Fortuné du - La main froide
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On s’achemina vers le faubourg Saint-Jacques, deux à deux, le souffleté en tête avec l’étudiant aux épées.
Mirande s’arrangea pour rester en serre-file avec son ami Paul qu’il n’avait pu interroger en tête à tête depuis le commencement de la querelle et qui ne lui en laissa pas le temps, car il lui dit aussitôt:
– Mon cher, je ne te comprends pas. Quelle lubie t’a pris de frapper cet homme qui ne s’adressait pas à toi? Nous voilà tous embarqués dans une sotte affaire…
– Ah! parbleu! s’écria Jean, tu me la bailles belle! C’est toi qui t’es pris de bec avec ce pochard et tu viens me reprocher de t’avoir évité le soufflet qu’il te destinait!
– Je ne te reproche pas cela. Je te reproche de lui en avoir donné un qui a rendu le duel inévitable.
– Et puis, qu’est-ce que c’est que cette histoire?… Ce marquis de Ganges qui prétend que tu lui as volé son nom?… Est-ce vrai?
– Pas du tout. Il a entendu de travers.
– Et tu ne le connais pas?…
– Je ne l’ai jamais vu, quand il s’est levé pour m’interpeller grossièrement. Je l’ai pris d’abord pour un fou.
– Moi aussi, mais je me suis aperçu qu’il ne l’est pas. Je commence même à croire qu’il est bien marquis, quoi qu’il n’en ait pas l’air. Il y a là dessous quelque chose que je ne comprends pas. Ma foi! Tant pis pour lui, si je l’embroche. Il n’avait qu’à se tenir en repos.
– Je te conseille de le ménager, sur le terrain. Si tu le tuais, nous nous trouverions tous dans un très mauvais cas.
– Oh! je ne tiens qu’à lui donner une leçon. Il est brave, après tout. Un autre aurait reculé devant une rencontre où il n’a personne pour l’assister et c’est lui qui l’a exigée. Ce marquis doit avoir beaucoup roulé. Il n’y a que les déclassés pour se jeter tête baissée dans une aventure pareille.
– Toi qui connais le monde de la noblesse, puisque tu en es, avais-tu déjà entendu parler d’un marquis de Ganges?
– Jamais… j’ai bien lu autrefois, dans un recueil de causes célèbres, l’histoire d’une marquise de Ganges, qui fut assassinée, si je ne me trompe, par ses beaux-frères et par son mari… mais ça s’est passé du temps de Louis XIV. Cet ivrogne est-il de la même famille? Je n’en sais rien et je m’en moque comme d’une guigne. J’aurais préféré ne pas le rencontrer, mais maintenant que le vin est tiré, il faut le boire… et puisque je me bats, je veux que les choses se passent convenablement sur le terrain et même avant d’y arriver. Ainsi, je pense que nous ne devons pas le laisser faire le chemin avec ce blanc-bec pour unique compagnie. Nous en avons pour deux heures de faction, avant le point du jour. Je ne peux pas me charger de causer avec lui, en attendant le moment d’en découdre… il y a un soufflet entre nous deux… toi qui ne l’as ni donné, ni reçu, ce soufflet, rien ne t’empêche de distraire ce monsieur en lui parlant de n’importe quoi.
– Tu as raison! ce sera convenable… et d’ailleurs, je ne serais pas fâché de savoir au juste à qui nous avons affaire. Je vais m’y mettre, pendant que le petit montera chercher les épées. Nous voici devant sa porte. C’est le moment de m’accointer de notre homme. Ne t’occupe plus de moi.
Mirande se le tint pour dit et aborda les deux étudiants restés sur le trottoir du faubourg Saint-Jacques devant l’allée où leur camarade venait d’entrer.
Le marquis s’était isolé d’eux et on eût dit qu’il avait deviné l’intention de Paul Cormier, car il vint à lui, et quand Paul lui proposa de faire route à côté l’un de l’autre, il répondit:
– J’allais vous le demander.
Un dialogue ainsi entamé devait aller tout seul et Paul vit aussitôt qu’il n’aurait pas de peine à en venir à ses fins, c’est-à-dire à se renseigner sur un homme qui pouvait bien être, en dépit des apparences, le mari de Jacqueline, et qui ajouta:
– Je suis content d’avoir un autre adversaire que vous, car je ne vous en veux plus. Et puisque nous ne nous battrons pas, voulez-vous que nous causions à cœur ouvert du point de départ de cette querelle?
– Très volontiers.
– Eh bien, je vous prie de me dire pourquoi un monsieur que je ne connais pas vous a présenté à deux autres messieurs, sous un nom et sous un titre qui m’appartiennent. J’ai retenu les leurs… M. le comte de Carolles… M. de Baffé… Je ne les connais pas, mais je pourrai les retrouver et les interroger plus tard… Je ne doute donc pas que vous ne répondiez franchement à la question que je vous pose.
– Moi, non plus, je ne connaissais pas ces messieurs.
– Mais vous connaissiez l’autre… celui qui vous à présenté.
– Fort peu. Je l’ai rencontré dans un salon, où je mettais les pieds ce jour-là pour la première fois et où j’ai échangé quelques mots avec lui. En me retrouvant à la Closerie des Lilas, il s’est rappelé ma figure et il m’a abordé, mais je suppose qu’il m’aura pris pour un autre.
– Pour moi, alors, puisque je suis le marquis de Ganges… le vrai…, le seul. Nous ne nous ressemblons pourtant guère.
– Pas du tout, et je ne m’explique pas la méprise de ce monsieur. Il ne savait pas mon vrai nom et il ne le sait pas encore. Mais je tiens à vous l’apprendre. Je m’appelle Paul Cormier et j’achève mon droit. Vous voyez qu’il n’aurait pas dû confondre.
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