Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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Alors un petit garçon, devant lui, quittant la main de son père, se mit à courir sur la route, fasciné par le géant qui avançait lourdement. Karim l'attrapa au vol et le prit sur ses épaules pour franchir la ligne d'arrivée, salué par une immense clameur. Tandis qu'il recevait la douzième flèche, le chah ôta son turban et l'échangea contre la toque emplumée du coureur.

L'appel du muezzin suspendit l'élan de la foule, qui se prosterna, tournée vers La Mecque. La prière finie, le roi et les nobles entourèrent Karim Harun, le peuple se pressa pour lui crier sa joie : la Perse entière était à lui.

CINQUIÈME PARTIE

Le chirurgien militaire

51. LA CONFIANCE

« MAIS qu'est-ce qu'ils ont contre moi ? demanda Mary à Rob.

– Je ne sais pas. »

Inutile de nier, elle n'était pas aveugle. Aussitôt que la petite fille des voisins trottinait dans sa direction, la mère, qui n'apportait plus de pain chaud au « Juif étranger », se précipitait sans un mot comme pour l'arracher à la corruption. Au marché, plus de sourires ; oublié l'invitation du cordonnier à un repas de sabbat. En se promenant dans le Yehuddiyyeh, Rob ne rencontrait que silence, regards hostiles, murmures insultants. Mais, après tout, peu lui importait : il n'avait que faire du quartier juif.

En revanche, depuis que Mirdin l'évitait ou lui opposait un visage de marbre et un bref salut, il regrettait son large sourire, sa chaude camaraderie. Il le trouva un jour près de la madrassa, lisant à l'ombre d'un marronnier le dernier volume du Al-Hawi de Rhazes.

« C'est un bon auteur, il aborde là l'ensemble de la médecine, dit Mirdin mal à l'aise.

– J'en ai lu douze volumes et les autres suivront bientôt... Est-ce si mal que j'aie trouvé une femme à aimer ?

– Comment as-tu osé épouser une Autre ?

– Mirdin, elle est merveilleuse.

– " Les lèvres de l'étrangère sont un rayon de miel et sa bouche est plus douce que l'huile. " C'est une goy, Jesse ! Nous sommes un peuple dispersé qui lutte pour sa survie. Chaque fois que l'un d'entre nous se marie hors de notre foi, c'est la fin d'une de nos lignées. Si tu ne comprends pas ça, tu n'es pas l'homme que je croyais et je ne peux pas rester ton ami. »

Rob s'était trompé : les gens du quartier juif comptaient pour lui car ils l'avaient librement accepté, et cet homme plus que tout, qui avait donné son amitié. Il se sentit obligé de parler, sûr d'avoir bien placé sa confiance.

« Je ne suis pas celui que tu croyais, et je ne me suis pas marié hors de ma foi.

– Mais elle est chrétienne !

– Oui.

– Est-ce une plaisanterie stupide ? » s'écria Mirdin en pâlissant, et devant le silence de Rob, il bondit, son livre à la main.

« Mécréant ! Si c'est vrai – si tu n'es pas fou –, tu risques ta tête mais aussi la mienne. Tu verras dans le Fiqh qu'en me le disant, tu me rends complice de ta fraude, à moins que je te dénonce. Fils du diable, tu mets les miens en danger et je maudis le jour où je t'ai rencontré ! »

Il cracha et tourna les talons.

Les jours passèrent sans que les hommes du kelonter se manifestent : Mirdin n'avait pas parlé. Au maristan, le mariage de Rob avec une chrétienne parut une excentricité de plus du Juif étranger, après le carcan et le calaat. Et puis, dans la société musulmane, où chacun pouvait avoir quatre femmes, un mariage n'avait rien d'exceptionnel.

Mais la perte de son ami l'affectait profondément. Quant à Karim, dont le nom était sur toutes les lèvres depuis le chatir, il le voyait à peine car le vainqueur passait ses jours et ses nuits aux fêtes de la cour. Ainsi Rob et sa femme vivaient une solitude à deux dont ils s'accommodaient fort bien. Mary avait rendu la maison intime et confortable ; très amoureux, il passait avec elle tous ses moments de liberté, et le reste du temps se surprenait à rêver de sa chair accueillante, de la tendre ligne de son nez, de ses yeux pleins d'intelligence et de vivacité.

Ils se promenèrent à cheval dans les collines et firent l'amour dans les eaux chaudes et sulfureuses de la grotte secrète du chah. Il avait laissé en évidence le vieux livre de dessins indiens et, en essayant des variantes qui y étaient décrites, il s'aperçut qu'elle l'avait étudié. Ils s'en amusaient souvent et prenaient plaisir ensemble à des jeux sensuels étranges. Ils échangeaient leurs curiosités : elle osait toutes les questions, auxquelles il répondait toujours en scientifique.

« J'aime ton sexe aussi quand il redevient souple et doux comme de la soie. Mais qu'est-ce qui le fait changer tout à coup ? Une nourrice m'a dit autrefois que c'était l'air qui le gonflait et le rendait si dur. C'est vrai ?

– L'air, non. Il se remplit de sang artériel ; et cela a sans doute un rapport avec l'odorat et la vue. Un soir, je ramenais mon cheval à bout de force après une journée épuisante. Il flaira l'odeur d'une jument et, la trique dure comme du bois, il se précipita avant même de la voir, avec une telle ardeur qu'il fallut le retenir. »

Rob se sentait bien près de Mary et son amour valait tout le reste. Pourtant, il fut très ému quand un visage familier parut à sa porte.

« Entre, Mirdin. »

Présentée au visiteur, Mary le dévisagea avec curiosité, puis elle apporta du vin et des gâteaux et s'en fut nourrir les bêtes, laissant seuls Rob et son ami, avec cette remarquable intuition qui la lui faisait chérir.

« Tu es vraiment chrétien ?

– Oui.

– Je peux t'emmener à Fars, où le rabbenu est mon cousin. Si tu veux te convertir avec les sages là-bas, peut-être accepteront-ils. Alors, tu n'auras plus à mentir. »

Rob le regarda et secoua la tête. Mirdin soupira.

« Si tu avais été une canaille, tu aurais accepté tout de suite ; mais tu es un homme honnête et loyal, et un médecin exceptionnel. C'est pourquoi je ne peux pas te tourner le dos.

– Merci.

– Jesse ben Benjamin n'est pas ton nom ?

– Non, je m'appelle...

– Tais-toi, qu'il n'en soit plus question entre nous. Tu dois rester Jesse ben Benjamin. Tu as réussi à te mêler au Yehuddiyyeh. Il y avait quelque chose qui sonnait faux ; je me disais que c'était à cause de ton père, Juif européen apostat, qui s'était égaré et avait négligé de transmettre notre héritage à son fils. Mais prends garde, si les mullahs découvraient la tromperie, ce serait la mort, sans doute. Et les Juifs d'ici risqueraient d'en pâtir. Ils n'y sont pour rien, mais, en Perse, on fait volontiers payer les innocents.

– Es-tu sûr que tu ne cours aucun danger ?

– J'ai bien réfléchi. Je reste ton ami.

– J'en suis très heureux.

– Oui, mais je pose mes conditions. »

Rob attendit.

« Tu dois comprendre ce que tu prétends être : il ne suffit pas pour être juif de porter la barbe et le caftan. Il faut apprendre les commandements du Seigneur.

– Je connais les Dix Commandements.

– Ce n'est qu'une partie des lois de la Torah. Elle en contient six cent seize. C'est ce que tu dois étudier, avec le Talmud, qui donne les commentaires de chaque loi.

– Mais c'est pire que le Fiqh ! Je vais étouffer...

– Ce sont mes conditions, dit Mirdin sérieusement.

– D'accord. Que le diable t'emporte ! »

Alors, Mirdin sourit pour la première fois. Il se versa du vin et, laissant de côté table et chaises européennes, il s'assit par terre.

– Allons-y. Le premier commandement dit : " Croissez et multipliez. " »

Rob se sentit très heureux de voir là, chez lui, ce bon visage chaleureux.

« J'essaie, Mirdin, dit-il en riant, je fais tout ce que je peux ! »

52. LA FORMATION DE JESSE

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