Émile Zola - Une page d'amour
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- Название:Une page d'amour
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Justement, on était au mardi. Le soir, à sept heures, comme Hélène achevait une petite brassière, les deux coups de sonnette habituels retentirent, et Rosalie ouvrit la porte, en disant:
– C'est monsieur l'abbé qui arrive le premier, aujourd'hui… Ah! voici monsieur Rambaud.
Le dîner fut très-gai, Jeanne allait mieux encore, et les deux frères, qui la gâtaient, obtinrent qu'elle mangerait un peu de salade, qu'elle adorait, malgré la défense formelle du docteur Bodin. Puis, lorsqu'on passa dans la chambre, l'enfant encouragée se pendit au cou de sa mère en murmurant:
– Je t'en prie, petite mère, mène-moi demain avec toi chez la vieille femme.
Mais le prêtre et M. Rambaud furent les premiers à la gronder. On ne pouvait pas la mener chez les malheureux, puisqu'elle ne savait pas s'y conduire. La dernière fois, elle avait eu deux évanouissements, et durant trois jours, même pendant son sommeil, ses yeux gonflés ruisselaient.
– Non, non, répéta-t-elle, je ne pleurerai pas, je le promets.
Alors, sa mère l'embrassa, en disant:
– C'est inutile, ma chérie, la vieille femme se porte bien… Je ne sortirai plus, je resterai toute la journée avec toi.
IV
La semaine suivante, lorsque madame Deberle rendit à madame Grandjean sa visite, elle se montra d'une amabilité pleine de caresses. Et, sur le seuil, comme elle se retirait:
– Vous savez ce que vous m'avez promis… Le premier jour de beau temps, vous descendez au jardin et vous amenez Jeanne. C'est une ordonnance du docteur.
Hélène souriait.
– Oui, oui, la chose est entendue. Comptez sur nous.
Trois jours plus tard, par une claire après-midi de février, elle descendit en effet avec sa fille. La concierge leur ouvrit la porte de communication. Au fond du jardin, dans une sorte de serre transformée en pavillon japonais, elles trouvèrent madame Deberle, ayant auprès d'elle sa soeur Pauline, toutes deux les mains abandonnées, avec des ouvrages de broderie sur une petite table, qu'elles avaient posés là et oubliés.
– Ah! que c'est donc aimable à vous! dit Juliette. Tenez, mettez-vous ici… Pauline, pousse cette table… Vous voyez, il fait encore un peu frais, lorsqu'on reste assis, et de ce pavillon nous surveillerons très-bien les enfants… Allons, jouez, mes enfants. Surtout, prenez garde de tomber. La large baie du pavillon était ouverte, et de chaque côté on avait tiré dans leurs châssis des glaces mobiles; de sorte que le jardin se développait de plain-pied, comme au seuil d'une tente. C'était un jardin bourgeois, avec une pelouse centrale, flanquée de deux corbeilles. Une simple grille le fermait sur la rue Vineuse; seulement, un tel rideau de verdure avait grandi là, que de la rue aucun regard ne pouvait pénétrer; des lierres, des clématites, des chèvrefeuilles se collaient et s'enroulaient à la grille, et, derrière ce premier mur de feuillage, s'en haussait un second, fait de lilas et de faux ébéniers. Même l'hiver, les feuilles persistantes des lierres et l'entrelacement des branches suffisaient à barrer la vue. Mais le grand charme était, au fond, quelques arbres de haute futaie, des ormes superbes qui masquaient la muraille noire d'une maison à cinq étages. Ils mettaient, dans cet étranglement des constructions voisines, l'illusion d'un coin de parc et semblaient agrandir démesurément ce jardinet parisien, que l'on balayait comme un salon. Entre deux ormes pendait une balançoire, dont l'humidité avait verdi la planchette.
Hélène regardait, se penchait pour mieux voir.
– Oh! c'est un trou, dit négligemment madame Deberle. Mais, à Paris, les arbres sont si rares… On est bien heureux d'en avoir une demi- douzaine à soi.
– Non, non, vous êtes très-bien, murmurait Hélène. C'est charmant.
Ce jour-là, dans le ciel pâle, le soleil mettait une poussière de lumière blonde. C'était, entre les branches sans feuilles, une pluie lente de rayons. Les arbres rougissaient, on voyait les fins bourgeons violâtres attendrir le ton gris de l'écorce. Et sur la pelouse, le long des allées, les herbes et les graviers avaient des pointes de clarté, qu'une brume légère, au ras du sol, noyait et fondait. Il n'y avait pas une fleur, la gaieté seule du soleil sur la terre nue annonçait le printemps.
– Maintenant, c'est encore un peu triste, reprit madame Deberle. Vous verrez en juin, on est dans un vrai nid. Les arbres empêchent les gens d'à côté d'espionner, et nous sommes alors complètement chez nous…
Mais elle s'interrompit pour crier:
– Lucien, veux-tu bien ne pas toucher à la fontaine!
Le petit garçon, qui faisait les honneurs du jardin à Jeanne, venait de la conduire devant une fontaine, sous le perron, et là il avait tourné le robinet, présentant le bout de ses bottines pour les mouiller. C'était un jeu qu'il adorait. Jeanne, très-grave, le regardait se tremper les pieds.
– Attends, dit Pauline qui se leva, je vais le faire tenir tranquille.
Juliette la retint.
– Non, non, tu es plus écervelée que lui. L'autre jour, on aurait cru que vous aviez pris un bain tous tes deux… C'est singulier qu'une grande fille ne puisse pas rester deux minutes assise… Et, se tournant:
– Entends-tu, Lucien, ferme le robinet tout de suite!
L'enfant, effrayé, voulut obéir. Mais il tourna la clef davantage, l'eau coula avec une raideur et un bruit qui achevèrent de lui faire perdre la tête. Il recula, éclaboussé jusqu'aux épaules.
– Ferme le robinet tout de suite! répétait sa mère, dont un flot de sang empourprait les joues.
Alors, Jeanne, muette jusque-là, s'approcha de la fontaine avec toutes sortes de précautions, pendant que Lucien éclatait en sanglots, en face de cette eau enragée dont il avait peur et qu'il ne savait plus comment arrêter. Elle mit sa jupe entre ses jambes, allongea ses poignets nus pour ne pas mouiller ses manches, et ferma le robinet, sans recevoir une seule éclaboussure. Brusquement, le déluge cessa. Lucien, étonné, frappé de respect, rentra ses larmes et leva ses gros yeux sur la demoiselle.
– Vraiment, cet enfant me met hors de moi, reprit madame Deberle, qui redevenait toute blanche et s'allongeait comme brisée de fatigue.
Hélène crut devoir intervenir.
– Jeanne, dit-elle, prends-lui la main, jouez à vous promener.
Jeanne prit la main de Lucien, et, gravement, ils s'en allèrent par les allées, à petits pas. Elle était beaucoup plus grande que lui, il avait le bras en l'air; mais ce jeu majestueux, qui consistait à tourner en cérémonie autour de la pelouse, semblait les absorber l'un et l'autre et donner une grande importance à leurs personnes. Jeanne, comme une vraie dame, avait les regards flottants et perdus. Lucien ne pouvait s'empêcher, par moments, de risquer un coup d'oeil sur sa compagne. Ils ne se disaient pas un mot.
– Ils sont drôles, murmura madame Deberle, souriante et calmée. Il faut dire que votre Jeanne est une bien charmante enfant… Elle est d'une obéissance, d'une sagesse…
– Oui, quand elle est chez les autres, répondit Hélène. Elle a des heures terribles. Mais comme elle m'adore, elle tâche d'être sage pour ne pas me faire de la peine.
Ces dames causèrent des enfants. Les filles étaient plus précoces que les garçons. Pourtant, il ne fallait pas se fier à l'air bêta de Lucien. Avant un an, lorsqu'il se serait un peu débrouillé, ce serait un gaillard. Et, sans transition apparente, on en vint à parler d'une femme qui habitait un petit pavillon en face, et chez laquelle il se passait vraiment des choses…
Madame Deberle s'arrêta pour dire à sa soeur:
– Pauline, va donc une minute dans le jardin.
La jeune fille sortit tranquillement et resta sous les arbres. Elle était habituée à ce qu'on la mît dehors, chaque fois que dans la conversation se présentait quelque chose de trop gros dont on ne pouvait parler devant elle.
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