Amélie Nothomb - Cosmétique de l’ennemi

Здесь есть возможность читать онлайн «Amélie Nothomb - Cosmétique de l’ennemi» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Современная проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Cosmétique de l’ennemi: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Cosmétique de l’ennemi»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Depuis Hygiène de l'assassin, elle est fidèle au poste! Amélie Nothomb fait donc sa rentrée avec Cosmétique de l'ennemi. Au rythme – soutenu – d'un roman par an, on se demande bien comment elle peut encore nous surprendre. N'ayez crainte, elle y parvient…
Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange individu, bien décidé à lui imposer le récit de sa vie. Qui est donc ce Textor Texel qui le harcèle? Pourquoi ce raseur a-t-il jeté son dévolu sur lui? Le dialogue s'engage pourtant entre l'importun et sa victime, vif, alerte, ponctué de réparties cinglantes, prenant les allures d'une joute de haute tenue, et dévoile la passé trouble de Textor, en même temps que le malaise croissant de Jérôme. Car il se sent cerné, l'homme d'affaires irréprochable, par cet étranger qui semble si bien connaître les tréfonds de sa conscience et dont les crimes font douloureusement écho à un passé qu'il croyait enterré. Étranger, cet ennemi? Pas tant que ça! Et si, finalement, cette rencontre n'était pas tant le fruit du hasard que l'objet d'une préméditation diabolique destinée à l'anéantir?
Dans ce dialogue mené tambour battant, Amélie Nothomb s'en donne à cœur joie, faisant preuve une fois de plus de sa virtuosité. La phrase est vive, bondissante, corrosive, pour nous embarquer progressivement, mais sûrement, vers un retournement de situation dont l'auteur de Mercure a le secret. Gageons qu'une fois encore, elle recueillera vos suffrages…

Cosmétique de l’ennemi — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Cosmétique de l’ennemi», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

– Il y avait de quoi.

– J'ai dit: «Vous me décevez.» Elle a dit: «Vous ne manquez pas d'air. Non seulement vous me violez, mais en plus il faudrait que je sois à la hauteur de vos attentes?» J'ai dit: «Et si je vous aidais à me tuer? Vous verrez, je me

montrerai très coopératif.» Elle a dit: «Je ne verrai rien. Vous allez partir, maintenant.» J'ai dit: «Au début, vous évoquiez des couteaux. Où sont-ils?» Elle n'a pas répondu. Je suis allé dans la cuisine et j'ai trouvé un grand couteau.

– Pourquoi n'a-t-elle pas essayé de s'enfuir?

– Je la tenais fermement d'une main. De l'autre, j'ai placé le couteau dans son poing. J'ai mis la lame contre mon ventre, j'ai dit: «Allez-y.» Elle a dit: «Pas question. Vous seriez trop content.» J'ai dit: «Ne le faites pas pour moi, faites-le pour vous.» Elle a dit: «Je vous répète que je n'en ai aucune envie.» J'ai dit: «Alors faites-le sans en avoir envie, pour me plaire.» Elle a rigolé: «Plutôt crever que vous

plaire!» J'ai dit: «Attention, je pourrais vous prendre au mot.» Elle a dit: «Je n'ai pas peur de vous, espèce de détraqué!» J'ai dit: «Il faut que ce couteau serve, en êtes-vous consciente? Il faut que du sang soit répandu. Comprenez-vous?» Elle a dit: «Il ne faut jamais rien.» J'ai dit: «Il le faut!» et je lui ai repris l'arme. Elle a compris mais il était trop tard. Elle a essayé de se débattre. En vain. Elle n'était pas costaude. J'ai enfoncé la lame dans son ventre. Elle n'a pas crié. J'ai dit: «Je vous aime. Je voulais seulement connaître votre prénom.» Elle est tombée en murmurant avec un rictus: «Vous avez une singulière façon de demander aux gens comment ils s'appellent.» C'était une mourante très civilisée. J'ai dit: «Allez, dites-le!» Elle a dit: «Plutôt mourir.» Ce furent ses dernières paroles. De rage, j'ai lacéré son giron de coups de couteau. Peine perdue, elle avait gagné: elle était morte sans que je puisse la nommer.

Il y eut un silence. Jérôme Angust semblait avoir reçu un coup sur la tête. Textor Texel reprit:

– Je suis parti en emportant le couteau. Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait: personne ne m'avait vu venir, à part la victime. Je n'avais pas dû laisser d'empreintes suffisantes pour me retrouver. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. Le lendemain, dans le journal, j'ai enfin eu la réponse à ma question. On avait découvert, dans l'appartement que désormais je connaissais, le cadavre d'une certaine Isabelle. Isabelle! J'étais ravi.

Il y eut à nouveau un silence.

– Cette fille, je la connaissais mieux que personne. Je l'avais violée, ce qui n'est déjà pas mal; je l'avais assassinée, ce qui reste la meilleure méthode pour découvrir intimement quelqu'un. Mais il me manquait une pièce maîtresse du puzzle: son prénom. Cette lacune m'avait été insupportable. J'avais été, pendant dix années, dans la situation d'un lecteur obsédé par un chef-d'œuvre, par un livre clé qui aurait donné un sens à sa vie, mais dont il aurait ignoré le titre.

Silence.

– Et là, je découvrais le titre de l'œuvre adorée: son prénom. Et quel prénom! Pendant toutes ces années, j'avoue avoir eu peur à l'idée que la dame de mes pensées pût s'appeler Sandra, Monique, Raymonde ou Cindy. Ouf, suprême ouf, elle portait un prénom ravissant, musical, aimable et limpide comme de l'eau de source. Un prénom, c'est déjà quelque chose, disait l'infortuné Luc Dietrich. On a déjà tant à aimer quand on ne sait de l'aimée que son prénom. Je savais son prénom, son sexe et sa mort.

– Et vous appelez ça connaître quelqu'un? dit Angust d'une voix de haine démesurée.

– J'appelle même cela aimer quelqu'un. Isabelle fut aimée et connue mieux que quiconque.

– Pas par vous.

– Par qui, sinon par moi?

– Ne vous viendrait-il pas à l'esprit, espèce de détraqué, que connaître quelqu'un c'est vivre avec lui, parler avec lui, dormir avec lui, et non le détruire?

– Oh là là, nous allons au-devant de grands et graves lieux communs. Votre prochaine réplique, c'est: «Aimer, c'est regarder ensemble dans la même direction.»

– Taisez-vous!

– Qu'avez-vous, Jérôme Angust? Vous tirez une de ces têtes!

– Vous le savez bien.

– Ne faites pas votre chochotte. Estimez-vous heureux: je ne vous ai pas raconté les détails du meurtre. Bon sang, ces gens qui n'ont tué personne sont d'une sensiblerie!

– Saviez-vous que le 24 mars 1989 était le vendredi saint?

– Et moi qui vous croyais irréligieux?

– Je le suis. Vous pas. Je suppose que vous n'avez pas choisi votre date au hasard.

– Je vous jure que si. Il y a de ces coïncidences.

– J'étais certain que le salaud qui avait fait ça avait des préoccupations mystiques. Je ne sais pas ce qui me retient de vous sauter à la gorge.

– Pourquoi prenez-vous tellement à cœur le sort d'une inconnue morte il y a dix ans?

– Arrêtez votre cinéma. Depuis combien de temps me poursuivez-vous?

– Quel narcissisme! Comme si je vous poursuivais!

– Au début, vous avez tenté de me faire avaler que vous vous en preniez à des quidams, histoire de les harceler pour votre plaisir.

– C'est la vérité.

– Ah bon. S'agit-il toujours d'individus dont vous avez assassiné la femme?

– Comment? Vous étiez le mari d'Isabelle?

– Comme si vous l'ignoriez!

– Et moi qui parlais de coïncidences!

– Assez! Il y a dix ans, vous avez tué celle qui était ma raison de vivre. Et vous trouvez le moyen de me démolir encore plus, non seulement en me racontant ce meurtre, mais aussi en m'apprenant ce viol d'il y a vingt ans, dont j'ignorais tout.

– Comme les hommes sont égoïstes! Si vous aviez mieux observé Isabelle, vous auriez su ce qu'elle vous cachait. Je voyais qu'il y avait en elle quelque chose de détruit. Elle ne voulait pas en parler.

– Et ça vous arrangeait bien.

– Je n'ai pas de leçon de morale à recevoir de vous.

– C'est là que vous vous trompez. Moi, au moins, j'agis avec courage.

– Ah oui. Le viol, l'assassinat, des actes de grand courage, surtout perpétrés sur la personne d'une frêle jeune femme.

– Et vous, vous savez que j'ai tué et violé Isabelle – et vous ne faites rien.

– Que voulez-vous que je fasse?

– Il y a quelques minutes, vous parliez de me sauter à la gorge.

– C'est ça que vous voudriez?

– Oui.

– Je ne vous ferai pas ce plaisir. Je vais appeler la police.

– Lâche! Pauvre Isabelle! Vous ne la méritiez pas.

– Elle méritait encore moins d'être violée et assassinée.

– Moi au moins, je vais jusqu'au bout de mes actes. Vous, tout ce dont vous êtes capable, c'est d'appeler la police. La vengeance par procuration!

– Je me rallie au choix d'Isabelle.

– Faux cul! Isabelle avait le droit de ne pas me châtier, parce qu'elle était la victime. Vous n'avez pas cette liberté. On ne peut pardonner que quand on est l'offensé.

– Il ne s'agit en aucun cas de vous pardonner. Il s'agit de ne pas se rendre justice soi-même.

– Voyez les beaux mots civiques derrière lesquels il cache sa lâcheté!

– Vous avez déjà détruit ma vie. Hors de question que je la finisse en prison par votre faute.

– Comme tout cela est bien calculé!

– Aucune prise de risque. On ne se met pas en danger. Isabelle, vous étiez mariée à un homme qui vous aimait avec passion!

– Je suis contre la peine de mort.

– Pauvre nouille! On lui parle d'amour et il répond comme s'il participait à un débat de société.

– Il faut plus de courage que vous ne le pensez pour être contre la peine de mort.

– Qui vous parle de peine de mort, abruti? J'imagine que vous êtes contre le vol; il n'empêche que, si vous tombiez sur une mallette pleine de dollars, vous ne seriez pas assez stupide pour ne pas la prendre. Sautez sur l'occasion, espèce de larve!

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Cosmétique de l’ennemi»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Cosmétique de l’ennemi» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Amélie Nothomb - Riquet à la houppe
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Fear and Trembling
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Kosmetyka wroga
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Z pokorą i uniżeniem
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Stupeur et tremblements
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Le sabotage amoureux
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Les Catilinaires
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Hygiène de l’assassin
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Mercure
Amélie Nothomb
Amélie Nothomb - Métaphysique des tubes
Amélie Nothomb
Отзывы о книге «Cosmétique de l’ennemi»

Обсуждение, отзывы о книге «Cosmétique de l’ennemi» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x