Eco - Le pendule de Foucault
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Diotallevi dit qu'il pouvait rentrer chez lui tout seul, en taxi, qu'il n'était pas encore moribond. Il fallait qu'il s'allonge. Il appellerait tout de suite un médecin, promis. Et que ce n'était pas l'histoire de Belbo qui l'avait secoué, il allait mal depuis la veille au soir déjà. Belbo parut soulagé et l'accompagna jusqu'au taxi.
Il revint, soucieux : « En y repensant maintenant, depuis quelques semaines ce garçon a une sale mine. Il a des cernes... Mais grand Dieu, moi je devrais être mort de cirrhose depuis dix ans et je suis là, et lui qui vit comme un ascète il a une gastrite, et peut-être pire encore, selon moi c'est un ulcère. Au diable le Plan. Nous menons tous une vie de fous.
– Mais moi je dis qu'avec un comprimé de Maalox ça lui passe, dis-je.
– C'est bien ce que je dis. Mais s'il se met une bouillotte, c'est mieux. Espérons qu'il sera raisonnable. »
– 101 –
Qui operatur in Cabala... si errabit in opere aut non purificatus accesserit, deuorabitur ab Azazale.
Pico della MIRANDOLA, Conclusiones Magicae.
La crise de Diotallevi avait eu lieu fin novembre. Nous l'attendions au bureau le lendemain et il nous avait téléphoné qu'il se faisait hospitaliser. Le médecin avait dit que les symptômes n'étaient pas préoccupants, mais qu'il valait mieux faire des examens.
Belbo et moi nous associions sa maladie au Plan, que nous avions sans doute poussé trop loin. A mi-mots nous nous disions que c'était insensé, mais nous nous sentions coupables. C'était la seconde fois que je me sentais complice de Belbo : autrefois, nous nous étions tus ensemble (face à De Angelis) ; cette fois – ensemble – nous avions trop parlé. Il était insensé de se sentir coupables – alors, nous en étions convaincus –, mais nous ne pouvions nous défendre d'un sentiment de malaise. C'est ainsi que nous cessâmes, pendant un mois et plus, de parler du Plan.
Deux semaines après, Diotallevi était réapparu et, sur un ton désinvolte, il nous dit qu'il avait demandé à Garamond un congé de maladie. On lui avait conseillé une cure, sur laquelle il ne s'était pas beaucoup étendu, qui l'obligeait à se présenter à la clinique tous les deux ou trois jours, et qui l'aurait un peu affaibli. Je ne sais dans quelle mesure il pouvait s'affaiblir encore : il avait à présent un visage de la même couleur que ses cheveux. « Et finissez-en avec ces histoires, avait-il dit, c'est pas bon pour la santé, comme vous voyez. C'est la vengeance des Rose-Croix.
– Ne t'inquiète pas, lui avait dit Belbo en souriant, on va leur faire un cul comme ça aux Rose-Croix, et ils te laisseront tranquille. Il suffit d'un geste. » Et il avait claqué des doigts.
La cure avait duré jusqu'au début de l'année nouvelle. Moi je m'étais plongé dans l'histoire de la magie – la vraie, la sérieuse, me disais-je, pas la nôtre. Garamond faisait une apparition au moins une fois par jour pour demander des nouvelles de Diotallevi. « Et je vous en prie, messieurs, avertissez-moi de toute exigence, je veux dire, de tout problème qui surgirait, de toute circonstance où moi, la maison, nous pouvons faire quelque chose pour notre valeureux ami. Pour moi, il est comme un fils, je dirais plus, un frère. En tout cas, nous sommes dans un pays civilisé, grâce au ciel, et, quoi qu'on en dise, nous jouissons d'une excellente assistance sociale. »
Agliè s'était montré empressé, il avait demandé le nom de la clinique et téléphoné au directeur, un très cher ami à lui (et d'abord, avait-il dit, frère d'un ACA avec lequel il était désormais en de fort cordiaux rapports). On traiterait Diotallevi avec des égards particuliers.
Lorenza s'était émue. Elle passait aux éditions Garamond presque chaque jour, pour s'enquérir de lui. Ce qui aurait dû rendre Belbo heureux, mais il en avait tiré motif pour un ténébreux diagnostic. Si présente, Lorenza lui échappait parce qu'elle ne venait pas pour lui.
Peu avant Noël, j'avais surpris un fragment de conversation. Lorenza lui disait : « Je t'assure, une neige magnifique, et ils ont des petites chambres ravissantes. Tu veux faire du fond. Non? » J'en avais déduit qu'ils passeraient le premier de l'an ensemble. Mais un jour, après l'Epiphanie, Lorenza était apparue dans le couloir et Belbo lui avait dit : « Bonne année », en se dérobant à sa tentative de l'embrasser.
– 102 –
Partans de là, arrivasmes en une contrée qu'on appeloit Milestre... en laquelle souloit demourer un qui s'appeloit le Vieux de la Montagne... Et avoit faict dessus de très hauts monts, un mur très gros et haut qui ceignoit autour une vallée, et le tour en faisoit XXX milles, et on alloit par deux portes dedans et estoient occultes, percées en le mont.
Odorico DA PORDENONE, De rebus incognitis, Impressus Esauri, 1513, c. 21, p. 15.
Un jour de la fin janvier, alors que je passais par la via Marchese Gualdi, où je garais ma voiture, j'avais vu Salon sortir des éditions Manuzio. « Un brin de causette avec l'ami Agliè !... » m'avait-il dit. Ami ? Pour autant que je me souvenais de la fête dans le Piémont, Agliè ne l'aimait pas. C'était Salon qui fourrait le nez chez Manuzio ou Agliè qui l'utilisait pour Dieu sait quel contact ?
Il ne m'avait pas laissé le temps d'y réfléchir parce qu'il me proposa un apéritif, et nous nous étions retrouvés chez Pilade. Je ne l'avais jamais vu par là, mais il salua le vieux Pilade comme s'ils se connaissaient depuis un bout de temps. Nous nous étions assis ; il me demanda ce que devenait mon histoire de la magie. Il savait ça aussi. Je le provoquai sur la terre creuse, et sur ce Sebottendorff cité par Belbo.
Il avait ri. « Ah, il est sûr qu'il vient pas mal de fous chez vous ! Sur cette histoire de la terre creuse, je n'ai aucune idée. Quant à von Sebottendorff, eh, lui c'était un type étrange... Il a couru le risque de mettre en tête à Himmler et compagnie des idées suicidaires pour le peuple allemand.
– Quelles idées ?
– Des fantaisies orientales. Cet homme se gardait des Juifs et tombait dans l'adoration des Arabes et des Turcs. Mais savez-vous que sur le bureau de Himmler, outre Mein Kampf il y avait toujours le Coran ? Dans sa jeunesse, Sebottendorff s'était entiché de je ne sais quelle secte initiatique turque, et il avait commencé à étudier la gnose islamique. Lui il disait " Führer ", mais il pensait au Vieux de la Montagne. Et quand ils ont fondé tous ensemble les SS, ils pensaient à une organisation semblable à celle des Assassins... Demandez-vous pourquoi au cours de la première guerre mondiale Allemagne et Turquie sont alliées...
– Mais vous, comment savez-vous ces choses-là ?
– Je vous ai dit, je crois, que mon pauvre papa travaillait pour l'Okhrana. Bien ; je me souviens qu'à cette époque, la police tsariste s'était inquiétée des Assassins, je crois que c'est Rackovskij qui avait eu la première intuition... Puis ils avaient abandonné la piste, parce que s'il était question des Assassins il n'était plus question des Juifs, et le danger alors, c'étaient les Juifs. Comme toujours. Les Juifs sont revenus en Palestine et ils ont contraint les autres à sortir des cavernes. Mais ce dont nous parlions est une histoire confuse, mettons-y un point final. »
Il paraissait regretter d'en avoir trop dit, et il avait pris congé à la hâte. Mais il s'était passé quelque chose d'autre. Après tout ce qui est arrivé, maintenant je suis convaincu de n'avoir pas rêvé, et pourtant ce jour-là j'avais cru à une hallucination : en suivant Salon des yeux tandis qu'il sortait du bar, il m'avait semblé le voir rencontrer, au coin, un individu à la face orientale.
Quoi qu'il en fût, Salon m'en avait dit assez pour mettre de nouveau mon imagination en ébullition. Le Vieux de la Montagne et les Assassins n'étaient pas pour moi des inconnus : j'en avais touché un mot dans ma thèse, on accusait les Templiers d'avoir été en collusion avec eux aussi. Comment avions-nous pu l'oublier ?
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