Avec le petit mot d’Anne dans ma main, je regardai M. Parker depuis ma place, au troisième rang. Il essayait d’avoir l’air sévère, mais il était sûrement aussi prêt que nous pour ses vacances d’été. L’école était petite, une de ces écoles privées pour filles de parents riches qui souhaitaient une éducation protégée pour leurs filles privilégiées. Eh oui, on nous embêtait toujours avec ce stéréotype, que nous étions des gamines gâtées, à qui tout était dû, avec des problèmes psychologiques. L’école m’avait empêchée de rencontrer des garçons de mon âge, selon la volonté de mes parents, mais leur plan avait eu l’effet inverse. Il m’avait mise en face du seul homme que je désirais.
Oui, je voulais un homme.
Je ne voulais pas me faire baiser par un garçon qui n’aurait aucune idée de ce qu’il faisait. Je voulais M. Parker.
Oh oui. Je me réajustai sur ma chaise en essayant d’atténuer la douleur de ma chatte à l’idée qu’il me remplisse. Je voulais qu’il prenne ma virginité, qu’il m’ouvre en grand – sa bite serait grosse – et il le ferait parfaitement.
Alors qu’il continuait à parler des trois branches du gouvernement américain, sa voix douce et veloutée ne m’inspirait que des pensées charnelles sombres, des fantasmes vigoureux.
« Baisez-moi, » lui dirai-je, en regardant le bureau juste derrière-lui.
Oui, le bureau. Je fantasmais presque autant sur ce bureau que sur M. Parker. Je ne serai plus une bonne élève, mais une élève qui aurait été vilaine. Très vilaine.
Je me pencherai sur son bureau et la jupe à carreaux de mon uniforme cacherait à peine mon cul. Je devrai ouvrir les premiers boutons de ma chemise blanc satiné pour qu’il voit que je ne porte pas de soutien-gorge et mes tétons durciront au contact du bois froid.
Un frisson parcourra mon dos lorsque ses doigts effleureront la dentelle de ma culotte. Je sentirai la chaleur s’y accumuler et le tissu mouillé collera contre ma peau.
« Tu as été une vilaine fille, pas vrai ? » dira cette voix veloutée familière. La chaleur de son souffle passera dans mon cou lorsqu’il se penchera au-dessus de moi, dominateur. Je collerai mes jambes l’une contre l’autre pour apaiser la douleur grandissante, mais rien n’y fera. La pression de sa main contre les lèvres de ma chatte m’arrachera un cri.
« Tu ne portes qu’un string dans mon cours, sans soutien-gorge. » Sa voix sera un mélange de surprise et de malice et je rougirai sûrement lorsqu’il prendra un de mes seins exposés dans sa main.
Les professeurs n’étaient pas censés agir comme ça, songerai-je, au moment où son autre main s’abattra sur mon cul en un coup violent. Ils n’étaient pas censés réprimander les écolières vilaines sur leur bureau, mais j’agiterai mes hanches parce que je voudrai de cette fessée qu’il me donnera. Je ferai ressortir mon derrière effronté pour venir à la rencontre de ce qu’il me donnera.
« - Tu sais ce qui arrive aux filles qui sont vilaines ? demandera-il.
- Elles sont punies.
- Exactement, soufflera-il dans mon cou. Mais tu as été particulièrement vilaine, alors ce sera ma main et non pas la règle. Je veux être sûr de pouvoir ressentir chaque coup. »
Rien dans la manière dont M. Parker me regardera ne sera doux. Il sera comme une bête avec sa proie. Il aura un regard affamé et je serai la seule réponse à apporter pour étancher sa soif. Je frissonnerai de nouveau lorsque son doigt commencera à frotter lentement et douloureusement contre la ficelle de mon string. De son autre main, il se placera contre mes fesses et ma peau nue lui sera totalement livrée.
« Une fois que ton cul sera bien rouge, tu me montreras que tu es une bonne fille maintenant et tu suceras ma bite. Bien profondément. » Il frottera un doigt contre moi, et en passera le bout à l’intérieur de ma chaleur vierge en me maintenant en place contre le bureau. « Et puis je viendrai goûter à ta vilaine petite chatte et je te ferai jouir. »
Je gémis en songeant à la manière dont il m’apprendrait comment il aimait ça, de sa domination sur moi, de sa possession. Le son étouffé que je fis me sortit de mon fantasme. Je me réajustai de nouveau sur ma chaise, en essayant de frotter mes cuisses contre mon clitoris gonflé.
Tout autour de moi, mes camarades de classe ne semblaient pas avoir remarqué le son que j’avais émis rien qu’en pensant à M. Parker.
Bien qu’il soit professeur d’éducation civique dans cette petite école privée, il avait fini son école de droit l’année précédente et se préparait pour l’examen du barreau. Sa carrière ne se résumait pas à être professeur, contrairement aux autres enseignants qui étaient dans cette école depuis des décennies. Il était sur la bonne voie pour devenir avocat. Il aurait dû être aigri ; tous les professeurs l’étaient. Il aurait dû émaner un sentiment de sécurité même, mais rien dans la manière dont il me regardait ne me semblait « sécuritaire ».
Parfois, je m’imaginais qu’il me regardait, que son regard traçait la courbe de ma jambe ou s’attardait sur mes lèvres. Je rêvais qu’il me voulait, qu’il se masturbait dans la douche en pensant à me prendre sur son bureau. Je rêvais qu’il ne pouvait pas se contrôler en pensant à moi, que j’étais tellement belle, tellement parfaite qu’il ne pourrait pas dire non.
Aucune imagination n’était nécessaire de ma part. Je ne pourrais pas dire non.
M. Parker avait neuf ans de plus que moi – oui, je l’avais espionné sur internet – et un homme de cet âge avait des années d’expérience dont je ne pouvais que rêver. C’était une manière très simple de m’attirer des problèmes, mais je n’allais pas me défiler. Je le voulais lui, et si je devais être punie pour ça, ça m’allait très bien, tant que M. Parker s’occupait de cette punition.
Anne écrivait quelque chose sur un bout de papier pendant que les autres travaillaient sur un test ou s’échangeaient des mots à voix basse sur ce qu’elles feraient de l’été. Je m’en fichais totalement.
Pourquoi je m’y intéresserais, quand la seule chose que je voulais était juste devant moi ?
Je me retournai lorsqu’un autre morceau de papier m’atterrit sur le crâne. Anne agita ses sourcils de haut en bas à mon intention. Je réalisai que j’avais de nouveau laissé mon imagination courir. J’aurais dû m’en douter. Coucher avec M. Parker, ça n’arriverait jamais dans la vraie vie. Je le voyais tous les jours en cours et il n’avait jamais voulu se rapprocher de moi. J’étais son élève, et j’étais trop jeune. Oui, j’avais dix-huit ans, mais même…
Cette situation était désespérée. Un homme comme lui voudrait une femme, pas une fille. Il voudrait une femme expérimentée, qui avait connu le monde et qui n’aurait pas l’air d’un chiot abandonné avec une laisse autour du cou. J’essayai d’écarter cette idée de mes pensées. Ça m’attristait, parce que je ne pourrais pas avoir l’allure ni l’expérience nécessaire à moins de baiser quelqu’un d’autre, et c’était le seul homme que je désirais.
J’essayai de mon mieux de ne plus y penser et lissai le papier qu’Anne m’avait envoyé.
« Tu déshabilles notre prof du regard. Ne nie pas. »
« Tais-toi » écrivis-je rapidement avant de lui repasser le mot. Elle me le renvoya quelques secondes plus tard.
« M. Parker est trop vieux. »
Je me mordis la lèvre inférieure. C’était exactement ce pour quoi il était aussi attirant ; j’avais une attirance pour les hommes plus âgés. J’avais une attirance pour lui, et j’écrivis rapidement mes pensées à ce sujet.
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