Gérard de Villiers - L'ordre règne à Santiago

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L'ordre règne à Santiago: краткое содержание, описание и аннотация

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John Villavera se leva, présenta Malko.

— Son Excellence le colonel Federico O’Higgins. Le Chilien tendit sa main gauche. Malko s’aperçut que la droite était recouverte d’un gant de laine noire en dépit de la chaleur, et qu’il serrait entre ses doigts quelque chose qui ressemblait à un transistor. Étrange…

Le colonel attira une chaise à lui et s’assit, tandis que ses deux gardes du corps restaient debout, fixant le golf d’un air absent. Il sourit à Malko et demanda, en très bon anglais :

— Nouveau venu à Santiago ?

John Villavera dit aussitôt :

Le prince Malko a été envoyé de Washington par le State Department afin de rédiger une note d’information sur la situation à Santiago. Pour une commission du Congrès.

Le colonel Federico hocha la tête, d’un air entendu. Ses joues flasques tremblotèrent légèrement.

— Ce n’est pas si mauvais que cela, dit-il. Nous avons encore de nombreuses difficultés, mais avec l’aide de Dieu, cela s’arrangera. C’est tout à fait calme maintenant.

— Vous avez pourtant maintenu le couvre-feu ? Remarqua Malko.

Les yeux globuleux se posèrent sur lui avec une expression de bonté presque angélique.

— Nous voulions le lever, affirma le colonel O’Higgins. Mais lorsque la nouvelle a été annoncée, nous avons reçu des centaines de lettres de femmes nous demandant de le maintenir ! Expliquant que, grâce au couvre-feu, leurs maris restent enfin à la maison, ne passent pas leurs nuits à boire ou à courir les filles. Alors, nous avons cédé à la demande populaire…

Malko en resta sans voix. C’est la première fois qu’il envisageait le couvre-feu comme une mesure de caractère social. L’officier chilien eut un sourire encourageant.

— Venez me voir à l’Edificio Diego Portales. Je serais heureux que vous me communiquiez vos impressions sur le Chili.

Il se leva et s’éloigna vers l’autre bout de la terrasse, escorté de ses deux cerbères bottés. Malko le suivit des yeux. Quelque chose d’indéfinissablement dangereux se dégageait de son insolite silhouette tirée à quatre épingles. Il s’arrêta près de la table où déjeunait la fausse hippie qui se leva et lui serra la main.

— Qui est-ce ? demanda Malko.

John Villavera eut un sourire un peu embarrassé.

— Le chef de la D. I. N. A. Un homme charmant, très proaméricain.

— En effet, fit Malko, il ne porte pas un nom très chilien.

Le patron de la C. I. A. acquiesça.

— Oh ! ici, c’est courant, il y a eu beaucoup d’immigrés européens. Tous les noms ne sont pas hispaniques…

— Qu’a-t-il à la main ?

— Il a été blessé, il y a longtemps. On a dû lui retirer l’artère du bras droit. Depuis, il souffre le martyre, sa main est complètement nécrosée. Il doit tenir sans cesse une bouillotte pour la réchauffer un peu… C’est pour cela qu’il la protège par un gant de laine. Un jour, il faudra l’amputer. Il a fait venir du Japon une mini-bouillotte à piles qu’il ne quitte jamais. Il est très courageux, il ne se plaint pas…

Le garçon apporta des churrascos qui ressemblaient furieusement à de la semelle. Le colonel O’Higgins s’inclina devant la jolie blonde et continua son chemin. Presque aussitôt, la hippie se leva, prit sa besace, passa devant leur table, décochant de nouveau un coup d’œil insistant à Malko et disparut.

John Villavera se pencha aussitôt sur Malko.

— Vous lui avez tapé dans l’œil. C’est une des plus jolies filles de Santiago. Un caractère de cochon. Elle a voulu être chanteuse. Elle faisait un numéro au cabaret du Sheraton. Son père a été si furieux qu’il a fait fermer la salle pour une semaine. À dix-sept ans, elle s’était mariée avec un gros propriétaire du Sud qui lui a fait deux enfants sans même retirer ses bottes. Ensuite, elle est retournée vivre chez son père.

Malko pensa soudain à un fait bizarre.

— Vous n’avez pas eu de réfugiés à l’ambassade américaine ? demanda-t-il.

John Villavera secoua la tête lentement.

— Non.

— Comment cela se fait-il ?

L’Américain haussa les sourcils en une mimique d’incompréhension.

— Je… La politique de notre gouvernement est très stricte, n’est-ce pas… Nous ne pouvons pas accueillir de réfugiés politiques hors quota. Les gens devaient le savoir…

Malko retint un sourire incrédule.

— Donnez-moi l’adresse de ce Chalo, dit-il. Je vais aller le voir.

* * *

La hippie bronzée était là, besace à l’épaule, appuyée à une voiture en stationnement, à l’entrée de la rue qui filait vers le centre. En voyant la Datsun de Malko, elle s’avança légèrement sur la chaussée et leva le pouce, du geste bien connu des auto-stoppeurs !

Malko freina. Plus qu’agréablement surpris. Elle était bien partie depuis vingt minutes.

Elle ouvrit la portière, pencha son visage bronzé, inexpressif, demanda en anglais :

— Pouvez-vous me déposer à Providencia ?

Malko l’aurait volontiers emmenée jusqu’en Terre de Feu. Providencia, c’était les Champs-Élysées de Santiago, la grande avenue qui montait du centre de la ville jusqu’au cœur du Barrio Alto.

— Avec plaisir, dit-il sincèrement.

Elle se laissa tomber à côté, exhalant un léger parfum, très à l’aise, comme s’ils se connaissaient depuis toujours.

— Vous faites souvent du stop ? demanda Malko.

— Oh oui. Ici, c’est courant. Il n’y a pas assez de bus. Ma voiture est cassée en ce moment…

Son regard examina Malko. Aigu. Sûr de lui.

— Vous n’habitez pas Santiago ?

— Exact, fit Malko. Comment le savez-vous ?

La jeune femme effleura d’un doigt léger son blazer de velours noir.

— À ça ; ici, au Chili, nous n’en avons pas.

Il remarqua qu’elle avait les ongles coupés très court, presque rongés. Son regard glissa jusqu’à la petite poitrine qui se dessinait sous le chandail, remonta au visage volontaire, bronzé, fin et sensuel. Déjà, il tournait dans Providencia.

En descendant la large avenue, il aperçut des grappes de filles très jeunes, en chaussettes blanches et jupes plissées, mais le visage précocement provocant et maquillé, qui levaient le pouce au bout du trottoir. La passagère de Malko eut un sourire en coin.

Si vous voulez lever une « lola ».

— Qu’est-ce que c’est qu’une « lola » ? demanda Malko, amusé.

— Une minette. Il y en a des dizaines sur Providencia.

— Le silence retomba. Cinq minutes plus tard, la hippie se tourna vers Malko.

— Vous m’arrêtez là, s’il vous plaît. Juste avant le prochain feu rouge.

Il obéit, stoppa près du trottoir. Sa passagère sourit, montrant des dents éblouissantes, tendit le bras vers une boutique de mode.

— Je travaille là. Chez Palta. Si vous avez une petite amie, il faut venir lui acheter des choses. C’est la meilleure boutique de Santiago.

— Je n’ai pas de petite amie, dit Malko. Je suis arrivé hier.

La main sur la poignée de la portière, elle sembla hésiter. Malko croisa son regard. Elle avait des prunelles étonnantes. D’un bleu très sombre sur le pourtour. Elles devenaient très claires en allant vers le centre, presque blanches. On aurait dit des yeux d’oiseau de nuit.

— Si vous voulez, dit-elle soudain, je donne un dîner ce soir.

Malko ne put s’empêcher de sourire.

— Vous invitez souvent des inconnus ?

Elle haussa les épaules, très décontractée. Vous étiez au club, non ?

Sous-entendu, déjeunant au Los Leones, vous ne pouvez pas être un voyou.

— J’accepte avec plaisir, dit Malko, mais malheureusement je n’ai pas de cavalière.

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