je ne m’en occupe pas officiellement.

On ne pouvait être plus prudent…

Malko fixa la grande carte épinglée au mur :

— Mais où diable voulez-vous que j’aille chercher ce Geranios ? S’il est aussi recherché que vous le dites, il doit se cacher soigneusement. En admettant qu’il soit encore à Santiago.

— Évidemment, admit Villavera, mais j’ai un contact à vous donner. Un Chilien qui sait peut-être où il se trouve. Il faut lui faire savoir que vous voulez l’aider, le faire sortir du pays. Une fois qu’on l’aura retrouvé, ce sera facile. Je m’en charge. Je vais vous donner le nom et l’adresse de « Chalo » Goulart, un vieux monsieur charmant. Du temps d’Allende, il a accepté de transporter des fonds pour les camionneurs. Bien entendu, ne mentionnez pas mon nom. Dites que vous venez directement de Washington. Les gens, ici, sont…

L’Américain se tut brusquement. Malko tourna la tête, suivant la direction de son regard.

Trois hommes venaient d’apparaître sur la terrasse. Deux étaient des militaires en impeccable uniforme kaki, avec de hautes bottes vernies, une casquette plate, une mitraillette Beretta serrée contre eux, le visage inexpressif. Ils encadraient un civil beaucoup plus petit qu’eux, vêtu d’un costume clair, le bras droit replié contre sa poitrine, comme s’il était blessé. Il adressa un sourire joyeux à John Villavera et vint vers eux. Malko se dit qu’il ressemblait étrangement à l’acteur Peter Lorre, qui avait jadis incarné le fou meurtrier dans « M. Le Maudit » de Fritz Lang, avec ses cheveux noirs rejetés en arrière, ses yeux globuleux, son sourire un peu trop forcé et vaguement abject, sa bouche molle aux lèvres trop pâles.

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