Victor Hugo - Les Misérables Tome III – Marius
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Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.
Ses parents l’avaient jeté dans la vie d’un coup de pied.
Il avait tout bonnement pris sa volée.
C’était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l’air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux [27], volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l’appelait galopin, se fâchait quand on l’appelait voyou. Il n’avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d’amour; mais il était joyeux parce qu’il était libre.
Quand ces pauvres êtres sont des hommes, presque toujours la meule de l’ordre social les rencontre et les broie, mais tant qu’ils sont enfants, ils échappent, étant petits. Le moindre trou les sauve.
Pourtant, si abandonné que fût cet enfant, il arrivait parfois, tous les deux ou trois mois, qu’il disait: Tiens, je vais voir maman! Alors il quittait le boulevard, le Cirque, la porte Saint-Martin, descendait aux quais, passait les ponts, gagnait les faubourgs, atteignait la Salpêtrière, et arrivait où? Précisément à ce double numéro 50-52 que le lecteur connaît, à la masure Gorbeau.
À cette époque, la masure 50-52, habituellement déserte et éternellement décorée de l’écriteau: «Chambres à louer», se trouvait, chose rare, habitée par plusieurs individus qui, du reste, comme cela est toujours à Paris, n’avaient aucun lien ni aucun rapport entre eux. Tous appartenaient à cette classe indigente qui commence à partir du dernier petit bourgeois gêné et qui se prolonge de misère en misère dans les bas-fonds de la société jusqu’à ces deux êtres auxquels toutes les choses matérielles de la civilisation viennent aboutir, l’égoutier qui balaye la boue et le chiffonnier qui ramasse les guenilles.
La «principale locataire» du temps de Jean Valjean était morte et avait été remplacée par toute pareille. Je ne sais quel philosophe a dit: On ne manque jamais de vieilles femmes.
Cette nouvelle vieille s’appelait madame Burgon, et n’avait rien de remarquable dans sa vie qu’une dynastie de trois perroquets, lesquels avaient successivement régné sur son âme.
Les plus misérables entre ceux qui habitaient la masure étaient une famille de quatre personnes, le père, la mère et deux filles déjà assez grandes, tous les quatre logés dans le même galetas, une de ces cellules dont nous avons déjà parlé.
Cette famille n’offrait au premier abord rien de très particulier que son extrême dénûment. Le père en louant la chambre avait dit s’appeler Jondrette. Quelque temps après son emménagement qui avait singulièrement ressemblé, pour emprunté l’expression mémorable de la principale locataire, à l’entrée de rien du tout , ce Jondrette avait dit à cette femme qui, comme sa devancière, était en même temps portière et balayait l’escalier: – Mère une telle, si quelqu’un venait par hasard demander un polonais ou un italien, ou peut-être un espagnol, ce serait moi.
Cette famille était la famille du joyeux va-nu-pieds. Il y arrivait et il y trouvait la pauvreté, la détresse, et, ce qui est plus triste, aucun sourire; le froid dans l’âtre et le froid dans les cœurs. Quand il entrait, on lui demandait: – D’où viens-tu? Il répondait: – De la rue. Quand il s’en allait, on lui demandait: – Où vas-tu? il répondait: – Dans la rue. Sa mère lui disait: – Qu’est-ce que tu viens faire ici?
Cet enfant vivait dans cette absence d’affection comme ces herbes pâles qui viennent dans les caves. Il ne souffrait pas d’être ainsi et n’en voulait à personne. Il ne savait pas au juste comment devaient être un père et une mère.
Du reste sa mère aimait ses sœurs.
Nous avons oublié de dire que sur le boulevard du Temple on nommait cet enfant le petit Gavroche. Pourquoi s’appelait-il Gavroche [28]? Probablement parce que son père s’appelait Jondrette.
Casser le fil semble être l’instinct de certaines familles misérables.
La chambre que les Jondrette habitaient dans la masure Gorbeau était la dernière au bout du corridor. La cellule d’à côté était occupée par un jeune homme très pauvre qu’on nommait Marius.
Disons ce que c’était que monsieur Marius.
Livre deuxième – Le grand bourgeois
Chapitre I Quatrevingt-dix ans et trente-deux dents
Rue Boucherat, rue de Normandie et rue de Saintonge, il existe encore quelques anciens habitants qui ont gardé le souvenir d’un bonhomme appelé M. Gillenormand [29], et qui en parlent avec complaisance. Ce bonhomme était vieux quand ils étaient jeunes. Cette silhouette, pour ceux qui regardent mélancoliquement ce vague fourmillement d’ombres qu’on nomme le passé, n’a pas encore tout à fait disparu du labyrinthe des rues voisines du Temple auxquelles, sous Louis XIV, on a attaché les noms de toutes les provinces de France, absolument comme on a donné de nos jours aux rues du nouveau quartier Tivoli [30]les noms de toutes les capitales d’Europe; progression, soit dit en passant, où est visible le progrès.
M. Gillenormand, lequel était on ne peut plus vivant en 1831, était un de ces hommes devenus curieux à voir uniquement à cause qu’ils ont longtemps vécu, et qui sont étranges parce qu’ils ont jadis ressemblé à tout le monde et que maintenant ils ne ressemblent plus à personne. C’était un vieillard particulier, et bien véritablement l’homme d’un autre âge, le vrai bourgeois complet et un peu hautain du dix-huitième siècle, portant sa bonne vieille bourgeoisie de l’air dont les marquis portaient leur marquisat. Il avait dépassé quatre-vingt-dix ans, marchait droit, parlait haut, voyait clair, buvait sec, mangeait, dormait et ronflait. Il avait ses trente-deux dents. Il ne mettait de lunettes que pour lire. Il était d’humeur amoureuse, mais disait que depuis une dizaine d’années il avait décidément et tout à fait renoncé aux femmes. Il ne pouvait plus plaire, disait-il; il n’ajoutait pas: Je suis trop vieux, mais: Je suis trop pauvre. Il disait: Si je n’étais pas ruiné… héée! – Il ne lui restait en effet qu’un revenu d’environ quinze mille livres. Son rêve était de faire un héritage et d’avoir cent mille francs de rente pour avoir des maîtresses. Il n’appartenait point, comme on voit, à cette variété malingre d’octogénaires qui, comme M. de Voltaire, ont été mourants toute leur vie; ce n’était pas une longévité de pot fêlé; ce vieillard gaillard s’était toujours bien porté. Il était superficiel, rapide, aisément courroucé. Il entrait en tempête à tout propos, le plus souvent à contresens du vrai. Quand on le contredisait, il levait la canne; il battait les gens, comme au grand siècle. Il avait une fille de cinquante ans passés, non mariée, qu’il rossait très fort quand il se mettait en colère, et qu’il eût volontiers fouettée. Elle lui faisait l’effet d’avoir huit ans. Il souffletait énergiquement ses domestiques et disait: Ah! carogne! Un de ses jurons était: Par la pantoufloche de la pantouflochade! Il avait des tranquillités singulières; il se faisait raser tous les jours par un barbier qui avait été fou, et qui le détestait, étant jaloux de M. Gillenormand à cause de sa femme, jolie barbière coquette [31]. M. Gillenormand admirait son propre discernement en toute chose, et se déclarait très sagace; voici un de ses mots: «J’ai, en vérité, quelque pénétration; je suis de force à dire, quand une puce me pique, de quelle femme elle me vient.» Les mots qu’il prononçait le plus souvent, c’était: l’homme sensible et la nature . Il ne donnait pas à ce dernier mot la grande acception que notre époque lui a rendue. Mais il le faisait entrer à sa façon dans ses petites satires du coin du feu: – La nature, disait-il, pour que la civilisation ait un peu de tout, lui donne jusqu’à des spécimens de barbarie amusante. L’Europe a des échantillons de l’Asie et de l’Afrique, en petit format. Le chat est un tigre de salon, le lézard est un crocodile de poche. Les danseuses de l’Opéra sont des sauvagesses roses. Elles ne mangent pas les hommes, elles les grugent. Ou bien, les magiciennes! elles les changent en huîtres, et les avalent. Les caraïbes ne laissent que les os, elles ne laissent que l’écaille. Telles sont nos mœurs. Nous ne dévorons pas, nous rongeons; nous n’exterminons pas, nous griffons.
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