Alexandre Dumas - Les mille et un fantômes

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– Quoi?

– Que je descende.

– Non. Restez là, si vous vous y trouvez bien. Je fis un signe de tête qui exprimait: – Je désire rester où je suis.

Le commissaire de police se tourna vers celui des deux amis de M. Ledru qui se trouvait le plus près de lui. – Vos nom, prénoms, âge, qualité, profession et domicile? demanda-t-il avec la volubilité d'un homme habitué à faire ces sortes de questions.

– Jean-Louis Alliette, répondit celui auquel il s'adressait, dit Etteilla par anagramme, homme de lettres, demeurant rue de l'Ancienne-Comédie, n° 20.

– Vous avez oublié de dire votre âge, dit le commissaire de police.

– Dois-je dire l'âge que j'ai ou l'âge que l'on me donne?

– Dites-moi votre âge, parbleu! on n'a pas deux âges.

– C'est-à-dire, monsieur le commissaire, qu'il y a certaines personnes, Cagliostro, le comte de Saint-Germain, le Juif-Errant, par exemple…

– Voulez-vous dire que vous soyez Cagliostro, le comte de Saint-Germain, ou le Juif-Errant? dit le commissaire en fronçant le sourcil à l'idée qu'on se moquait de lui.

– Non; mais…

– Soixante-quinze ans, dit M. Ledru; – mettez soixante-quinze ans, monsieur Cousin.

– Soit, dit le commissaire de police Et il mit soixante-quinze ans.

– Et vous, monsieur? continua-t-il en s'adressant au second ami de M. Ledru.

Et il répéta exactement les mêmes questions qu'il avait faites au premier.

– Pierre-Joseph Moulle, âgé de soixante et un ans, ecclésiastique, attaché à l'église de Saint-Sulpice, demeurant rue Servandoni, n° 11, répondit d'une voix douce celui qu'il interrogeait.

– Et vous, monsieur? demanda-t-il en s'adressant à moi.

– Alexandre Dumas, auteur dramatique, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Paris, rue de l'Université, n° 21, répondis-je.

M. Ledru se retourna de mon côté et me fit un gracieux salut, auquel je répondis sur le même ton, du mieux que je pus.

– Bien! fit le commissaire de police. Voyez si c'est bien cela, messieurs, et si vous avez quelques observations à faire.

Et, de ce ton nasillard et monotone qui n'appartient qu'aux fonctionnaires publics, il lut:

«Cejourd'hui, 1er septembre 1831. à deux heures de relevée, ayant été averti par la rumeur publique qu'un crime de meurtre venait d'être commis, dans la commune de Fontenay-aux-Roses, sur la personne de Marie-Jeanne Ducoudray, par le nommé Pierre Jacquemin, son mari, et que le meurtrier s'était rendu au domicile de M. Jean-Pierre Ledru, maire de ladite commune de Fontenay-aux-Roses, pour se déclarer, de son propre mouvement, l'auteur de ce crime, nous nous sommes empressé de nous rendre, de notre personne, au domicile dudit Jean-Pierre Ledru, rue de Diane, n° 2; auquel domicile nous sommes arrivé, en compagnie du sieur Sébastien Robert, docteur-médecin, demeurant dans ladite commune de Fontenay-aux-Roses, et là, avons trouvé déjà entre les mains de la gendarmerie le nommé Pierre Jacquemin, lequel a répété devant nous qu'il était auteur du meurtre de sa femme; sur quoi nous l'avons sommé de nous suivre dans la maison où le meurtre avait été commis. Ce à quoi il s'est refusé d'abord; mais bientôt, ayant cédé sur les instances de M. le maire, nous nous sommes acheminés vers l'impasse des Sergents, où est située la maison habitée par le sieur Pierre Jacquemin. Arrivés à cette maison et la porte refermée sur nous pour empêcher la population de l'envahir, avons d'abord pénétré dans une première chambre où rien n'indiquait qu'un crime eût été commis; puis, sur l'invitation dudit Jacquemin lui-même, de la première chambre avons passé dans la seconde, à l'angle de laquelle une trappe donnant accès à un escalier était ouverte. Cet escalier nous ayant été indiqué comme conduisant à une cave où nous devions trouver le corps de la victime, nous nous mîmes à descendre ledit escalier, sur les premières marches duquel le docteur a trouvé une épée à poignée faite en croix, à lame large et tranchante, que ledit Jacquemin nous a avoué avoir été prise par lui lors de la révolution de Juillet au Musée d'artillerie, et lui avoir servi à la perpétration du crime. Et sur le sol de la cave avons trouvé le corps de la femme Jacquemin, renversé sur le dos et nageant dans une mare de sang, ayant la tête séparée du tronc, laquelle tête avait été placée droite sur un sac de plâtre adossé à la muraille, et ledit Jacquemin ayant reconnu que le cadavre et cette tête étaient bien ceux de sa femme, en présence de M. Jean-Pierre Ledru, maire de la commune de Fontenay aux-Roses; – de M. Sébastien Robert, docteur-médecin, demeurant audit Fontenay-aux-Roses; – de M. Jean-Louis Alliette dit Etteilla, homme de lettres, âgé de soixante-quinze ans, demeurant à Paris, rue de l'Ancienne-Comédie, n° 20; – de M. Pierre-Joseph Moulle, âgé de soixante et un ans, ecclésiastique; attaché à Saint-Sulpice, demeurant à Paris, rue Servandoni, n° 11; – et de M. Alexandre Dumas, auteur dramatique, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Paris, rue de l'Université, n°21, – avons procédé ainsi qu'il suit à l'interrogatoire de l'accusé.»

– Est-ce cela, messieurs? demanda le commissaire de police en se retournant vers nous avec un air de satisfaction évidente.

– Parfaitement! monsieur, répondîmes-nous tous d'une voix.

– Eh bien! interrogeons l'accusé.

Alors, se retournant vers le prisonnier, qui, pendant toute la lecture qui venait d'être faite, avait respiré bruyamment et comme un homme oppressé:

– Accusé, dit-il, vos nom, prénoms, âge, domicile et profession?

– Sera-ce encore bien long tout cela? demanda le prisonnier comme un homme à bout de forces.

– Répondez: vos nom et prénoms?

– Pierre Jacquemin.

– Votre âge?

– Quarante et un ans.

– Votre domicile?

– Vous le connaissez bien, puisque vous y êtes.

– N'importe, la loi veut que vous répondiez à cette question.

– Impasse des Sergents.

– Votre profession?

– Carrier.

– Vous vous avouez l'auteur du crime?

– Oui.

– Dites-nous la cause qui vous l'a fait commettre, et les circonstances dans lesquelles il a été commis.

– La cause qui l'a fait commettre…c'est inutile, dit Jacquemin; c'est un secret qui restera entre moi et celle qui est là.

– Cependant il n'y a pas d'effet sans cause.

– La cause, je vous dis que vous ne la saurez pas. Quant aux circonstances, comme vous dites, vous voulez les connaître?

– Oui.

– Eh bien! je vais vous les dire. Quand on travaille sous terre comme nous travaillons, comme cela dans l'obscurité, et puis qu'on croit avoir un motif de chagrin, on se mange l'âme, voyez-vous, et alors il vous vient de mauvaises idées.

– Oh! oh! interrompit le commissaire de police, vous avouez donc la préméditation.

– Eh! puisque je vous dis que j'avoue tout, est-ce que ce n'est pas encore assez?

– Si fait, dites.

– Eh bien! cette mauvaise idée qui m'était venue, c'était de tuer Jeanne. – Ça me troubla l'esprit plus d'un mois, – le coeur empêchait la tête, – enfin un mot qu'un camarade me dit – me décida.

– Quel mot?

– Oh! ça, c'est dans les choses qui ne vous regardent pas. Ce matin, je dis à Jeanne: «Je n'irai pas travailler aujourd'hui; je veux m'amuser comme si c'était fête; j'irai jouer aux boules avec des camarades. Aie soin que le dîner soit prêt à une heure. – Mais… – C'est bon, pas d'observations; le dîner pour une heure, tu entends? – C'est bien!» dit Jeanne. Et elle sortit pour aller chercher le pot-au-feu.

Pendant ce temps-là, au lieu d'aller jouer aux boules, je pris l'épée que vous avez là. – Je l'avais repassée moi-même sur un grès. – Je descendis à la cave, et je me cachai derrière les tonneaux – en me disant: – il faudra bien qu'elle descende à la cave pour tirer du vin; alors, nous verrons. Le temps que je restai accroupi là, derrière la futaille qui est toute droite…je n'en sais rien; j'avais la fièvre; mon coeur battait, et je voyais tout rouge dans la nuit. Et puis, il y avait une voix qui répétait en moi et autour de moi ce mot que le camarade m'avait dit hier.

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