Рихард Вагнер - La vie simple
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À aucune époque, les conditions extérieures qu'il avait réalisées par son industrie ou son savoir, n'ont pu dispenser l'homme de se soucier de l'état de sa vie intérieure. La figure du monde change autour de nous, les facteurs intellectuels et matériels de l'existence se modifient. Nul ne peut s'opposer à ce changement dont le caractère brusque ne laisse pas d'être parfois périlleux. Mais la grande affaire est que, au sein des circonstances modifiées, l'homme demeure un homme, vive sa vie marche vers son but. Or quelle que soit la route à parcourir, pour marcher vers son but, il faut que le voyageur ne se perde pas dans les chemins de traverse et ne s'embarrasse pas de fardeaux inutiles. Qu'il veille sur sa direction, sur ses forces, sur son honneur et que pour mieux se consacrer à l'essentiel qui est de progresser, il simplifie son bagage, fût-ce même au prix de quelques sacrifices.
II
L'esprit de simplicité
Avant de pouvoir exposer en quoi consisterait, dans la pratique, le retour à la simplicité auquel nous aspirons, il est nécessaire de définir la simplicité dans son principe même. Car l'on commet à son endroit la même erreur que nous venons de dénoncer et qui consiste à confondre l'accessoire avec l'essentiel, le fond avec la forme. On est tenté de croire que la simplicité présente certains caractères extérieurs auxquels elle se reconnaît, et dans lesquels elle consiste. Simplicité et condition simple, vêtements modestes, demeure sans faste, médiocrité, pauvreté, ces choses semblent marcher ensemble. Tel n'est pas le cas cependant. Des trois hommes que je viens de rencontrer sur ma route, l'un allait en équipage, l'autre à pied, le troisième nu-pieds. Ce dernier n'est pas nécessairement le plus simple des trois. Il se peut en effet que celui qui passe en voiture soit simple malgré sa grande situation et ne soit pas l'esclave de sa richesse; il se peut de même que l'homme en souliers n'envie pas celui qui passe en équipage, et ne méprise pas celui qui va sans chaussures, et enfin il est possible que, sous ses haillons et les pieds dans la poussière, le troisième ait la haine de la simplicité, du travail, de la sobriété et ne rêve que vie facile, jouissances, désœuvrement. Parmi les moins simples des hommes il faut compter les mendiants de profession, les chevaliers d'industrie, les parasites, tout le troupeau des obséquieux ou des envieux dont les aspirations se résument en ceci: arriver à saisir un lambeau, le plus gros possible, de cette proie que consomment les heureux de la terre. Et dans cette même catégorie, rangeons, peu importe à quel milieu ils appartiennent, les ambitieux, les roués, les efféminés, les avares, les orgueilleux, les raffinés. La livrée n'y fait rien, il faut voir le cœur. Aucune classe n'a le privilège de la simplicité, aucun costume, quelque humble qu'il paraisse, n'en est le signe assuré. Sa demeure n'est, nécessairement, ni la mansarde, ni la chaumière, ni la cellule de l'ascète, ni la barque du plus pauvre des pêcheurs. Sous toutes les formes que revêt la vie, dans toutes les positions sociales, en bas comme au sommet de l'échelle, il y a des êtres qui sont simples et d'autres qui ne le sont pas. Nous ne voulons pas dire par là que la simplicité ne se traduise par aucun indice extérieur, qu'elle n'ait pas ses allures particulières, ses goûts propres, ses mœurs; mais il ne faut pas confondre ces formes qu'on peut à la rigueur lui emprunter, avec son essence même et sa source profonde. Cette source est tout intérieure. La simplicité est un état d'esprit. Elle réside dans l'intention centrale qui nous anime. Un homme est simple lorsque sa plus haute préoccupation consiste à vouloir être ce qu'il doit être, c est-à-dire un homme tout bonnement. Cela n'est ni aussi facile ni aussi impossible qu'on pourrait se l'imaginer. Au fond cela consiste à mettre ses aspirations et ses actes d'accord avec la loi même de notre être et par conséquent avec l'intention éternelle qui a voulu que nous soyons. Qu'une fleur soit une fleur, une hirondelle une hirondelle, un rocher un rocher et qu'un homme soit un homme et non un renard, un lièvre, un oiseau de proie ou un pourceau, tout est là.
Nous voici donc amenés à formuler l'idéal pratique de l'homme. Dans toute vie nous observons une certaine quantité de forces et de substances associées pour un but. Des matériaux plus ou moins bruts y sont transformés et portés à un degré supérieur d'organisation. Il n'en est pas autrement pour la vie des hommes. L'idéal humain consisterait ainsi à transformer la vie en biens plus grands qu'elle-même. On peut comparer l'existence à une matière première. Ce qu'elle est, importe moins que ce qu'on en tire. Comme dans une œuvre d'art, ce qu'on doit y apprécier, c'est ce que l'ouvrier a su y mettre. Nous apportons en naissant, des dons différents. L'un a reçu de l'or, l'autre du granit, un troisième du marbre et la plupart du bois ou de l'argile. Notre tâche consiste à façonner ces matières. Chacun sait qu'on peut gâter la substance la plus précieuse, mais aussi qu'on peut tirer une œuvre immortelle d'une matière sans valeur. L'art consiste à réaliser une idée permanente, dans une forme éphémère. La vie vraie consiste à réaliser les biens supérieurs qui sont la justice, l'amour, la vérité, la liberté, l'énergie morale dans notre activité journalière, quel qu'en soit d'ailleurs le lieu ou la forme extérieure. Et cette vie est possible dans les conditions sociales les plus diverses, et avec les dons naturels les plus inégaux. Ce n'est pas la fortune ou les avantages personnels, mais le parti que nous en tirons qui constitue la valeur de la vie. L'éclat n'y fait pas plus que la longueur: la qualité, voilà le principal.
Est-il nécessaire de dire qu'on ne s'élève pas à ce point de vue, sans effort et sans lutte? L'esprit de simplicité n'est pas un bien dont on hérite, mais le résultat d'une conquête laborieuse. Bien vivre, comme bien penser, c'est simplifier. Chacun sait que la science consiste à faire sortir de la somme touffue des cas divers quelques règles générales. Mais que d'obscurités et de tâtonnements pour aboutir à la découverte de ces règles! Des siècles de recherche viennent souvent se condenser en un principe qui tient dans une ligne. La vie morale en ce point présente une grande analogie avec la vie scientifique. Elle aussi commence dans une certaine confusion, s'essaie, se cherche elle-même et souvent se trompe. Mais à force d'agir et de se rendre compte de ses actes avec sincérité, l'homme arrive à mieux savoir la vie. La loi lui apparaît, et cette loi, la voici: Accomplir sa mission . Celui qui s'applique à autre chose qu'à la réalisation de ce but, perd en vivant la raison d'être de la vie. Ainsi font les égoïstes, les jouisseurs, les ambitieux. Ils consomment l'existence, comme on mange son blé en herbe. Ils l'empêchent de porter son fruit. Leurs vies sont des vies perdues. Au contraire celui qui fait servir la vie à un bien supérieur, la sauve en la donnant. Les préceptes de morale, qui paraissent arbitraires aux regards superficiels et semblent faits pour contrarier notre ardeur de vie, n'ont en somme qu'un objectif: nous préserver du malheur d'avoir vécu inutilement. C'est pour cela qu'ils nous ramènent constamment à la même direction et qu'ils ont tous le même sens: ne gaspille pas ta vie; fais-la fructifier! Sache la donner pour l'empêcher de se perdre. En cela se résume l'expérience de l'humanité. Cette expérience, que chaque homme est obligé de refaire pour son compte, lui devient d'autant plus précieuse qu'elle lui a coûté plus cher. Éclairée par elle, sa démarche morale devient plus sûre, il a ses moyens d'orientation, sa norme intérieure à laquelle il peut tout ramener, et d'incertain, confus et compliqué qu'il était, il devient simple. Par l'influence constante de cette même loi qui grandit en lui et se vérifie tous les jours dans les faits, il se produit une transformation dans ses jugements et ses habitudes.
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