Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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La brouille entre Ala et son vizir devint en quelque sorte officielle lors de l'audience du chah. L'imam était assis, selon l'usage, sur un trône plus petit, juste à la droite du roi, mais il s'adressait à lui avec une courtoisie glaciale qui n'échappa à personne.
Ce soir-là, Rob était chez Ibn Sina devant l'échiquier, mais c'était plus une leçon qu'un duel, comme si un adulte jouait avec un enfant. Ibn Sina semblait avoir conçu toute la partie d'avance et déplaçait ses pièces sans hésitation. Rob ne put résister, mais il perçut la nécessité d'un plan d'action et les prévisions réfléchies devinrent vite une partie de sa propre stratégie.
« On se rencontre par petits groupes dans les rues et sur les places pour parler à voix basse, dit-il.
– Les gens s'inquiètent quand les prêtres d'Allah entrent en conflit avec le seigneur du palais. Ils craignent que la querelle ne détruise le monde, Mais ça passera, comme toujours, et ceux qui sont bénis de Dieu survivront », conclut le maître en prenant un guerrier avec son cavalier.
Ils jouèrent un moment en silence puis Rob parla de la mort de Satira, la jeune Bédouine et des deux autres cas d'affection abdominale qui l'obsédaient.
« Ma mère aussi s'appelait Satira », soupira le médecin-chef. Mais il n'avait pas d'explication à proposer : « Il y a beaucoup de réponses que nous ignorons.
– Nous ne saurons rien si nous ne cherchons pas. »
Ibn Sina préféra changer de sujet. Le chah envoyait en Inde des marchands pour acheter de l'acier ou du minerai. Vangalil n'en avait plus et ne pouvait pas fabriquer les lames bleues que le roi appréciait tant. Ils devaient en rapporter toute une caravane, même s'il fallait aller jusqu'au bout de la route de la soie.
« Qu'y a-t-il au bout de la route de la soie ?
– Un immense pays, le Chung-Kuo.
– Et au-delà ?
– De l'eau, les océans, dit Ibn Sina en haussant les épaules.
– Des voyageurs m'ont dit que le monde était plat et entouré de feu. Celui qui s'y risquerait y périrait car c'est l'enfer.
– Des racontars ! Ce n'est pas vrai. J'ai lu qu'au-delà des terres habitées tout n'est que sable et sel comme dans le Dacht-i Kevir. On dit aussi qu'une grande partie du monde est couverte de glace. Qu'y a-t-il au-delà de ton pays ?
– La Grande-Bretagne est une île ; après c'est l'océan puis le Danemark, pays des Normands, d'où vient notre roi. Plus loin, de la glace, paraît-il.
– C'est la même chose au nord de la Perse, après Ghazna et la terre des Russes. Oui, la glace doit recouvrir une grande partie du monde. Mais il l'y a pas d'enfer au bout car les hommes qui réfléchissent ont toujours su que la terre est ronde comme une prune. Tu as voyagé en mer : quand tu aperçois un navire au loin, c'est d'abord le haut du mât qui apparaît à l'horizon, puis le reste au fur et mesure qu'il avance en suivant la surface courbe lu monde. »
Il termina la partie en prenant le roi de son adversaire, presque machinalement, et fit apporter sherbet de vin et un bol de pistaches. Puis on parla de Ptolémée. Rob n'avait appris d'astronomie que ce qu'il fallait pour la madrassa.
« Un Grec de l'Antiquité qui a travaillé en Egypte ?
– Exact. Il a écrit que le monde est rond, suspendu sous le firmament concave, au centre de l'univers ; et autour, tournent le soleil et la lune, faisant le jour et la nuit.
– Mais cette balle, sous sa surface de terre, de mers, de montagnes et de déserts, de forêts et de glace, est-elle creuse ou pleine ? De quoi est fait l'intérieur ?
– Nous n'en savons rien, dit le vieil homme en souriant. La terre est vaste, tu le sais, toi qui as tant voyagé. Nous autres petits hommes ne creuserons jamais assez pour le découvrir.
– Mais si l'on pouvait y aller voir, le feriez-vous ?
– Certes oui !
– Pourtant vous pourriez observer l'intérieur du corps humain et vous ne le faites pas.
– L'humanité doit suivre des règles sous peine de retourner à la sauvagerie. L'une de ces règles interdit la mutilation des morts, qui ressusciteront un jour du tombeau, à l'appel du Prophète. La même interdiction existait chez les Grecs, au temps de Galien ; Juifs et chrétiens partagent cette horreur de la dissection. Après tout ce que tu as fait pour devenir médecin, respecte les lois religieuses et l'opinion générale des hommes. Sinon, le pouvoir te détruira. »
Rob rentra chez lui en observant le ciel. Il ne reconnut que la lune, Saturne et peut-être Jupiter, dont l'éclat se distinguait du scintillement des étoiles. Il se dit qu'Ibn Sina n'était pas un demi-dieu, mais un érudit vieillissant, pris entre la médecine et la foi dans laquelle on l'avait élevé. Il ne l'aimait pas moins, avec ses limites humaines, mais se sentait un peu berné, tel un enfant qui découvre les faiblesses de son père.
Il s'occupa du cheval brun puis se coucha sans bruit près de Mary qui dormait.
Elle se leva dans la nuit et sortit pour vomir. Inquiet, car la maladie de Cullen avait commencé ainsi, il l'examina, mais le ventre était souple et le pouls normal. Ils retournèrent au lit et elle cria deux fois son nom, comme dans l'angoisse d'un cauchemar. Surpris, il lui caressa la tête et la réconforta.
« Je suis là, Mary. Je suis là, mon amour. »
Il lui parlait tendrement, en anglais, en persan, dans la Langue. Elle l'appela une fois encore un peu plus tard, soupira et prit sa tête dans ses bras. La joue contre la douce poitrine de sa femme, Rob s'endormit enfin, bercé par le battement régulier e son cœur.
65. KARIM
DES pousses vertes sortaient partout de terre sous le chaud soleil. C'était le printemps à Ispahan. Les oiseaux traversaient le ciel, portant des brins de paille pour construire leurs nids. Le Fleuve de la Vie, gonflé des eaux des ruisseaux et des oueds, était en crue. Rob croyait tenir dans ses mains celles de la nature qui lui transmettaient son infinie, son éternelle vitalité. Les nausées de Mary s'étaient répétées et il comprit qu'elle était enceinte ; il en fut heureux mais elle devint morose et plus irritable qu'auparavant. Il s'occupa davantage de son fils, dont le petit visage s'éclairait en le voyant. Il inventait des jeux puérils et l'enfant riait aux éclats. La semaine où il fit ses premiers pas, il dit aussi son premier mot. Rob était un père comblé.
Un après-midi, il persuada Mary de l'accompagner à pied au marché arménien. Il posa Rob J. devant la boutique du marchand de cuir, mari de Prisca, et la nourrice poussa des cris de joie en voyant marcher le petit garçon, qu'elle prit dans ses bras. Aucune femme n'était devenue l'amie de Mary, mais on s'était habitué à l'Européenne et chacun les saluait. Plus tard, tandis qu'elle préparait le pilah et que Rob taillait les abricotiers, deux petites filles du boulanger vinrent jouer avec son fils.
Apprenant un jour qu'al-Juzjani consacrait son cours à la dissection d'un porc, il tint à y assister. L'animal était un sanglier aux défenses de jeune éléphant et qui empestait. Mais son estomac nourri de céréales dégageait surtout l'odeur aigre de la bière en fermentation. Rob avait appris que toute odeur a son intérêt car elle raconte une histoire. Il fit toutes les investigations possibles dans le corps de la bête sans trouver rien qui concernât les affections abdominales, et al-Juzjani, plus soucieux de son cours que des préoccupations du jeune hakim, s'irrita du temps qu'il y passait.
Rob alla ensuite voir Ibn Sina au maristan et comprit au premier coup d'œil qu'un malheur était rivé.
« Ma Despina et Karim Harun... Ils ont été arrêtés. »
Le maître semblait atterré, bouleversé, vieilli.
Comme on pouvait le craindre depuis longtemps, ils étaient accusés d'adultère et de fornication. Les agents de Qandrasseh avaient suivi Karim surpris les amants dans la tour.
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