Simenon, Georges - Un crime en Hollande

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Quand Maigret arriva à Delfzijl, une après-midi de mai, il n'avait sur l'affaire qui l'appelait dans cette petite ville plantée à l'extrême nord de la Hollande que des notions élémentaires. Un certain Jean Duclos, professeur à l'université de Nancy, faisait une tournée de conférences dans les pays du Nord. A Delfzijl, il était l'hôte d'un professeur à l'Ecole navale, M. Popinga. Or, M. Popinga était assassiné et, si l'on n'accusait pas formellement le professeur français, on le priait néanmoins de ne pas quitter la ville et de se tenir à la disposition des autorités néerlandaises. C'était tout, ou à peu près. Jean Duclos avait alerté l'université de Nancy, qui avait obtenu qu'un membre de la Police Judiciaire fût envoyé en mission à Delfzijl. La tâche incombait à Maigret. Tâche plus officieuse qu'officielle et qu'il avait rendue moins officielle encore en omettant d'avertir ses collègues hollandais de son arrivée. Par les soins de Jean Duclos, il avait reçu un rapport assez confus, suivi d'une liste des noms de ceux qui étaient mêlés de près ou de loin à cette histoire. Ce fut cette liste qu'il consulta un peu avant d'arriver en gare de Delfzijl.

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— Beetje ?…

C’était à nouveau la question des langues qui jouait. Ils ne pouvaient pas se comprendre. Maigret se contenta, de son corps épais, de faire de l’obstruction, de gagner quelques instants tous en évitant de mettre son interlocuteur en colère.

Jean Duclos ne tarda pas à descendre, en prenant un air faussement dégagé.

— Dites-lui que sa fille lui sera rendue ce soir, qu’on aura besoin de lui aussi pour la reconstitution du crime…

— Il faut ?…

— Mais traduisez, sacrebleu, puisque je vous le dis !

Duclos le fit, d’une voix douceâtre. Le fermier les regarda tous les deux.

— Dites-lui encore que, ce soir, l’assassin sera sous les verrous.

Ce fut traduit. Et alors Maigret eut juste le temps de bondir, de renverser Liewens, qui avait saisi un revolver et qui essayait d’en tourner le canon vers sa tempe.

Le combat fut bref. Maigret était si lourd que son adversaire ne tarda pas à être immobilisé, désarmé, tandis qu’une pile de chaises, heurtée par les deux corps, s’écroulait avec fracas, blessait légèrement le commissaire au front.

— Fermez la porte à clé ! cria Maigret à Duclos. Pas la peine qu’on entre…

Et il se redressa en soufflant.

IX

Reconstitution

Les Wienands arrivèrent les premiers, à sept heures et demie précises. Il n’y avait, à ce moment, dans la salle des fêtes de l’Hôtel Van Hasselt, que trois hommes, qui attendaient sans se grouper, sans s’adresser la parole : Jean Duclos, un peu nerveux, allant et venant d’un bout à l’autre de la pièce, le fermier Liewens, renfrogné, immobile sur une chaise, et Maigret, adossé au piano, la pipe aux dents.

Personne n’avait pensé à allumer toutes les lampes. Une seule grosse ampoule, pendue très haut, diffusait une lumière grise. Les chaises étaient toujours entassées dans le fond, sauf un rang, le premier, que Maigret avait fait reconstituer.

Sur la petite scène vide, une table couverte d’un tapis vert, une chaise.

Les Wienands étaient endimanchés… Ils avaient obéi à la lettre aux instructions qui leur avaient été données, puisqu’ils avaient emmené leurs deux enfants. On sentait qu’ils avaient dîné en hâte, qu’ils avaient laissé là-bas la salle à manger en désordre pour être à l’heure.

Wienands se découvrit en entrant, chercha quelqu’un à saluer, et, après une velléité de se diriger vers le professeur, il entraîna sa famille dans un coin, où il attendit, en silence. Son faux col était trop haut, sa cravate mal faite.

Cornélius Barens arriva presque aussitôt après, si pâle, si nerveux, qu’il semblait sur le point de fuir à la moindre alerte. Il chercha, lui aussi, à joindre quelqu’un, à former groupe, mais il n’osa s’avancer vers personne et il s’adossa au tas de chaises.

L’inspecteur Pijpekamp amena Oosting, dont le regard pesa sur Maigret. Et ce furent les dernières arrivées : Mme Popinga et Any, qui entrèrent en marchant vite, s’arrêtèrent une seconde, se dirigèrent vers le premier rang des chaises.

— Faites descendre Beetje ! dit Maigret à l’inspecteur. Qu’un de vos agents surveille Liewens et Oosting. Ils n’étaient pas ici le soir du drame. Nous n’en aurons besoin que tout à l’heure. Ils peuvent se tenir au fond de la salle…

Quand Beetje fut là aussi, d’abord déroutée, puis volontairement raidie dans un sursaut d’orgueil à la vue d’Any et de Mme Popinga, il y eut comme un temps d’arrêt dans toutes les respirations.

Et ce n’était pas parce que l’atmosphère était dramatique ! Elle ne l’était pas ! Elle était sordide, au contraire !

Cela avait l’air d’une pincée d’humains, dans cette grande salle vide au plafond éclairé par une seule lampe.

Il fallait un effort pour se dire que quelques jours plus tôt des gens, les notables de Delfzijl, avaient payé le droit de s’asseoir sur une des chaises empilées, étaient entrés en posant pour la galerie, avaient échangé des sourires, des poignées de main, s’étaient assis face à la scène, endimanchés, avaient applaudi l’arrivée de Jean Duclos.

C’était exactement comme si, soudain, on eût vu le même spectacle par le petit bout de la lunette !

Par le fait de l’attente, de l’incertitude dans laquelle chacun était de ce qui allait se passer, les visages n’exprimaient même pas de l’inquiétude ou de la douleur. C’était autre chose ! Des yeux mornes, vides de pensée. Les traits tirés, brouillés. Et la lumière rendait toutes les peaux grises. Beetje elle-même n’avait plus rien d’excitant.

C’était sans prestige, sans grandeur. C’était pitoyable ou risible.

Dehors, des gens s’étaient groupés, silencieux, parce que le bruit avait couru vers la fin de l’après-midi qu’il allait se passer quelque chose. Mais nul n’imaginait certes que le spectacle était si peu passionnant.

C’est vers Mme Popinga que Maigret se dirigea d’abord.

— Voulez-vous vous installer à la même place que l’autre soir ? dit-il.

Chez elle, quelques heures plus tôt, elle était pathétique. C’était fini. Elle paraissait plus vieille. On remarquait que son tailleur, mal coupé, lui faisait une épaule un peu plus large que l’autre et qu’elle avait de grands pieds. Et aussi une cicatrice au cou, en dessous de l’oreille.

C’était pis pour Any, dont le visage n’avait jamais été aussi dissymétrique. Son accoutrement était ridicule, étriqué, son chapeau de mauvais goût.

Mme Popinga s’assit au milieu du premier rang, à la place d’honneur. L’autre jour, dans les lumières, avec tout Delfzijl derrière elle, elle devait être rose d’orgueil et de plaisir.

— Qui était à côté de vous ?

— Le directeur de l’Ecole navale…

— De l’autre côté ?

— M. Wienands…

Il fut prié de venir prendre sa place. Il n’avait pas quitté son pardessus. Il s’assit gauchement en regardant ailleurs.

— Mme Wienands ?…

— Tout au bout du rang, à cause des enfants.

— Beetje ?…

Celle-ci alla prendre sa place d’elle-même, laissant une chaise vide entre elle et Any : la chaise de Conrad Popinga.

Pijpekamp se tenait debout à quelque distance, dérouté, ahuri, mal à l’aise, inquiet par surcroît. Jean Duclos attendait son tour.

— Montez sur la scène ! lui dit Maigret.

Ce fut peut-être celui qui perdit le plus de prestige. Il était maigre, mal habillé. On avait de la peine à réaliser que certain soir cent personnes s’étaient dérangées pour venir l’entendre.

Le silence était aussi angoissant que cette lumière à la fois trop précise et insuffisante qui tombait du plafond lointain. Dans le fond de la salle, le Baes toussa quatre ou cinq fois, exprimant le malaise général.

Maigret lui-même n’était pas sans trahir quelque inquiétude. Il surveillait sa mise en scène. Son regard lourd allait d’un personnage à l’autre, s’arrêtant sur de menus détails, sur la pose de Beetje, sur la jupe trop longue d’Any, sur les ongles mal soignés de Duclos qui, tout seul devant sa table de conférencier, essayait de garder une contenance.

— Vous avez parlé pendant combien de temps ?

— Trois quarts d’heure…

— Vous lisiez votre conférence ?

— Pardon ! C’est la vingtième fois que je la fais. Je ne me sers même plus de mes notes…

— Donc, vous regardiez la salle…

Et il alla s’asseoir un instant entre Beetje et Any. Les chaises étaient assez serrées. Son genou toucha celui de Beetje.

— A quelle heure la soirée a-t-elle pris fin ?

— Un peu avant neuf heures… Car, auparavant, une jeune fille a joué du piano…

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