Max Gallo - Par ce signe tu vaincras

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Oui, Seigneur, ma déception et mon amertume étaient si vives que tout me paraissait préférable au mariage de Guillaume et de Mathilde de Mons.

Et, comme je l’espérais, ils ne se sont jamais unis.

Il a suffi de quelques mois pour que la belle alliance célébrée à Marseille s’effiloche.

C’était Charles Quint qui s’emparait de Tunis et libérait des milliers de chrétiens, devenant ainsi le protecteur de la chrétienté.

C’était François Ier qui demandait à mon père et à mon frère de rejoindre Constantinople pour y rencontrer le sultan.

Ils m’abandonnèrent à nouveau au Castellaras de la Tour en compagnie de Salvus et du père Verdini. J’écoutai leur condamnation du roi Très Chrétien et de ceux qui le suivaient.

J’apercevais sur l’autre rive de la Siagne la Grande Forteresse des Mons. Il me semblait que Mathilde devait me voir, peut-être m’attendre.

Mais comment la rejoindre ?

La Siagne, la rivière qui nous séparait, était devenue un abîme, un torrent de sang.

Les armées de Charles Quint la traversaient, venant de Nice, pour aller combattre les trente mille hommes des troupes royales qui les attendaient dans un camp fortifié de la plaine du Comtat.

Ainsi ai-je découvert pour la première fois la guerre. Les paysans s’installaient dans nos forêts, fuyant leurs villages pillés par les lansquenets de Charles Quint. Le père Verdini craignait que ces reîtres ne viennent jusqu’au Castellaras de la Tour et n’y mettent le feu pour punir les Thorenc de leur fidélité au roi de France. Il tremblait aussi pour nos vies et la vertu de ma sœur Isabelle. Puisque mon père et mon frère étaient absents, il suggéra que nous nous réfugiions dans la Grande Forteresse : les lansquenets ne l’attaqueraient jamais puisque les Mons étaient les protégés de l’empereur et du duc de Savoie.

Et puis, prêchait-il, là est la Juste Foi, là sont ceux qui défendent la sainte Église.

Je me réjouissais de ses propos. Je priais pour qu’il ait le courage de prendre cette décision.

Mais, tenaillées par la faim, les troupes de Charles Quint ont été vaincues. Leurs entrailles pourries par la maladie, elles ont dû regagner les terres du duc de Savoie, et mon père et mon frère sont rentrés de leur ambassade.

Ma sœur leur a révélé que j’avais accepté de gagner la Grande Forteresse des Mons et m’a ainsi livré à leur colère.

J’étais félon, traître au roi de France et à ma famille.

Ainsi a débuté cette partie de ma vie dont la bataille de Lépante fut le couronnement.

Sur le pont de la Marchesa , j’ai rouvert les yeux. J’ai vu Enguerrand de Mons se redresser lentement en prenant appui sur son glaive.

Pour lui et pour moi, le moment de nous présenter devant Dieu n’était pas encore venu.

Je me suis levé, j’ai rejoint Enguerrand et nous nous sommes donné l’accolade.

Ruggero Veniero s’est avancé vers nous.

— La victoire a été grande ! a-t-il clamé. Il faut en remercier Dieu.

Nous nous sommes signés.

Veniero a montré les corps étendus sur le pont, les cadavres qui venaient battre la coque de la Marchesa et auxquels le mouvement des vagues donnait une apparence de vie.

— Tant de nos gentilshommes de grande valeur sont morts, a-t-il dit. Mais je ressens envers eux de l’envie plutôt que de la compassion. Ils sont morts dans l’honneur, pour leur patrie et leur foi en Jésus-Christ !

J’ai serré contre ma poitrine la tête tranchée du christ.

Tu hoc signo Turcos vici.

Avec ce signe j’avais vaincu les Turcs.

4.

Cette victoire sur les infidèles, le dimanche 7 octobre 1571, Vous le savez, Seigneur, je l’avais attendue si longtemps !

Pour la première fois je Vous ai prié de m’accorder la grâce de vivre ce jour de revanche et d’éclat quand j’ai senti sur ma nuque le talon de la botte du capitan-pacha Dragut.

J’avais seize ans. J’étais à genoux, les mains et le visage plongés dans ce liquide gluant et rouge, le sang des hommes.

Autour de moi, sur le pont de cette galère dont Dragut venait de s’emparer, gisaient les corps des marins chrétiens – des Espagnols – avec qui j’avais combattu, essayant de repousser ces hommes à grands turbans qui jaillissaient des deux navires entre lesquels nous étions pris comme entre les mâchoires d’un étau.

Nous avions été ensevelis sous la nuée hurlante des infidèles brandissant piques, poignards, cimeterres et haches. J’avais vu les têtes chrétiennes rouler l’une après l’autre, et le pont se couvrir de sang.

J’avais été désarmé d’un coup de plat de lame sur mon poignet et j’avais pensé que ces hommes qui me saisissaient allaient m’égorger quand, tout à coup, j’avais vu, bondissant sur notre pont, un homme dont le turban enveloppait aussi le visage. Mais à sa haute taille, à ses bras démesurés, aux bagues qu’il portait à chacun de ses doigts, à sa manière si souple de se mouvoir, ses longues jambes ployées, comme toujours prêt à bondir et à courir, je l’ai reconnu d’emblée : c’était Dragut.

Je l’avais vu, quelques mois auparavant, entrer dans la grand-salle de notre Castellaras de la Tour, escorté par deux hommes armés de cimeterres. Sur l’aire, devant la poterne du Castellaras, se tenaient une dizaine d’hommes, eux aussi coiffés d’un turban.

C’est avec effroi et effarement que j’avais assisté aux embrassades que se donnaient Dragut, mon père et mon frère.

Dragut avait fait déposer devant eux des coffres dont il disait qu’ils étaient remplis de présents pour le grand roi de France, l’allié du sultan, Soliman le Magnifique.

Mon père m’avait appelé pour me convier à m’incliner devant Dragut, capitan-pacha d’Alger, émissaire du sultan, combattant valeureux, dont bientôt les navires, avec ceux du roi de France, attaqueraient Nice, ville du duc de Savoie, l’allié de Charles Quint.

François Ier venait de lancer à tout le royaume un « cry de guerre » contre l’empereur Charles qui, disait le souverain, voulait, sous couvert de défendre la chrétienté, imposer sa loi à toutes les nations. Le roi de France n’était pas le genre de monarque à plier le genou. Il en allait de même du roi d’Angleterre et des princes d’Allemagne, de même que des nobles et des peuples des Pays-Bas. Selon François Ier, dont mon père citait les paroles, Charles Quint n’était qu’un ambitieux Habsbourg qui voulait faire croire que son armée était une paisible procession de fidèles et de défenseurs du pape ! L’empereur avait-il oublié que ses reîtres et ses lansquenets avaient mis Rome à sac ?

— L’année même de ta naissance ! m’avait lancé mon père.

Je lui avais désobéi. Non seulement j’avais refusé d’aller saluer Dragut, mais j’avais montré avec insolence le mépris que j’éprouvais pour l’homme qu’il accueillait avec la familiarité dont témoignent entre eux les compagnons d’armes.

Le père Verdini m’avait révélé que Dragut était un renégat, l’un de ces nombreux chrétiens qui, prisonniers des Barbaresques, abjuraient leur foi et adoptaient celle de leurs geôliers. Ils échappaient ainsi à la prison et à la chiourme. Ils étaient libres. Mais comme ils craignaient que leurs maîtres ne les soupçonnassent de vouloir un jour revenir à leur ancienne religion et de songer à profiter de leur liberté pour s’enfuir, ils devenaient les plus cruels et les plus pervers des musulmans, les plus furieux des Barbaresques. Ils combattaient avec adresse, torturaient avec raffinement. Leur zèle étonnait leurs anciens maîtres qui, bientôt, leur accordaient confiance, pouvoir, fortune et parfois affection.

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