Émile Gaboriau - Le Petit Vieux Des Batignolles

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Le Petit Vieux Des Batignolles: краткое содержание, описание и аннотация

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Un crime, un policier-enquêteur et pour finir, un coupable. Classique – mieux – historique, puisque ce roman policier date de la fin du Second Empire; mais aussi un polar, un vrai. Méchinet, dans la grande lignée des Sherlock Holmes, Hercule Poirot et autres Maigret, attend. Il est patient, Méchinet; il sait qu'il lui suffit de reprendre tranquillement son enquête de zéro pour dénouer l'énigme: et donc, débonnaire, attentif aux conseils de sa femme, frondeur à l'encontre des autorités supérieures, il avance pas à pas pour découvrir qui a tué 'le petit vieux des Batignolles'.

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– Il geint… On m’a recommandé de le surveiller, de peur qu’il ne se suicide, et comme de juste, je le surveille… mais c’est bien inutile… C’est encore un de ces gaillards qui tiennent plus à leur peau qu’à celle des autres…

– Allons le voir, interrompit monsieur Méchinet, et surtout pas de bruit…

Tous trois, aussitôt, sur la pointe des pieds, nous nous avançâmes jusqu’à une porte de chêne plein, percée à hauteur d’homme d’un guichet grillé.

Par ce guichet, on voyait tout ce qui se passait dans la cellule, éclairée par un chétif bec de gaz.

Le gardien donna d’abord un coup d’œil, monsieur Méchinet regarda ensuite, puis vint mon tour…

Sur une étroite couchette de fer recouverte d’une couverture de laine grise à bandes jaunes, j’aperçus un homme couché à plat ventre, la tête cachée entre ses bras à demi repliés.

Il pleurait: le bruit sourd de ses sanglots arrivait jusqu’à moi, et par instants un tressaillement convulsif le secouait de la tête aux pieds.

– Ouvrez-nous, maintenant, commanda monsieur Méchinet au gardien.

Il obéit et nous entrâmes.

Au grincement de la clef, le prisonnier s’était soulevé et assis sur son grabat, les jambes et les bras pendants, la tête inclinée sur la poitrine, il nous regardait d’un air hébété.

C’était un homme de trente-cinq à trente-huit ans, d’une taille un peu au-dessus de la moyenne, mais robuste, avec un cou apoplectique enfoncé entre de larges épaules. Il était laid; la petite vérole l’avait défiguré, et son long nez droit et son front fuyant lui donnaient quelque chose de la physionomie stupide du mouton. Cependant, ses yeux bleus étaient très beaux, et il avait les dents d’une remarquable blancheur…

– Eh bien! monsieur Monistrol, commença monsieur Méchinet, nous nous désolons donc!

Et l’infortuné ne répondant pas:

– Je conviens, poursuivit-il, que la situation n’est pas gaie… Cependant, si j’étais à votre place, je voudrais prouver que je suis un homme. Je me ferais une raison, et je tâcherais de démontrer mon innocence.

– Je ne suis pas innocent.

Cette fois, il n’y avait ni à équivoquer ni à suspecter l’intelligence d’un agent, c’était de la bouche même du prévenu que nous recueillions le terrible aveu.

– Quoi! s’exclama monsieur Méchinet, c’est vous qui…

L’homme s’était redressé sur ses jambes titubantes, l’œil injecté, la bouche écumante, en proie à un véritable accès de rage.

– Oui, c’est moi, interrompit-il, moi seul. Combien de fois faudra-t-il donc que je le répète?… Déjà, tout à l’heure, un juge est venu, j’ai tout avoué et signé mes aveux… Que demandez-vous de plus? Allez, je sais ce qui m’attend, et je n’ai pas peur… J’ai tué, je dois être tué!… Coupez-moi donc le cou, le plus tôt sera le mieux…

Un peu étourdi d’abord, monsieur Méchinet s’était vite remis.

– Un instant, que diable! dit-il; on ne coupe pas le cou aux gens comme cela… D’abord, il faut qu’ils prouvent qu’ils sont coupables… Puis, la justice comprend certains égarements, certaines fatalités, si vous voulez, et c’est même pour cela qu’elle a inventé les circonstances atténuantes.

Un gémissement inarticulé fut la seule réponse de Monistrol, et monsieur Méchinet continua:

– Vous lui en vouliez donc terriblement à votre oncle?

– Oh! non!

– Alors, pourquoi?…

– Pour hériter. Mes affaires étaient mauvaises, allez aux informations… J’avais besoin d’argent, mon oncle, qui était très riche, m’en refusait…

– Je comprends, vous espériez échapper à la justice…

– Je l’espérais.

Jusqu’alors, je m’étais étonné de la façon dont monsieur Méchinet conduisait ce rapide interrogatoire, mais maintenant je me l’expliquais… Je devinais la suite, je voyais quel piège il allait tendre au prévenu.

– Autre chose, reprit-il brusquement; où avez-vous acheté le revolver qui vous a servi à commettre le meurtre?

Nulle surprise ne parut sur le visage de Monistrol.

– Je l’avais en ma possession depuis longtemps, répondit-il.

– Qu’en avez-vous fait après le crime?

– Je l’ai jeté sur le boulevard extérieur.

– C’est bien, prononça gravement monsieur Méchinet, on fera des recherches et on le retrouvera certainement.

Et après un moment de silence:

– Ce que je ne m’explique pas, ajouta-t-il, c’est que vous vous soyez fait suivre de votre chien…

– Quoi! comment!… mon chien…

– Oui, Pluton… la concierge l’a reconnu…

Les poings de Monistrol se crispèrent, il ouvrit la bouche pour répondre, mais une réflexion soudaine traversant son esprit, il se rejeta sur son lit en disant d’un accent d’inébranlable résolution:

– C’est assez me torturer, vous ne m’arracherez plus un mot…

Il était clair qu’à insister on perdrait sa peine.

Nous nous retirâmes donc, et une fois dehors, sur le quai, saisissant le bras de monsieur Méchinet:

– Vous l’avez entendu, lui dis-je, ce malheureux ne sait seulement pas de quelle façon a péri son oncle… Est-il possible encore de douter de son innocence!…

Mais c’était un terrible sceptique, que ce vieux policier.

– Qui sait!… répondit-il… j’ai vu de fameux comédiens en ma vie… Mais en voici assez pour aujourd’hui… ce soir, je vous emmène manger ma soupe… Demain, il fera jour et nous verrons…

VII

Il n’était pas loin de dix heures lorsque monsieur Méchinet, que j’escortais toujours, sonna à la porte de son appartement.

– Je n’emporte jamais de passe-partout, me dit-il. Dans notre sacré métier, on ne sait jamais ce qui peut arriver… Il y a bien des gredins qui m’en veulent, et si je ne suis pas toujours prudent pour moi, je dois l’être pour ma femme.

L’explication de mon digne voisin était superflue: j’avais compris. J’avais même observé qu’il sonnait d’une façon particulière, qui devait être un signal convenu entre sa femme et lui.

Ce fut la gentille madame Méchinet qui vint nous ouvrir.

D’un mouvement preste et gracieux autant que celui d’une chatte, elle sauta au cou de son mari, en s’écriant:

– Te voilà donc!… je ne sais pourquoi, j’étais presque inquiète…

Mais elle s’arrêta brusquement: elle venait de m’apercevoir. Sa gaie physionomie s’assombrit, et elle se recula; et s’adressant autant à moi qu’à son mari:

– Quoi! reprit-elle, vous sortez du café, à cette heure!… cela n’a pas le sens commun!

Monsieur Méchinet avait aux lèvres l’indulgent sourire de l’homme sûr d’être aimé, qui sait pouvoir apaiser d’un seul mot la querelle qu’on lui cherche.

– Ne nous gronde pas, Caroline, répondit-il, m’associant à sa cause par ce pluriel, nous ne sortons pas du café et nous n’avons pas perdu notre temps… On est venu me chercher pour une affaire, pour un assassinat commis aux Batignolles.

D’un regard soupçonneux, la jeune femme nous examina alternativement, son mari et moi, et quand elle fut persuadée qu’on ne la trompait pas, elle fit seulement:

– Ah!…

Mais il faudrait une page pour détailler tout ce que contenait cette brève exclamation.

Elle s’adressait à monsieur Méchinet et signifiait clairement:

– Quoi! tu t’es confié à ce jeune homme, tu lui as révélé ta situation, tu l’as initié à nos secrets!

C’est ainsi que je l’interprétais, ce «ah!» si éloquent, et mon digne voisin l’interpréta comme moi, car il répondit:

– Eh bien! oui. Où est le mal? Si j’ai à redouter la vengeance des misérables que j’ai livrés à la justice, qu’ai-je à craindre des honnêtes gens?… T’imaginerais-tu, par hasard, que je me cache, que j’ai honte de mon métier…

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