Alexandre Dumas - LES COMPAGNONS DE JÉHU
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ployant le linceul de César, disait : « Voici le trou qu'a fait le poignard de Casca, voici celui qu'a fait le glaive de Cassius, voici celui qu'a fait l'épée de Brutus», je dis, moi, en voyant le suaire sanglant de la ville papale : « Voilà le sang des Albigeois ; voilà le sang des Cévennois ; voilà le sang des républicains ; voilà le sang des royalistes ; voilà le sang de Lescuyer ; voilà le sang du maréchal Brune. »
Et je me sens alors pris d'une profonde tristesse, et je me mets à écrire ; mais, dès les premières lignes, je m'aperçois que,
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sans que je m'en doutasse, le bureau de l'historien a pris, entre mes doigts, la place de la plume du romancier.
Eh bien, soyons l'un et l'autre : lecteur, accordez les dix, les quinze, les vingt premières pages à l'historien ; le romancier aura le reste.
Disons donc quelques mots d'Avignon, lieu où va s'ouvrir la première scène du nouveau livre que nous offrons au public.
Peut-être avant de lire ce que nous en dirons, est-il bon de jeter les yeux sur ce qu'en dit son historien national, François Nouguier.
« Avignon, dit-il, ville noble pour son antiquité, agréable pour son assiette, superbe pour ses murailles, riante pour la fer-tilité du sol, charmante pour la douceur de ses habitants, magnifique pour son palais, belle pour ses grandes rues, merveilleuse pour la structure de son pont, riche par son commerce, et connue par toute la terre. »
Que l'ombre de François Nouguier nous pardonne si nous ne voyons pas tout à fait sa ville avec les mêmes yeux que lui.
Ceux qui connaissent Avignon diront qui l'a mieux vue de l'historien ou du romancier.
Il est juste d'établir avant tout qu'Avignon est une ville à part, c'est-à-dire la ville des passions extrêmes ; l'époque des dissensions religieuses qui ont amené pour elle les haines politiques, remonte au douzième siècle ; les vallées du mont Ventoux abritèrent, après sa fuite de Lyon, Pierre de Valdo et ses Vaudois, les ancêtres de ces protestants qui, sous le nom d'Albigeois, coûtèrent aux comtes de Toulouse et valurent à la papau-
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té les sept châteaux que Raymond VI possédait dans le Langue-doc.
Puissante république gouvernée par des podestats, Avignon refusa de se soumettre au roi de France. Un matin, Louis VIII –
qui trouvait plus simple de se croiser contre Avignon, comme avait fait Simon de Montfort, que pour Jérusalem, comme avait fait Philippe-Auguste – un matin, disons-nous, Louis VIII se présenta aux portes d'Avignon, demandant à y entrer, la lance en arrêt, le casque en tête, les bannières déployées et les trompettes de guerre sonnant.
Les bourgeois refusèrent ; ils offrirent au roi de France, comme dernière concession, l'entrée pacifique, tête nue, lance haute, et bannière royale seule déployée. Le roi commença le blocus ; ce blocus dura trois mois, pendant lesquels, dit le chroniqueur, les bourgeois d'Avignon rendirent aux soldats français flèches pour flèches, blessures pour blessures, mort pour mort.
La ville capitula enfin. Louis VIII conduisait dans son armée le cardinal-légat romain de Saint-Ange ; ce fut lui qui dicta les conditions, véritables conditions de prêtre, dures et absolues.
Les Avignonnais furent condamnés à démolir leurs remparts, à combler leurs fossés, à abattre trois cents tours, à livrer leurs navires, à brûler leurs engins et leurs machines de guerre.
Ils durent, en outre, payer une contribution énorme, abjurer l'hérésie vaudoise, entretenir en Palestine trente hommes d'armes parfaitement armés et équipés pour y concourir à la délivrance du tombeau du Christ. Enfin, pour veiller à l'accomplissement de ces conditions, dont la bulle existe encore dans les archives de la ville, il fut fondé une confrérie de pénitents qui, traversant plus des six siècles, s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
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En opposition avec ces pénitents, qu'on appelait les pénitents blancs, se fonda l'ordre des pénitents noirs, tout impré-
gnés de l'esprit d'opposition de Raymond de Toulouse.
À partir de ce jour, les haines religieuses devinrent des haines politiques.
Ce n'était point assez pour Avignon d'être la terre de l'héré-
sie, il fallait qu'elle devînt le théâtre du schisme.
Qu'on nous permette, à propos de la Rome française, une courte digression historique ; à la rigueur, elle ne serait point nécessaire au sujet que nous traitons, et peut-être ferions-nous mieux d'entrer de plein bond dans le drame ; mais nous espé-
rons qu'on nous la pardonnera. Nous écrivons surtout pour ceux qui, dans un roman, aiment à rencontrer parfois autre chose que du roman.
En 1285, Philippe le Bel monta sur le trône.
C'est une grande date historique que cette date de 1285. La papauté, qui, dans la personne de Grégoire VII, a tenu tête à l'empereur d'Allemagne ; la papauté, qui, vaincue matériellement par Henri IV, l'a vaincu moralement ; la papauté est souffletée par un simple gentilhomme sabin, et le gantelet de fer de Colonna rougit la face de Boniface VIII.
Mais le roi de France, par la main duquel le soufflet avait été réellement donné, qu'allait-il advenir de lui sous le successeur de Boniface VIII ?
Ce successeur, c'était Benoît XI, homme de bas lieu, mais qui eût été un homme de génie peut-être, si on lui en eût donné le temps.
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Trop faible pour heurter en face Philippe le Bel, il trouva un moyen que lui eût envié, deux cents ans plus tard, le fondateur d'un ordre célèbre : il pardonna hautement, publiquement à Colonna.
Pardonner à Colonna, c'était déclarer Colonna coupable ; les coupables seuls ont besoin de pardon.
Si Colonna était coupable, le roi de France était au moins son complice.
Il y avait quelque danger à soutenir un pareil argument ; aussi Benoît XI ne fut-il pape que huit mois.
Un jour, une femme voilée, qui se donnait pour converse de Sainte-Pétronille à Pérouse, vint, comme il était, à table, lui pré-
senter une corbeille de figues.
Un aspic y était-il caché, comme dans celle de Cléopâtre ?
Le fait est que, le lendemain, le saint-siège était vacant.
Alors Philippe le Bel eut une idée étrange, si étrange, qu'elle dut lui paraître d'abord une hallucination.
C'était de tirer la papauté de Rome, de l'amener en France, de la mettre en geôle et de lui faire battre monnaie à son profit.
Le règne de Philippe le Bel est l'avènement de l'or.
L'or, c'était le seul et unique dieu de ce roi qui avait souffleté un pape. Saint Louis avait eu pour ministre un prêtre, le digne
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abbé Suger ; Philippe le Bel eut pour ministres deux banquiers, les deux Florentins Biscio et Musiato.
Vous attendez-vous, cher lecteur, à ce que nous allons tomber dans ce lieu commun philosophique qui consiste à anathé-
matiser l'or ? Vous vous tromperiez.
Au treizième siècle, l'or est un progrès.
Jusque-là on ne connaissait que la terre.
L'or, c'était la terre monnayée, la terre mobile, échangeable, transportable, divisible, subtilisée, spiritualisée, pour ainsi dire.
Tant que la terre n'avait pas eu sa représentation dans l'or, l'homme, comme le dieu Terme, cette borne des champs, avait eu les pieds pris dans la terre. Autrefois, la terre emportait l'homme ; aujourd’hui, c'est l'homme qui emporte la terre.
Mais l'or, il fallait le tirer d'où il était ; et où il était, il était bien autrement enfoui que dans les mines du Chili ou de Mexi-co.
L'or était chez les juifs et dans les églises.
Pour le tirer de cette double mine, il fallait plus qu'un roi, il fallait un pape.
C'est pourquoi Philippe le Bel, le grand tireur d'or, résolut d'avoir un pape à lui.
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