Émile Zola - Pot-Bouille

Здесь есть возможность читать онлайн «Émile Zola - Pot-Bouille» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: unrecognised, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Pot-Bouille: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Pot-Bouille»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

" Rue Neuve-Saint-Augustin, un embarras de voitures arrêta le fiacre chargé de trois malles, qui amenait Octave de la gare de Lyon. Le jeune homme baissa la glace d'une portière, malgré le froid déjà vif de cette sombre après-midi de novembre. Il restait surpris de la brusque tombée du jour, dans ce quartier aux rues étranglées, toutes grouillantes de foule. Les jurons des cochers tapant sur les chevaux qui s'ébrouaient, les coudoiements sans fin des trottoirs, la file pressée des boutiques débordantes de commis et de clients, l'étourdissaient ; car, s'il avait rêvé Paris plus propre, il ne l'espérait pas d'un commerce aussi âpre, il le sentait publiquement ouvert aux appétits des gaillards solides. "
Le héros est Octave Mouret. Il a 22 ans, est d'aspect très soigné. Il est logé par les Campardon, ménage à trois provençal composé du mari, de la femme et de la cousine Gasparine. Il devient rapidement l'ennemi de Gasparine, " l'autre madame Campardon ". Arrivant de Plassans, pour avoir une situation dans le haut commerce, il a déjà des rentes et de l'argent à placer. Campardon lui trouve rapidement un emploi chez les Hédouin, qui dirigent Au Bonheur des Dames, un petit magasin qui n'a alors pas vraiment pignon sur rue.
Le mot " pot-bouille " désignait au XIXe siècle, en langage familier, la cuisine ordinaire des ménages, en gros synonyme de popote. Mais il n'est pas question de cuisine, sinon au sens figuré : Zola veut en effet montrer l'envers du décor d'un grand immeuble parisien où, derrière un luxe de façade, vivent des familles bourgeoises dont le comportement quotidien est aussi peu ragoûtant qu'un médiocre brouet, un pot-bouille.

Pot-Bouille — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Pot-Bouille», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Justement, il croyait l’affaire en bon chemin. Un dimanche, pendant une absence du mari, il avait manœuvré de façon à se trouver sur le palier du premier étage, au moment où la jeune femme, en peignoir, sortait de chez sa belle-sœur pour rentrer chez elle ; et elle avait dû lui parler, ils étaient restés quelques minutes à échanger des politesses. Enfin, il espérait, la fois prochaine, pénétrer dans l’appartement. Le reste allait tout seul, avec une femme d’un tempérament pareil.

Ce soir-là, on s’occupa de Valérie, chez les Campardon, pendant le dîner. Octave tâchait de les faire causer. Mais, comme Angèle écoutait, jetant des regards sournois à Lisa, en train de servir un gigot d’un air sérieux, les parents d’abord se répandirent en éloges. L’architecte, d’ailleurs, défendait toujours la « respectabilité » de la maison, avec une conviction de locataire vaniteux, qui semblait en tirer toute une honnêteté personnelle.

– Oh ! mon cher, des gens convenables... Vous les avez vus chez les Josserand. Le mari n’est pas une bête : il est plein d’idées, il finira par trouver quelque chose de très fort. Quant à la femme, elle a du cachet, comme nous disons, nous autres artistes.

Mme Campardon, plus souffrante depuis la veille, couchée à demi, bien que sa maladie ne l’empêchât pas de manger de fortes tranches saignantes, murmurait à son tour, languissamment :

– Ce pauvre M. Théophile, il est comme moi, il traîne... Allez, Valérie a du mérite, car ce n’est pas gai, d’avoir sans cesse près de soi un homme tremblant la fièvre, et que le mal rend le plus souvent tracassier et injuste.

Au dessert, Octave, placé entre l’architecte et sa femme, en apprit plus qu’il n’en demandait. Ils oubliaient Angèle, ils parlaient à demi-mots, avec des coups d’œil soulignant les doubles sens des phrases ; et, quand l’expression leur manquait, ils se penchaient l’un après l’autre, ils achevaient crûment la confidence à l’oreille. En somme, ce Théophile était un crétin et un impuissant, qui méritait d’être ce que sa femme le faisait. Quant à Valérie, elle ne valait pas grand-chose, elle se serait tout aussi mal conduite, même si son mari l’avait contentée, tellement la nature l’emportait. Personne n’ignorait du reste que, deux mois après son mariage, désespérée de voir qu’elle n’aurait jamais d’enfant, et craignant de perdre sa part de l’héritage du vieux Vabre, si Théophile venait à mourir, elle s’était fait faire son petit Camille par un garçon boucher de la rue Sainte-Anne.

Campardon se pencha une dernière fois à l’oreille d’Octave.

– Enfin, vous savez, mon cher, une femme hystérique !

Et il mettait, dans ce mot, toute la gaillardise bourgeoise d’une indécence, le sourire lippu d’un père de famille dont l’imagination, brusquement lâchée, se repaît de tableaux orgiaques. Angèle baissa les yeux sur son assiette, évitant de regarder Lisa pour ne pas rire, comme si elle avait entendu. Mais la conversation tournait, on parlait maintenant des Pichon, et les paroles louangeuses ne tarissaient pas.

– Oh ! ceux-là, quels braves gens ! répétait Mme Campardon. Parfois, lorsque Marie sort avec sa petite Lilitte, je lui permets d’emmener Angèle. Et je vous le jure, monsieur Mouret, je ne confie pas ma fille à tout le monde ; il faut que je sois absolument certaine de la moralité des personnes... N’est-ce pas, Angèle, que tu aimes bien Marie ?

– Oui, maman, répondit Angèle.

Les détails continuèrent. Il était impossible de trouver une femme mieux élevée, dans des principes plus sévères. Aussi fallait-il voir comme le mari était heureux ! Un petit ménage si gentil, et propre, et qui s’adorait, et où l’on n’entendait jamais un mot plus haut l’un que l’autre !

– D’ailleurs, on ne les garderait pas dans la maison, s’ils se conduisaient mal, dit gravement l’architecte, oubliant ses confidences sur Valérie. Nous ne voulons ici que des honnêtes gens... Parole d’honneur ! je donnerais congé, le jour où ma fille serait exposée à rencontrer des créatures dans l’escalier.

Ce soir-là, il conduisait secrètement la cousine Gasparine à l’Opéra-Comique. Aussi alla-t-il chercher tout de suite son chapeau, en parlant d’une affaire qui le retiendrait très tard. Rose pourtant devait connaître cette partie, car Octave l’entendit murmurer, de sa voix résignée et maternelle, lorsque son mari vint la baiser avec son effusion de tendresse accoutumée :

– Amuse-toi bien, et ne prends pas froid, à la sortie.

Le lendemain, Octave eut une idée : c’était de lier amitié avec Mme Pichon, en lui rendant des services de bon voisinage ; de cette manière, si elle surprenait jamais Valérie, elle fermerait les yeux. Et une occasion se présenta, le jour même. Mme Pichon promenait Lilitte, alors âgée de dix-huit mois, dans une petite voiture d’osier, qui soulevait la colère de M. Gourd ; jamais le concierge n’avait voulu qu’on montât la voiture par le grand escalier, elle devait passer par l’escalier de service ; et comme, en haut, la porte du logement se trouvait trop étroite, il fallait chaque fois démonter les roues et le timon, ce qui était tout un travail. Justement, ce jour-là, Octave rentrait, lorsque sa voisine, gênée par ses gants, se donnait beaucoup de mal pour retirer les écrous. Quand elle le sentit debout derrière elle, attendant qu’elle débarrassât le palier, elle perdit complètement la tête, les mains tremblantes.

– Mais, madame, pourquoi prenez-vous toute cette peine ? demanda-t-il enfin. Il serait plus simple de mettre cette voiture au fond du couloir, derrière ma porte.

Elle ne répondit pas, d’une timidité excessive, qui la laissait accroupie, sans force pour se relever ; et, sous le bavolet de son chapeau, il voyait une rougeur ardente lui envahir la nuque et les oreilles. Alors, il insista.

– Je vous jure, madame, cela ne me gênerait nullement.

Sans attendre, il prit la voiture, l’emporta de son air aisé. Elle dut le suivre ; mais elle restait si confuse, si effarée de cette aventure considérable dans sa vie plate de tous les jours, qu’elle le regarda faire, ne trouvant autre chose que des bouts de phrase balbutiés.

– Mon Dieu ! monsieur c’est trop de peine... Je suis confuse, vous allez vous encombrer... Mon mari sera bien content...

Et elle rentra, elle s’enferma cette fois hermétiquement, avec une sorte de honte. Octave pensa qu’elle était stupide. La voiture le gênait beaucoup, car elle l’empêchait d’ouvrir sa porte, et il lui fallait se glisser de biais chez lui. Mais sa voisine paraissait gagnée, d’autant plus que M. Gourd voulut bien, grâce à l’influence de Campardon, autoriser cet embarras, dans ce fond de couloir perdu.

Chaque dimanche, les parents de Marie, M. et Mme Vuillaume, venaient passer la journée. Comme Octave sortait, le dimanche suivant, il aperçut toute la famille en train de prendre le café ; et il pressait le pas par discrétion, lorsque la jeune femme s’étant penchée vivement à l’oreille de son mari, celui-ci se hâta de se lever, en disant :

– Monsieur, excusez-moi, je suis toujours dehors, je n’ai pu encore vous remercier. Mais je tiens à vous exprimer combien j’ai été heureux...

Octave se défendait. Enfin, il dut entrer. Bien qu’il eût déjà bu du café, on l’obligea d’en accepter une tasse. Pour lui faire honneur, on l’avait placé entre M. et Mme Vuillaume. En face, de l’autre côté de la table ronde, Marie était reprise d’une de ces confusions, qui, à chaque instant, sans cause apparente, lui jetaient tout le sang du cœur au visage. Il la regarda, ne l’ayant jamais vue à l’aise. Mais, comme disait Trublot, ce n’était pas son idéal : elle lui parut pauvre, effacée, la figure plate, les cheveux rares, avec des traits fins et jolis pourtant. Quand elle fut un peu rassurée, elle eut de petits rires, en reparlant de la voiture, sur laquelle elle ne tarissait pas.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Pot-Bouille»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Pot-Bouille» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Pot-Bouille»

Обсуждение, отзывы о книге «Pot-Bouille» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x