Max Gallo - Napoléon. L'empereur des rois

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Napoléon. L'empereur des rois: краткое содержание, описание и аннотация

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Il est Napoléon le Grand: après Austerlitz, qui peut arrêter l'empereur des Français? Il bouscule les rois, à Iéna, à Friedland, à Wagram. Il conquiert les femmes: Marie Walewska, la Polonaise, et Marie-Louise, l'Autrichienne, la petite-nièce de Marie-Antoinette! Son fils, le roi de Rome, descend donc de l'empereur d'Autriche. Quel parcours!
Napoléon, que nous suivons pas à pas, s'humanise. Amant impérieux de Marie Walewska et mari attentionné de Marie-Louise, il voudrait retenir l'Histoire, ne pas avoir à engager le fer contre le Tsar. Mais il est emporté: "Et ainsi la guerre aura lieu malgré moi, malgré lui", confie-t-il.
Max Gallo nous fait partager, à chaque instant de chaque jour, les bonheurs et les ardeurs du père, du mari, de l'amant, la volonté et l'esprit de décision de cet empereur des rois, lancé dans le ciel de l'Histoire comme un météore. "Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre".

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Il éprouve pour ces Bourbons de la pitié mêlée de mépris et de dégoût.

Ces gens-là ne méritent plus de régner. C'est justice de les chasser du trône. Et c'est l'intérêt de ma dynastie, de l'Europe et de l'Espagne. Quant à Ferdinand VII, qui se veut roi, celui-là, c'est l'ennemi .

« Le prince des Asturies est très bête, très méchant, très ennemi de la France, explique Napoléon à Talleyrand. J'ai fait arrêter ses courriers, sur lesquels on a trouvé des lettres pleines de fiel et de haine contre les Français, qu'il appelle à plusieurs reprises : ces maudits Français. Vous sentirez bien qu'avec mon habitude de manier les hommes, son expérience de vingt-quatre ans n'a pu m'en imposer ; et cela est si évident pour moi qu'il faudrait une longue guerre pour m'amener à le reconnaître pour roi d'Espagne. »

Il les regarde se chamailler. Le père reprochant au fils de lui avoir volé la couronne, le fils répondant avec insolence, la mère emportée par la colère, insultant son fils, défendant son amant, et celui-ci demeurant silencieux, épuisé.

Ils sont laids, ils sont lâches. Charles IV pleure comme un enfant. Ferdinand mange avec voracité .

Ils attendent de moi que je choisisse entre eux .

J'ai choisi ce qu'ils n'imaginent même pas. Le plan est arrêté. Il faudra l'exécuter, le leur faire accepter. Il y aura quelques cris, quelques larmes. Mais ces gens-là ne sont plus rien .

Le 2 mai, il dicte une lettre pour Murat. Le grand-duc de Berg doit lui aussi être averti.

« Je suis content du roi Charles et de la reine, écrit Napoléon. Je leur destine Compiège.

« Je destine le roi de Naples à régner à Madrid. Je veux vous donner le royaume de Naples ou du Portugal. Répondez-moi sur-le-champ ce que vous en pensez, car il faut que cela soit fait dans un jour. »

Joséphine arrive au château gaie, heureuse. Hortense vient d'accoucher d'un fils, le 20 avril, qu'elle a prénommé Charles-Louis-Napoléon1.

Napoléon l'entraîne. Il la trouve embellie. Ils descendent vers la Nive. Il fait chaud, il la pousse dans la rivière. Ils s'aspergent, prennent une barque, se dirigent vers le château de Lauga, où Caroline Murat vient de s'installer.

Il faudra qu'elle accepte de ne plus rêver à l'Espagne, mais à Naples, un beau royaume. Il rit. Il a écrit à Joseph que « l'Espagne n'est pas ce qu'est le royaume de Naples... À Madrid, vous êtes en France. Naples est au bout du monde. Je désire donc qu'immédiatement après avoir reçu cette lettre vous laissiez la régence à qui vous voudrez... Et que vous partiez pour vous rendre à Bayonne par le chemin de Turin, du Mont-Cenis et de Lyon ».

Joseph est l'aîné de la famille. Il a droit à ce trône d'Espagne, que les autres frères ont refusé. Il l'acceptera. Il n'aura pas le choix .

Si ces Bourbons savaient !

Il les voit s'avancer dans le parc, vers Joséphine. Elle est la grâce. Il lui prend la main, la conduit à table. Elle présidera le dîner.

Une petite cour s'est reconstituée au château de Marracq, organisée par le grand maréchal Duroc.

Parmi les jeunes femmes qui composent la suite de Joséphine et qui s'inclinent devant lui, Napoléon aperçoit une jeune femme dont le nom lui revient aussitôt, Mlle Guillebeau, qu'il avait remarquée à l'un des bals masqués donnés à Paris par Caroline ou Hortense. Il la fixe longuement. Elle ne baisse pas les yeux. Toute son attitude dit qu'elle accepte. Napoléon se sent guilleret. Il lance un coup d'œil à Joséphine. Elle a vu. Elle sourit, consentante. Elle ne craint pas cela. Elle souhaite même ces infidélités. Ce ne sont qu'affaires de corps. La politique et le cœur sont ailleurs. Dans le divorce, et chez Marie Walewska. Mais Marie est à Paris. Et il faut toujours prendre ce que le destin offre.

Ce soir, il rendra visite à Mlle Guillebeau, sous les combles du château.

Il s'assoit en face de Joséphine et de Charles IV. À sa droite, la reine Marie-Louise. Un couple qu'il trouve pitoyable. Au bout de la table se tient Ferdinand, dont le visage aux traits lourds dit l'avidité. « Quelque chose qu'on lui dise, raconte Napoléon, il ne répond pas ; qu'on le tance ou qu'on lui fasse des compliments, il ne change jamais de visage. Pour qui le voit, son caractère se dépeint par un seul mot : sournois. »

Quand donc les contraindrai-je à renoncer à ce qu'ils croient posséder encore, la Couronne d'Espagne ?

Il hésite. Il pense à Mlle Guillebeau, à la nuit qui vient. Il faudrait aussi un événement, un signe qui lui permette de balayer en quelques phrases les illusions de cette famille qu'il méprise.

Le 5 mai 1808, il n'a encore rien dit.

Il se promène, ce jeudi-là, dans le parc du château de Marracq.

C'est le milieu de l'après-midi. Il fait doux.

Il n'a pas pu refuser de donner son bras à cette petite femme grosse, laide, vulgaire, la reine Marie-Louise, qui respire bruyamment, se plaint d'une voix aiguë de son fils Ferdinand, ce traître. Elle se lamente des souffrances que les émeutiers ont infligées à « son » prince de la Paix, Godoy. Elle s'en remet à l'Empereur, dit-elle en lui pressant le bras. Charles IV approuve sa femme. Il se tient de l'autre côté de Napoléon. Ils sont tous deux comme des sujets qui quémandent.

Napoléon se retourne, il aperçoit Joséphine aux côtés de Duroc et de Ferdinand. Il éprouve tout à coup pour elle un élan de gratitude. Elle l'a toujours soutenu avec intelligence. Ici encore, elle écoute quand il le faut les souverains d'Espagne, elle a la grâce naturelle d'une souveraine.

Il voit un officier qui s'avance, venant du château, précédé d'un aide de camp. L'officier, dont l'uniforme est couvert de poussière, porte un gros portefeuille de cuir. Il doit être envoyé par Murat.

Napoléon s'approche en compagnie de Marie-Louise et de Charles IV.

- Qu'y a-t-il de nouveau à Madrid ? demande-t-il en reconnaissant le capitaine Marbot, un aide de camp de Murat.

Il s'étonne du silence de l'officier qui présente les dépêches, le regard fixe.

- Que se passe-t-il ? répète Napoléon.

L'officier se tait toujours.

Napoléon prend les dépêches, entraîne l'officier loin des Bourbons et, au fur et à mesure que l'on s'éloigne, le capitaine Marbot se met à parler. Sous les arbres, tout en marchant le long du mur de clôture, Napoléon écoute, lit les dépêches de Murat.

Le 1 er mai, la foule s'est rassemblée Puerta del Sol, à Madrid. Elle a été difficilement dispersée. Le lundi 2 au matin, l'émeute à l'annonce du départ de la capitale du plus jeune des fils de Charles IV, don Francisco, s'est déchaînée. Les soldats français isolés dans Madrid ont été égorgés. Plusieurs milliers d'émeutiers ont attaqué les escadrons de dragons ou de la Garde qui, venant des faubourgs, pénétraient dans la capitale. Sur la Puerta del Sol, les soldats espagnols ont rejoint les émeutiers et tiré à mitraille sur les Français. Les combats se sont prolongés le mardi 3 mai.

Napoléon interrompt le capitaine Marbot. Ce ne sont pas les détails d'une bataille qui comptent, mais la conclusion, dit-il.

Il lit la dernière lettre de Murat. Les mameluks ont chargé avec la Garde.

- Plusieurs milliers d'Espagnols ont été tués, dit Marbot.

Le peuple, poursuit-il, est désespéré. Il n'accepte pas que la famille royale ait été conduite en France. Les émeutiers ont fait montre d'un courage féroce, même les femmes et les enfants ont attaqué les Français.

- Ils nous haïssent, même après notre victoire...

Napoléon l'interrompt.

- Bah, bah, dit-il en retournant vers le centre du parc où les souverains espagnols l'attendent. Ils se calmeront et me béniront lorsqu'ils verront leur patrie sortir de l'opprobre et du désordre dans lequel l'avait jetée l'administration la plus faible et la plus corrompue qui ait jamais existé...

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