Fortuné du - La main froide
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– Possible! ricana Jean. Vous n’en avez pas l’air.
– Je ne vous parle pas. Je parle à cet homme qui s’obstine à ne pas me répondre… et je lui répète qu’il s’est permis de prendre mon nom, que je veux savoir pourquoi et que s’il persiste à refuser de me le dire, je vais le souffleter.
Paul leva le bras, pour prendre les devants, mais Mirande fut plus prompt que lui.
– Après moi, s’il en reste, cria-t-il en appliquant sur la joue du réclamant une maîtresse gifle.
Ce fut le signal d’un tumulte effroyable. Les filles qui buvaient tout à l’heure avec le souffleté s’enfuirent en criant comme si elles avaient reçu le soufflet. Les amis et les amies de Jean arrivèrent pour lui prêter main-forte au cas où le battu essaierait de rendre coup pour coup. Jean s’était mis en posture de boxer et tout faisait prévoir qu’un combat acharné allait s’engager entre ces deux hommes, ivres tous les deux et aussi furieux l’un que l’autre.
On accourait de tous les côtés du jardin et il y avait déjà des gens qui montaient sur des chaises pour mieux voir. Pour un peu ils auraient fait: Kss!… kss!…
Le plus ennuyé de tous les acteurs de cette scène, c’était Paul Cormier, qui était la cause de la querelle et qui, faute de présence d’esprit, avait laissé son ami usurper le premier rôle, un rôle qui pouvait le mener sur le terrain.
Mais ceux qui comptaient sur le spectacle d’une belle lutte à coups de poing furent complètement volés.
Soit que le souffleté vît qu’il ne serait pas le plus fort, soit qu’il trouvât au-dessous de sa dignité d’engager un pugilat, il s’abstint de se jeter sur son adversaire, et il lui dit avec un sang-froid surprenant:
– Maintenant, monsieur, ce n’est plus à votre ami que j’ai à faire, c’est à vous et vous me rendrez raison de l’outrage.
Le soufflet l’avait non seulement dégrisé, mais transfiguré. L’ivrogne avait maintenant l’attitude et le ton d’un gentleman, brutalement offensé.
– Quand il vous plaira, répliqua Mirande. Je vais vous donner ma carte.
– Pas ici, je vous prie. Voici les sergents de ville qui arrivent. Je ne veux pas être mis au poste et je suppose que vous tenez aussi à éviter ce dénouement ridicule. Veuillez sortir avec moi et vos amis… y compris monsieur…– le souffleté désignait Paul— j’ai un autre compte à régler avec lui. Mais venez avant qu’on nous entoure… nous nous expliquerons dehors.
– Je ne demande pas mieux.
Trois des étudiants qui escortaient Mirande s’esquivèrent. Ceux-là, comme Panurge, craignaient les coups naturellement. Les trois autres restèrent. Les femmes s’étaient perdues dans la foule, aussitôt après la gifle. Mirande ouvrit la marche et on lui fit place. Son encolure et ses biceps imposaient le respect aux curieux et les sergents de ville, enchantés de n’avoir pas à intervenir, laissèrent passer le groupe, subitement apaisé.
Une paix provisoire ou plutôt une trêve, commandée par la crainte de la police, qui n’est pas tendre aux étudiants.
Le Monsieur, dégrisé, était un homme jeune et élégamment tourné, dont les traits distingués semblaient avoir été altérés par des débauches prolongées. L’ivresse habituelle y avait mis sa marque. Ce n’était pas la physionomie d’un raffiné de vices comme le vicomte de Servon. Il y avait de cela avec un peu d’abrutissement en plus. Paul se représentait ainsi le pâle Rolla d’Alfred de Musset, ce Rolla qui n’était autre que le poète lui-même.
D’où venait cet homme, évidemment tombé de haut dans de crapuleuses habitudes? Qu’était-il venu faire à ce bal avec des filles de bas étage? Et quel vertige l’avait poussé à planter là des créatures pour apostropher Paul, à propos d’un nom prononcé, un nom qui ne devait jouir d’aucune notoriété à la Closerie des Lilas?
Avait-il été pris subitement d’un accès de folie? Mirande en était convaincu et il le lui avait dit.
Paul aurait voulu le croire, mais tout en se demandant avec inquiétude comment cette nouvelle aventure allait finir, il ne pouvait pas s’empêcher de douter que cet homme fût fou, et il se disait:
– Si pourtant c’était le vrai marquis de Ganges!
Cette idée ne fit que traverser le cerveau de Paul Cormier et tout semblait indiquer qu’elle ne valait pas la peine qu’il s’y arrêtât.
Quelle apparence en effet que le marquis de Ganges, au retour d’un long voyage, s’en allât faire la noce— c’était le vrai mot— au bal Bullier, avec des créatures, au lieu de débarquer dans son hôtel de la rue Montaigne où sa charmante femme l’attendait?
Si bas tombé que soit un gentilhomme, il ne s’affiche pas ainsi et d’ailleurs Cormier n’avait aucune raison de croire que le mari de Jacqueline fût un marquis déchu. Au contraire, on parlait de ses succès financiers, des grandes entreprises qui venaient d’augmenter sa fortune déjà considérable.
Donc, ce pochard subitement dégrisé n’était pas, ne pouvait pas être le marquis de Ganges.
Alors, pourquoi s’était-il fâché quand il avait entendu donner ce nom et ce titre à un monsieur qui passait?
C’était à n’y rien comprendre et Paul Cormier y renonça. Mirande, lui, ne se creusait pas la tête à deviner cette énigme. Il avait souffleté un insolent qui menaçait son ami. Il lui devait une réparation et il ne demandait pas mieux que de la lui accorder. Un soufflet vaut un coup d’épée, c’était une de ses maximes favorites. Et il ne sortait pas de là.
Il y avait longtemps qu’il n’était allé sur le terrain et il n’était pas homme à manquer une si belle occasion de se refaire la main.
Les trois étudiants qui l’avaient suivi étaient trois bons jeunes gens qui ne s’étaient de leur vie battus qu’à coups de poing et qui n’avaient jamais mis les pieds dans une salle d’armes. Ils suivaient Mirande, parce que Mirande était le chef incontesté des tapageurs du quartier et ils étaient bien persuadés que l’affaire se terminerait autour d’un bol de punch.
Le groupe sortit sans autre incident de cette Closerie où on échange plus de horions qu’on n’y cueille de lilas.
L’orchestre venait de donner le signal d’un nouveau quadrille; danseurs et danseuses y couraient, sans plus s’occuper des suites d’une dispute, comme on en voit à Bullier, à peu près tous les soirs.
Le problématique marquis marchait en tête, comme de juste, puisque c’était lui qui avait proposé de sortir pour régler cette affaire d’honneur, où l’honneur n’était pas en cause, car il s’agissait d’une querelle entre deux ivrognes, dont l’un avait eu la main trop leste.
Ce giflé susceptible emmena les autres, sous les arbres, beaucoup plus loin que la statue du maréchal Ney, au milieu d’un carrefour désert, où ces messieurs pouvaient conférer tout à leur aise, sans craindre d’être dérangés.
Paul Cormier qui ne souhaitait la mort de personne, prit le premier la parole et ce fut pour prêcher la conciliation.
– Messieurs, dit-il, il n’y a dans tout cela qu’un malentendu… dont j’ai été la cause, bien involontairement… et tout peut s’arranger.
– Plus maintenant, interrompit le soi-disant marquis.
– Pourquoi donc pas?… J’exprime tout haut et devant témoins le regret d’avoir été l’occasion d’une querelle sans motif sérieux. Entre honnêtes gens, on ne se coupe pas la gorge pour un mot dit en l’air.
– Et le soufflet?… Il n’était pas en l’air, le soufflet. Il est encore marqué sur ma joue.
– Un mouvement de vivacité… que mon ami regrette, j’en suis sûr.
Mirande s’abstint de confirmer cette appréciation de Paul et son air disait assez qu’il ne se repentait pas du tout de ce qu’il avait fait.
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