Émile Zola - Une page d'amour
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- Название:Une page d'amour
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Ils la poussèrent de toute la force de leurs petites mains. Seulement, Elle était lourde, ils la remuaient à peine.
– Poussez donc! répétait-elle. Oh! les grosses bêtes, ils ne savent pas.
Dans le pavillon, madame Deberle venait d'avoir un léger frisson. Elle trouvait qu'il ne faisait pas chaud, malgré ce beau soleil. Et elle avait prié Malignon de lui passer un burnous de cachemire blanc, accroché à une espagnolette. Malignon s'était levé pour lui poser le burnous sur les épaules. Tous deux causaient familièrement de choses qui intéressaient fort peu Hélène. Aussi cette dernière, inquiète, craignant que Pauline, sans le vouloir, ne renversât les enfants, alla-t-elle dans le jardin, laissant Juliette et le jeune homme discuter une mode de chapeaux qui les passionnait.
Dès que Jeanne vit sa mère, elle s'approcha d'elle, d'un air câlin, avec une supplication dans toute sa personne.
– Oh! maman, murmura-t-elle; oh! maman…
– Non, non, répondit Hélène, qui comprit très-bien. Tu sais qu'on te l'a défendu.
Jeanne adorait se balancer. Il lui semblait qu'elle devenait un oiseau, disait-elle. Ce vent qui lui soufflait au visage, cette brusque envolée, ce va-et-vient continu, rythmé comme un coup d'aile, lui causait l'émotion délicieuse d'un départ pour les nuages. Elle croyait s'en aller là-haut. Seulement, cela finissait toujours mal. Une fois, on l'avait trouvée cramponnée aux cordes de la balançoire, évanouie, les yeux grands ouverts, pleins de l'effarement du vide. Une autre fois, elle était tombée, raidie comme une hirondelle frappée d'un grain de plomb.
– Oh! maman, continuait-elle, rien qu'un peu, un tout petit peu.
Sa mère, pour avoir la paix, l'assit enfin sur la planchette. L'enfant rayonnait, avec une expression dévote, un léger tremblement de jouissance qui agitait ses poignets nus. Et, comme Hélène la balançait très-doucement:
– Plus fort, plus fort, murmurait-elle.
Mais Hélène ne l'écoutait pas. Elle ne quittait point la corde. Et elle s'animait elle-même, les joues roses, toute vibrante des poussées qu'elle imprimait à la planchette. Sa gravité habituelle se fondait dans une sorte de camaraderie avec sa fille.
– C'est assez, déclara-t-elle, en enlevant Jeanne entre ses bras.
– Alors, balance-toi, je t'en prie, balance-toi, dit l'enfant, qui était restée pendue à son cou.
Elle avait la passion de voir sa mère s'envoler, comme elle le disait, prenant plus de joie encore à la regarder qu'à se balancer elle-même. Mais celle-ci lui demanda en riant qui la pousserait; quand elle jouait, elle, c'était sérieux: elle montait par-dessus les arbres. Juste à ce moment; M. Rambaud parut, conduit par la concierge. Il avait rencontré madame Deberle chez Hélène, et il avait cru pouvoir se présenter, en ne trouvant pas cette dernière à son appartement. Madame Deberle se montra très-aimable, touchée par la bonhomie du digne homme. Puis, elle s'enfonça de nouveau dans un entretien très-vif avec Malignon.
– Bon ami va te pousser! bon ami va te pousser! criait Jeanne en sautant autour de sa mère.
– Veux-tu te taire! nous ne sommes pas chez nous, dit Hélène, qui affecta un air de sévérité.
– Mon Dieu! murmura M. Rambaud, si cela vous amuse, je suis à votre disposition. Quand on est à la campagne…
Hélène se laissait tenter. Lorsqu'elle était jeune fille, elle se balançait pendant des heures, et le souvenir de ces lointaines parties l'emplissait d'un sourd désir. Pauline, qui s'était assise avec Lucien au bord de la pelouse, intervint de son air libre de grande fille émancipée.
– Oui, oui, monsieur va vous pousser… Après il me poussera. N'est-ce pas, monsieur, vous me pousserez?
Cela décida Hélène. La jeunesse qui était en elle, sous la correction froide de sa grande beauté, éclatait avec une ingénuité charmante. Elle se montrait simple et gaie comme une pensionnaire. Surtout, elle n'avait point de pruderie. En riant, elle dit qu'elle ne voulait pas montrer ses jambes, et elle demanda une ficelle, avec laquelle elle noua ses jupes au-dessus de ses chevilles. Puis, montée debout sur la planchette, les bras élargis et se tenant aux cordes, elle cria joyeusement:
– Allez, monsieur Rambaud… Doucement d'abord!
M. Rambaud avait accroché son chapeau à une branche. Sa large et bonne figure s'éclairait d'un sourire paternel. Il s'assura de la solidité des cordes, regarda les arbres, se décida à donner une légère poussée. Hélène venait, pour la première fois de quitter le deuil. Elle portait une robe grise, garnie de noeuds mauves. Et, toute droite, elle partait lentement, rasant la terre, comme bercée.
– Allez! allez! dit-elle.
Alors, M. Rambaud, les bras en avant, saisissant la planchette au passage, lui imprima un mouvement plus vif. Hélène montait; à chaque vol, elle gagnait de l'espace. Mais le rythme gardait une gravité. On la voyait, correcte encore, un peu sérieuse, avec des yeux très-clairs dans son beau visage muet; ses narines seules se gonflaient, comme pour boire le vent. Pas un pli de ses jupes n'avait bougé. Une natte de son chignon se dénouait.
– Allez! Allez!
Une brusque secousse l'enleva. Elle montait dans le soleil, toujours plus haut. Une brise se dégageait d'elle et soufflait dans le jardin; et elle passait si vite, qu'on ne la distinguait plus avec netteté. Maintenant, elle devait sourire, son visage était rose, ses yeux filaient comme des étoiles. La natte dénouée battait sur son cou. Malgré la ficelle qui les nouait, ses jupes flottaient et découvraient la blancheur de ses chevilles. Et on la sentait à l'aise, la poitrine libre, vivant dans l'air comme dans une patrie.
– Allez! allez!
M. Rambaud, en nage, la face rouge, déploya toute sa force. Il y eut un cri. Hélène montait encore.
– Oh! maman! oh! maman! répétait Jeanne en extase.
Elle s'était assise sur la pelouse, elle regardait sa mère, ses petites mains serrées sur sa poitrine, comme si elle eût elle-même bu tout cet air qui soufflait. Elle manquait d'haleine, elle suivait instinctivement d'une cadence des épaules les longues oscillations de la balançoire. Et elle criait:
– Plus fort! plus fort!
Sa mère montait toujours. En haut, ses pieds touchaient les branches des arbres.
– Plus fort! plus fort! oh! maman, plus fort!
Mais Hélène était en plein ciel. Les arbres pliaient et craquaient comme sous des coups de vent. On ne voyait plus que le tourbillon de ses jupes qui claquaient avec un bruit de tempête. Quand elle descendait, les bras élargis, la gorge en avant, elle baissait un peu la tête, elle planait une seconde; puis, un élan l'emportait, et elle retombait, la tête abandonnée en arrière, fuyante et pâmée, les paupières closes. C'était sa jouissance, ces montées et ces descentes, qui lui donnaient un vertige. En haut, elle entrait dans le soleil, dans ce blond soleil de février, pleuvant comme une poussière d'or. Ses cheveux châtains, aux reflets d'ambre, s'allumaient; et l'on aurait dit qu'elle flambait tout entière, tandis que ses noeuds de soie mauve, pareils à des fleurs de feu, luisaient sur sa robe blanchissante. Autour d'elle, le printemps naissait, les bourgeons violâtres mettaient leur ton fin de laque, sur le bleu du ciel.
Alors, Jeanne joignit les mains. Sa mère lui apparaissait comme une sainte, avec un nimbe d'or, envolée pour le Paradis. Et elle balbutiait encore:
«Oh! maman, oh! maman…» d'une voix brisée.
Cependant madame Deberle et Malignon, intéressés, s'étaient avancés sous les arbres. Malignon trouvait cette dame très-courageuse. Madame Deberle dit d'un air effrayé:
– Le coeur me tournerait, c'est certain.
Hélène entendit, car elle jeta ces mots, du milieu des branches:
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