Émile Zola - Une page d'amour

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– Hier, j'étais à la fenêtre, reprit Juliette, et j'ai parfaitement vu cette femme… Elle ne tire pas même les rideaux… C'est d'une indécence! Des enfants pourraient voir ça.

Elle parlait tout bas, l'air scandalisé, avec un mince sourire dans le coin des lèvres pourtant. Puis, haussant la voix, elle cria:

– Pauline, tu peux revenir.

Sous les arbres, Pauline regardait en l'air, d'un air indifférent, en attendant que sa soeur eût fini. Elle entra dans le pavillon et reprit sa chaise, pendant que Juliette continuait, en s'adressant à Hélène:

– Vous n'avez jamais rien aperçu, vous, madame?

– Non, répondit celle-ci, mes fenêtres ne donnent pas sur le pavillon.

Bien qu'il y eût une lacune pour la jeune fille dans la conversation, elle écoutait, avec son blanc visage de vierge, comme si elle avait compris.

– Ah bien! dit-elle en regardant encore en l'air par la porte, il y a joliment des nids dans les arbres!

Cependant, madame Deberle avait repris sa broderie comme maintien. Elle faisait deux points toutes les minutes. Hélène, qui ne pouvait rester inoccupée, demanda la permission d'apporter de l'ouvrage, une autre fois. Et, prise d'un léger ennui, elle se tourna, elle examina le pavillon japonais. Les murs et le plafond étaient tendus d'étoffes brochées d'or, avec des vols de grues qui s'envolaient, des papillons et des fleurs éclatantes, des paysages où des barques bleues nageaient sur des fleuves jaunes. Il y avait des sièges et des jardinières de bois de fer, sur le sol des nattes fines, et, encombrant des meubles de laque, tout un monde de bibelots, petits bronzes, petites potiches, jouets étranges bariolés de couleurs vives. Au fond, un grand magot en porcelaine de Saxe, les jambes pliées, le ventre nu et débordant, éclatait d'une gaieté énorme en branlant furieusement la tête, à la moindre poussée.

– Hein? est-il assez laid! s'écria Pauline qui avait suivi les regards d'Hélène. Dis donc, soeur, tu sais que c'est de la camelote, tout ce que tu as acheté? Le beau Malignon appelle ta japonerie «le bazar à treize sous»… À propos, je l'ai rencontré, le beau Malignon. Il était avec une dame, oh! une dame, la petite Florence, des Variétés.

– Où donc, que je le taquine! demanda vivement Juliette.

– Sur le boulevard… Est-ce qu'il ne doit pas venir, aujourd'hui?

Mais elle ne reçut pas de réponse. Ces dames s'inquiétaient des enfants, qui avaient disparu. Où pouvaient-ils être? Et comme elles les appelaient, deux voix aiguës s'élevèrent.

– Nous sommes là!

Ils étaient là, en effet, au milieu de la pelouse, assis dans l'herbe, à demi cachés par un fusain.

– Qu'est-ce que vous faites donc?

– Nous sommes arrivés à l'auberge! cria Lucien. Nous nous reposons dans notre chambre.

Un instant, elles les regardèrent, très-égayées. Jeanne se prêtait au jeu, complaisamment. Elle coupait de l'herbe autour d'elle, sans doute pour préparer le déjeuner. La malle des voyageurs était figurée par un bout de planche, qu'ils avaient ramassé au fond d'un massif. Maintenant, ils causaient. Jeanne se passionnait, répétant avec conviction qu'ils étaient en Suisse et qu'ils allaient partir pour visiter les glaciers, ce qui semblait stupéfier Lucien.

– Tiens! le voilà! dit tout d'un coup Pauline.

Madame Deberle se tourna et aperçut Malignon qui descendait le perron. Elle lui laissa à peine le temps de saluer et de s'asseoir.

– Eh bien! vous êtes gentil, vous! d'aller dire partout que je n'ai que de la camelote chez moi!

– Ah! oui, répondit-il tranquillement, ce petit salon… Certainement, c'est de la camelote. Vous n'avez pas un objet qui vaille la peine d'être regardé.

Elle était très-piquée.

– Comment, le magot?

– Mais non, mais non, tout cela est bourgeois… Il faut du goût. Vous n'avez pas voulu me charger de l'arrangement…

Alors, elle l'interrompit, très-rouge, vraiment en colère.

– Votre goût, parlons-en! Il est joli, votre goût!.. On vous a rencontré avec une dame…

– Quelle dame? demanda-t-il, surpris par la rudesse de l'attaque.

– Un beau choix, je vous en fais mon compliment. Une fille que tout Paris…

Mais elle se tut, en apercevant Pauline. Elle l'avait oubliée.

– Pauline, dit-elle, va donc une minute dans le jardin.

– Ah! non, c'est fatigant à la fin! déclara la jeune fille qui se révoltait. On me dérange toujours.

– Va dans le jardin, répéta Juliette avec plus de sévérité.

La jeune fille s'en alla en rechignant. Puis, elle se tourna, pour Ajouter:

– Dépêchez-vous au moins.

Dès qu'elle ne fut plus là, madame Deberle tomba de nouveau sur Malignon. Comment un garçon distingué comme lui pouvait-il se montrer en public avec cette Florence? Elle avait au moins quarante ans, elle était laide à faire peur, tout l'orchestre la tutoyait aux premières représentations.

– Avez-vous fini? cria Pauline, qui se promenait sous les arbres d'un air boudeur. Je m'ennuie, moi.

Mais Malignon se défendait. Il ne connaissait pas cette Florence; jamais il ne lui avait adressé la parole. On avait pu le voir avec une dame, il accompagnait quelquefois la femme d'un de ses amis. D'ailleurs, quelle était la personne qui l'avait vu? Il fallait des preuves, des témoins.

– Pauline, demanda brusquement madame Deberle, en haussant la voix, n'est-ce pas que tu l'as rencontré avec Florence?

– Oui, oui, répondit la jeune fille, sur le boulevard, en face de chez Bignon.

Alors, madame Deberle, triomphante devant le sourire embarrassé de Malignon, cria:

– Tu peux revenir, Pauline. C'est fini.

Malignon avait une loge pour le lendemain, aux Folies-Dramatiques. Il l'offrit galamment, sans paraître tenir rancune à madame Deberle; d'ailleurs, ils se querellaient toujours. Pauline voulut savoir si elle pouvait aller voir la pièce qu'on jouait; et comme Malignon riait, en branlant la tête, elle dit que c'était bien stupide, que les auteurs auraient dû écrire des pièces pour les jeunes filles. On ne lui permettait que la Dame blanche et le théâtre classique.

Cependant, ces dames ne surveillaient plus les enfants. Tout d'un coup, Lucien poussa des cris terribles.

– Que lui as-tu fait, Jeanne? demanda Hélène.

– Je ne lui ai rien fait, maman, répondit la petite fille. C'est lui qui s'est jeté par terre.

La vérité était que les enfants venaient de partir pour les fameux glaciers. Comme Jeanne prétendait qu'on arrivait sur les montagnes, ils levaient tous les deux les pieds très-haut, afin d'enjamber les rochers. Mais Lucien, essoufflé par cet exercice, avait fait un faux pas et s'était étalé au beau milieu d'une plate-bande. Une fois par terre, très-vexé, pris d'une rage de marmot, il avait éclaté en larmes.

– Relève-le, cria de nouveau Hélène.

– Il ne veut pas, maman. Il se roule.

Et Jeanne se reculait, comme blessée et irritée de voir le petit garçon si mal élevé. Il ne savait pas jouer, il allait certainement la salir. Elle avait une moue de duchesse qui se compromet. Alors, madame Deberle, que les cris de Lucien impatientaient, pria sa soeur de le ramasser et de le faire taire. Pauline ne demandait pas mieux. Elle courut, se jeta par terre à côté de l'enfant, se roula un instant avec lui. Mais il se débattait, il ne voulait pas qu'on le prit. Elle se releva pourtant, en le tenant sous les bras; et, pour le calmer:

– Tais-toi, braillard! dit-elle. Nous allons nous balancer.

Lucien se tut brusquement, Jeanne perdit son air grave, et une joie ardente illumina son visage. Tous trois coururent vers la balançoire. Mais ce fut Pauline qui s'assit sur la planchette.

– Poussez-moi, dit-elle aux enfants.

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