Eco - Le pendule de Foucault
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- Название:Le pendule de Foucault
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– Imbécile, dit-il de nouveau, et cette fois-ci en s'adressant à moi. Tu n'as pas lu Trithème ? Les anges du destinataire interviennent pour mettre au clair un message, s'il le reçoit. Mes anges ne sont pas des courriers à cheval. Les Français sont perdus. Mais j'ai un plan. Je sais comment trouver quelqu'un de la génération allemande. Il faut aller à Prague.
Nous entendîmes un bruit, une lourde portière de damas se soulevait ; nous entrevîmes une main diaphane, puis Elle apparut, la Vierge Altière.
– Majesté, dîmes-nous en nous agenouillant.
– Dee, dit-Elle, je sais tout. Ne croyez pas que mes ancêtres ont sauvé les Chevaliers pour ensuite leur octroyer la domination du monde. J'exige, vous comprenez, qu'à la fin le secret soit l'apanage de la Couronne.
– Majesté, je veux le secret, à tout prix, et je le veux pour la Couronne. Je veux en retrouver les autres possesseurs, si c'est le chemin le plus court, mais quand ils m'auront confié stupidement ce qu'ils savent, il ne me sera pas difficile de les éliminer, ou par le poignard ou par l'acqua-toffana.
Sur le visage de la Reine Vierge se peignit un sourire atroce.
– Ainsi c'est bien, dit-Elle, mon bon Dee... Je ne veux pas beaucoup, seulement le Pouvoir Total. A vous, si vous réussissez, la Jarretière. A toi, William – et Elle s'adressait, lubrique douceur, au petit parasite –, une autre jarretière, et une autre toison d'or. Suis-moi.
Je susurrai à l'oreille de William :
– Perforce I am thine, and that is in me...
William me gratifia d'un regard d'onctueuse reconnaissance et suivit la reine, disparaissant derrière la portière. Je tiens la reine !
.....
Je fus avec Dee dans la Ville d'Or. Nous parcourions des passages étroits et malodorants, non loin du cimetière juif, et Dee me disait de faire attention.
– Si la nouvelle du contact manqué s'est répandue, disait-il, les autres groupes doivent se remuer pour leur propre compte. Je crains les juifs, les hiérosolymitains ont ici, à Prague, trop d'agents...
C'était le soir. La neige luisait, bleuâtre. Devant la sombre entrée du quartier juif, les éventaires de la foire de Noël étaient accroupis avec, au milieu d'eux, tendue de drap rouge et éclairée par des torches fumantes, la scène obscène d'un théâtre de marionnettes. Mais sitôt après, on passait sous une arcade de pierre de taille, et près d'une fontaine en bronze, dont les grilles laissaient pendre des stalactites de glace, s'ouvrait la voûte d'un autre passage. Sur de vieilles portes, des têtes dorées de lion mordaient des anneaux de bronze. Un léger frémissement courait le long de ces murs, d'inexplicables râles roulaient des toits bas et coulaient dans les chéneaux. Les maisons trahissaient une existence fantomatique, occultes dames de la vie... Un vieil usurier, enveloppé dans une simarre élimée, nous effleura presque en passant, et il me sembla l'entendre murmurer : « Gardez-vous d'Athanasius Pernath... » Dee murmura à son tour :
– Je crains un tout autre Athanasius... Et soudain nous fûmes dans la ruelle des Faiseurs d'Or...
Ici, et les oreilles que je n'ai plus frissonnent à ce souvenir sous ma calotte râpée, tout à coup, dans l'obscurité d'un nouveau passage inattendu, se campa devant nous un géant, un horrible être gris à l'expression atone, le corps catraphactaire à patine couleur bronze, appuyé sur un noueux bâton de bois blanc tourné en spirale. Une intense odeur de santal émanait de cette apparition. J'éprouvai une sensation d'effroi mortel, coagulé par enchantement, tout entier, dans cet être qui était devant moi. Et pourtant, je ne pouvais détourner le regard de la boule de vapeur pâle qui lui enveloppait les épaules, et c'est avec peine que j'arrivais à distinguer la face rapace d'un ibis égyptien, et derrière elle une multiplication de visages, cauchemars de mon imagination et de ma mémoire. Les contours du fantôme, qui se découpaient dans l'obscurité du passage, se dilataient et se rétractaient, comme si une lente respiration minérale envahissait la silhouette entière... Et – horreur – à la place des pieds, comme je le fixais, je vis sur la neige des moignons osseux dont la chair, grise et vide de sang, était remontée jusqu'à la cheville en bourrelets gonflés.
Ô mes voraces souvenirs...
– Le Golem ! dit Dee.
Puis il leva les deux bras au ciel, et sa simarre noire retombait avec ses amples manches au sol, comme pour créer un cingulum, un cordon ombilical entre la position aérienne des mains et la surface, ou les profondeurs, de la terre.
– Jezebel, Malkhut, Smoke Gets in Your Eyes ! dit-il.
Et tout à trac le Golem se dissolut tel un château de sable frappé par un coup de vent, nous fûmes presque aveuglés par les particules de son corps d'argile qui se fragmentaient comme des atomes dans l'air, et à la fin nous eûmes à nos pieds un petit tas de cendres brûlées. Dee se pencha, fouilla de ses doigts décharnés dans cette poussière, et en retira un bout de parchemin qu'il cacha sur sa poitrine.
Ce fut à ce point-là que surgit de l'ombre un vieux rabbin à la kippa graisseuse qui ressemblait beaucoup à ma calotte.
– Le Docteur Dee, je suppose, dit-il.
– Here Cornes Everybody, répondit humblement Dee, Rabbi Allevi. Quel plaisir de vous voir...
Et l'autre :
– Par hasard, n'avez-vous pas vu un être en train de rôder dans les parages ?
– Un être ? dit Dee en feignant l'étonnement. De quelle facture ?
– Au diable Dee, dit Rabbi Allevi. C'était mon Golem.
– Votre Golem ? Je n'en sais rien.
– Attention à vous, docteur Dee, dit, livide, Rabbi Allevi. La partie que vous jouez vous dépasse.
– J'ignore de quoi vous voulez parler, Rabbi Allevi, dit Dee. Nous sommes ici pour fabriquer quelques onces d'or à votre empereur. Nous ne sommes pas des nécromanciens de quatre sous.
– Rendez-moi au moins le bout de parchemin, implora Rabbi Allevi.
– Quel bout de parchemin ? demanda Dee avec une diabolique ingénuité.
– Soyez maudit, docteur Dee, dit le rabbin. En vérité, je vous le dis, vous ne verrez pas l'aube du siècle nouveau.
Et il s'éloigna dans la nuit en murmurant d'obscures consonnes sans aucune voyelle. Oh, Langue Diabolique et Sainte !
Dee s'était adossé au mur humide du passage, le visage terreux, les cheveux dressés sur la tête, comme ceux du serpent.
– Je connais Rabbi Allevi, dit-il. Je mourrai le 5 août 1608, calendrier grégorien. Et donc Kelley, aidez-moi à mettre en oeuvre mon projet. C'est vous qui devrez le mener à son terme. Gilding pale streams with heavenly alchymy, rappelez-vous.
Je me le serais rappelé, et William avec moi, et contre moi.
Il ne dit plus rien. La brume pâle qui frotte son dos contre les vitres, la fumée jaune qui frotte son dos contre les vitres, passait sa langue sur les angles du soir. Nous étions maintenant dans une autre ruelle, des vapeurs blanchâtres émanaient des grilles à ras de terre par où on apercevait des bouges aux murs de guingois, scandés à travers une gradation de gris fuligineux... J'entrevis, alors qu'il descendait à tâtons un escalier (aux marches anormalement orthogonales), la silhouette d'un vieil homme à la redingote élimée et au grand chapeau haut de forme. Dee aussi le vit :
– Caligari ! s'exclama-t-il. Ici lui aussi, et chez Madame Sosostris, The Famous Clairvoyante ! Il faut faire vite.
Nous doublâmes le pas et parvînmes à la porte d'une bicoque, dans une venelle à l'éclairage douteux, sinistrement sémite.
Nous frappâmes, la porte s'ouvrit comme par enchantement. Nous entrâmes dans un vaste salon, orné de chandeliers à sept branches, tétragrammes en relief, étoiles de David en éventail. Des vieux violons, couleur du glacis de tableaux anciens, s'entassaient à l'entrée sur une table d'une anamorphique irrégularité. Un grand crocodile pendait, momifié, de la haute voûte de l'antre, oscillant légèrement à la brise du soir, à la faible clarté d'une seule torche, ou de nombreuses – ou d'aucune. Sur le fond, devant une sorte de tente ou baldaquin, sous quoi se dressait un tabernacle, priant à genoux, murmurant sans trêve et blasphématoirement les soixante-douze Noms de Dieu, se trouvait un Vieux. Je sus, par une subite fulguration du Nous, que c'était Heinrich Khunrath.
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