Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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Certains regrettaient en privé la musique et la gaieté des nuits passées, mais d'autres s'en félicitaient. Au maristan, le hadji Davout Hosein rendait grâce à Allah : « La mosquée et l'Etat sont nés des mêmes entrailles et ne doivent jamais être séparés. »
Le matin, les fidèles d'Ibn Sina venaient plus nombreux que jamais se joindre à ses dévotions, mais, en dehors des heures de prière, il restait invisible. Plongé dans le deuil et l'introspection, il ne venait plus au maristan ni pour enseigner ni pour soigner ses malades. Ceux qui refusaient d'être touchés par un dhimmi s'adressaient à al-Juzjani mais ils étaient rares, et Rob s'occupait de tous les autres, en plus de ses propres responsabilités.
Un jour, à l'hôpital, il vit arriver un vieil homme décharné, à l'haleine puante et aux pieds sales. Qasim Ibn Sina avait des jambes d'échassier aux genoux en boule et une touffe mitée de barbe blanche. Il ne savait pas son âge et n'avait pas de domicile, ayant travaillé presque toute sa vie d'une caravane à l'autre. Pas de famille non plus, mais Allah veillait sur lui.
« J'ai voyagé partout, maître.
– Jusqu'en Europe, d'où je viens ?
– Presque partout. Je suis arrivé hier avec une caravane de laine et de dattes venant de Qom. En chemin, la douleur m'a frappé comme un djinn maléfique.
– Ou avais-tu mal ? »
Qasim, avec un grognement, montra son côté droit.
« Tu as eu des haut-le-cœur ?
– Seigneur, je n'arrête pas de vomir et je me sens terriblement faible. Mais Allah m'a parlé pendant mon sommeil ; il disait que par ici il y avait quelqu'un qui me guérirait. J'ai demandé en me réveillant et on m'a envoyé au maristan. »
On le conduisit à une paillasse où il fut lavé et nourri légèrement. C'était la première affection abdominale que Rob pouvait observer dès le début. Allah savait peut-être ce qu'il fallait faire, mais lui non. Il passa des heures à la maison de la Sagesse où Yussuf ul-Gamal, le vénérable bibliothécaire, offrit de l'aider en cherchant les écrits des anciens qui avaient ouvert un ventre d'homme avant l'interdiction. Al-Juzjani, consulté en l'absence d'Ibn Sina, avait éludé la question avec impatience : on mourait souvent de cette maladie, mais parfois la douleur cessait et l'on renvoyait le patient chez lui. Elle disparut aussi chez Qasim au bout de quelques jours, mais Rob ne voulait pas le laisser partir.
« Où iras-tu ?
– Je trouverai une caravane, hakim, c'est un foyer pour moi.
– Tous ceux qui viennent ici ne repartent pas, quelques-uns meurent, tu le sais ?
– Tous les hommes doivent mourir un jour, dit Qasim sérieusement.
– Laver les morts et les préparer pour l'inhumation, c'est servir Allah. Pourrais-tu t'en charger ?
– Oui, hakim. Allah, qui m'a conduit ici, veut sans doute que j'y reste. »
Il y avait une petite pièce près des deux salles qui servaient de morgue. Ils la nettoyèrent ensemble et Qasim s'y installa.
« Tu prendras tes repas ici quand les malades seront nourris et tu pourras aller aux bains du maristan. »
Avec une paillasse, une lampe d'argile et son tapis de prière, le vieux déclara que c'était le plus beau foyer qu'il ait jamais eu.
Deux semaines passèrent avant que Rob trouve le temps de retourner à la maison de la Sagesse. Il apportait en cadeau un panier de dattes du désert ; les marchands proposaient de superbes pistaches, mais le vieux bibliothécaire n'avait plus assez de dents pour les mâcher. Ils s'assirent dans la salle déserte à cette heure tardive.
« Je suis remonté dans le temps, dit Yussuf, jusqu'à l'Antiquité. L'interdiction d'ouvrir les morts existait même chez les Egyptiens, pourtant célèbres embaumeurs.
– Comment pouvaient-ils préparer les momies ?
– C'étaient des hypocrites. Ils faisaient endosser le péché par les paraschites méprisés, payés pour pratiquer l'incision interdite, au risque d'être lapidés.
– Ont-ils étudié les organes qu'ils retiraient ? Laissé des observations écrites ?
– En cinq mille ans, ils ont dû éventrer des millions d'êtres humains morts de toutes sortes de maladies, mais rien ne prouve qu'ils aient examiné les viscères avant de les jeter ou de les enfermer dans des vases d'argile ou d'albâtre. Chez les Grecs, c'était différent. Neuf cents ans avant la naissance de Mahomet, Alexandre le Grand conquit le monde antique et créa la ville qui porte son nom, entre la Méditerranée et le lac Maréotis. Après lui, le roi Ptolémée II dota Alexandrie d'une grande bibliothèque, d'un musée et de la première université du monde ; son école de médecine attirait les meilleurs étudiants de tous les pays et, pendant trois cents ans, on étudia l'anatomie en pratiquant la dissection.
– On peut donc lire leurs descriptions des affections internes ?
– Non, car tout a disparu quand les légions de César ont saccagé la ville. Seul Celsus, rassemblant le peu qui restait dans son ouvrage, De re medicina , y consacre quelques lignes, que tu connais, à cette " maladie du gros intestin ".
– Comment expliques-tu qu'on doive aux Grecs ce bref moment de l'Histoire où les médecins ont pu ouvrir les corps ?
– Ils n'avaient pas un Dieu unique et tout-puissant pour leur interdire de profaner sa création ; mais des dieux et des déesses faibles, débauchés et querelleurs. »
Yussuf cracha dans sa paume ses noyaux de dattes et sourit avec indulgence.
« Ils pouvaient bien disséquer, hakim. Ce n'étaient que des barbares, après tout. »
67. DEUX NOUVEAUX VENUS
MARY ne pouvait plus monter à cheval car sa grossesse était très avancée, mais elle faisait ses courses à pied, en conduisant l'âne sur lequel elle installait le petit Rob J. avec ses achats. Au marché arménien, Prisca était toujours heureuse de partager avec eux un sherbet et du pain chaud, mais ce matin-là elle était particulièrement volubile et Mary, qui trouvait décidément le persan bien difficile, ne comprit que quelques mots : « Etranger... Venu de loin. Comme le hakim. Même que toi. »
Le soir, elle raconta l'incident à Rob, qui avait lui aussi appris au maristan qu'un Européen était arrivé à Ispahan.
« De quel pays ? demanda Mary.
– D'Angleterre. C'est un marchand. »
Mary rougit, ses yeux brillèrent et elle porta instinctivement une main à sa poitrine.
– Pourquoi ne l'as-tu pas vu tout de suite ? Tu sais où il est ?
– Il habite le quartier de Prisca. On dit qu'il tenait d'abord à vivre chez les chrétiens, mais, voyant les taudis arméniens, il s'est empressé de louer une maison plus confortable à un musulman.
– Il faut lui écrire. L'inviter à dîner.
– Je ne sais même pas son nom.
– Paie un messager. Au quartier arménien, n'importe qui le renseignera. Rob ! Il doit avoir des nouvelles de là-bas ! »
La dernière chose qu'il souhaitait était bien ce contact avec un Anglais chrétien, mais il ne pouvait refuser à Mary l'occasion d'entendre parler d'un pays plus cher à son cœur que la Perse. Il s'assit donc pour écrire la lettre.
« Je suis Charles Bostock. »
Rob se le rappela au premier coup d'œil. Revenant à Londres, autrefois avec le Barbier, ils avaient voyagé deux jours dans la caravane de Bostock, chargée de sel d'Arundel, et ils avaient jonglé devant le marchand.
« Jesse ben Benjamin, médecin à Ispahan.
– Votre invitation était en anglais, et vous parlez aussi ma langue ? »
Rob répondit, comme il l'avait toujours fait en Perse, qu'il avait grandi à Leeds. Il était plus amusé qu'inquiet. En quatorze ans, le chiot était devenu un chien bien étrange, se dit-il, et il était peu probable que Bostock reconnaisse le petit jongleur dans ce médecin juif de haute taille.
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