Eugène Sue - Les Mystères De Paris Tome V

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Voici un roman mythique, presque à l'égal du Comte de Monte-Cristo ou des Trois mousquetaires, un grand roman d'aventures, foisonnant, qui nous décrit un Paris mystérieux et inconnu, dévoilé dans ses recoins les plus secrets, un Paris exotique où les apaches de Paris remplacent ceux de l'Amérique.
Errant dans les rues sombres et dangereuses de la Cité, déguisé en ouvrier, le prince Rodolphe de Gérolstein sauve une jeune prostituée, Fleur-de-Marie, dite la Goualeuse, des brutalités d'un ouvrier, le Chourineur. Sans rancune contre son vainqueur, le Chourineur entraîne Rodolphe et Fleur-de-Marie dans un tripot, Au Lapin Blanc. Là, le Chourineur et Fleur-de-Marie content leur triste histoire à Rodolphe. Tous deux, livrés dès l'enfance à l'abandon et à la misère la plus atroce, malgré de bons instincts, sont tombés dans la dégradation: le meurtre pour le Chourineur, dans un moment de violence incontrôlée, la prostitution pour Fleur-de-Marie. Rodolphe se fait leur protecteur et entreprend de les régénérer en les arrachant à l'enfer du vice et de la misère où ils sont plongés…

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– C’est lui… c’est Rodolphe!…, s’écria Sarah à Thomas Seyton.

Celui-ci s’approcha précipitamment d’un rideau, le souleva et répondit:

– Oui, c’est le prince; il descend de voiture.

– Laissez-moi seule, voici le moment décisif, dit Sarah avec un sang-froid inaltérable, car une ambition monstrueuse, un égoïsme impitoyable avait toujours été et était encore l’unique mobile de cette femme. Dans l’espèce de résurrection miraculeuse de sa fille, elle ne voyait que le moyen de parvenir enfin au but constant de sa vie.

Après avoir un moment hésité à quitter l’appartement, Thomas Seyton, se rapprochant tout à coup de sa sœur, lui dit:

– C’est moi qui apprendrai au prince comment votre fille, qu’on avait crue morte, a été sauvée. Cet entretien serait trop dangereux pour vous… une émotion violente vous tuerait, et après une séparation si longue… la vue du prince… les souvenirs de ce temps…

– Votre main, mon frère, dit Sarah.

Puis, appuyant sur son cœur impassible la main de Thomas Seyton, elle ajouta avec un sourire sinistre et glacial:

– Suis-je émue?

– Non… rien… rien… pas un battement précipité, dit Seyton avec stupeur, je sais quel empire vous avez sur vous-même. Mais dans un tel moment, mais quand il s’agit pour vous ou d’une couronne ou de la mort… car, encore une fois, songez-y, la perte de cette dernière espérance vous serait mortelle. En vérité, votre calme me confond!

– Pourquoi cet étonnement, mon frère? Jusqu’ici, ne le savez-vous pas? rien… non, rien n’a jamais fait battre ce cœur de marbre: il ne palpitera que le jour où je sentirai poser sur mon front la couronne souveraine. J’entends Rodolphe… laissez-moi…

– Mais…

– Laissez-moi, s’écria Sarah d’un ton si impérieux, si résolu, que son frère quitta l’appartement quelques moments avant qu’on y eût introduit le prince.

Lorsque Rodolphe entra dans le salon, son regard exprimait la pitié. Mais, voyant Sarah assise dans son fauteuil et presque parée, il recula de surprise, sa physionomie devint aussitôt sombre et méfiante.

La comtesse, devinant sa pensée, lui dit d’une voix douce et faible:

– Vous croyiez me trouver expirante, vous veniez pour recevoir mes derniers adieux?

– J’ai toujours regardé comme sacrés les derniers vœux des mourants: mais il s’agit d’une tromperie sacrilège…

– Rassurez-vous, dit Sarah en interrompant Rodolphe, rassurez-vous, je ne vous ai pas trompé; il me reste, je crois, peu d’heures à vivre. Pardonnez-moi une dernière coquetterie. J’ai voulu vous épargner le sinistre entourage qui accompagne ordinairement l’agonie; j’ai voulu mourir vêtue comme je l’étais la première fois où je vous vis. Hélas! après dix années de séparation, vous voilà donc enfin? Merci! oh! merci! Mais, à votre tour, rendez grâces à Dieu de vous avoir inspiré la pensée d’écouter ma dernière prière. Si vous m’aviez refusé… j’emportais avec moi un secret qui va faire la joie… le bonheur de votre vie. Joie mêlée de quelque tristesse… bonheur mêlé de quelques larmes… comme toute félicité humaine; mais cette félicité, vous l’achèteriez encore au prix de la moitié des jours qui vous restent à vivre!

– Que voulez-vous dire? lui demanda le prince avec surprise.

– Oui, Rodolphe, si vous n’étiez pas venu… ce secret m’aurait suivie dans la tombe… c’eût été ma seule vengeance… et encore… non, non, je n’aurais pas eu ce terrible courage. Quoique vous m’ayez bien fait souffrir, j’aurais partagé avec vous ce suprême bonheur dont, plus heureux que moi, vous jouirez longtemps, bien longtemps, je l’espère.

– Mais encore, madame, de quoi s’agit-il?

– Lorsque vous le saurez, vous ne pourrez comprendre la lenteur que je mets à vous en instruire, car vous regarderez cette révélation comme un miracle du ciel. Mais, chose étrange, moi qui d’un mot peux vous causer le plus grand bonheur que vous ayez peut-être jamais ressenti… j’éprouve, quoique maintenant les minutes de ma vie soient comptées, j’éprouve une satisfaction indéfinissable à prolonger votre attente… et puis je connais votre cœur… et, malgré la fermeté de votre caractère, je craindrais de vous annoncer sans préparation une découverte aussi incroyable. Les émotions d’une joie foudroyante ont aussi leurs dangers.

– Votre pâleur augmente, vous contenez à peine une violente agitation, dit Rodolphe; tout ceci est, je le crois, grave et solennel.

– Grave et solennel, reprit Sarah d’une voix émue; car, malgré son impassibilité habituelle, en songeant à l’immense portée de la révélation qu’elle allait faire à Rodolphe, elle se sentait plus troublée qu’elle n’avait cru l’être; aussi, ne pouvant se contraindre plus longtemps, elle s’écria:

– Rodolphe… notre fille existe…

– Notre fille!…

– Elle vit! vous dis-je…

Ces mots, l’accent de vérité avec lequel ils furent prononcés, remuèrent le prince jusqu’au fond des entrailles.

– Notre enfant? répéta-t-il en se rapprochant précipitamment du fauteuil de Sarah, notre enfant! ma fille!

– Elle n’est pas morte, j’en ai des preuves irrécusables… je sais où elle est… demain vous la reverrez.

– Ma fille! ma fille! répéta Rodolphe avec stupeur, il se pourrait! elle vivrait!

Puis tout à coup, réfléchissant à l’invraisemblance de cet événement, et craignant d’être dupe d’une nouvelle fourberie de Sarah, il s’écria:

– Non… non… c’est un rêve! c’est impossible! vous me trompez, c’est une ruse, un mensonge indigne!

– Rodolphe! écoutez-moi.

– Non, je connais votre ambition, je sais de quoi vous êtes capable, je devine le but de cette tromperie!

– Eh bien! vous dites vrai, je suis capable de tout. Oui, j’avais voulu vous abuser; oui, quelques jours avant d’être frappée d’un coup mortel, j’avais voulu trouver une jeune fille… que je vous aurais présentée à la place de notre enfant… que vous regrettiez amèrement.

– Assez… oh! assez, madame.

– Après cet aveu, vous me croirez peut-être, ou plutôt vous serez bien forcé de vous rendre à l’évidence.

– À l’évidence…

– Oui, Rodolphe, je le répète, j’avais voulu vous tromper, substituer une jeune fille obscure à celle que nous pleurions; mais Dieu a voulu, lui, qu’au moment où je faisais ce marché sacrilège… je fusse frappée à mort.

– Vous… à ce moment!

– Dieu a voulu encore qu’on me proposât… pour jouer ce rôle… de mensonge… savez-vous qui? notre fille…

– Êtes-vous donc en délire… au nom du ciel?

– Je ne suis pas en délire, Rodolphe. Dans cette cassette, avec des papiers et un portrait qui vous prouveront la vérité de ce que je vous dis, vous trouverez un papier taché de mon sang.

– De votre sang?

– La femme qui m’a appris que notre fille vivait encore me dictait cette révélation, lorsque j’ai été frappée d’un coup de poignard.

– Et qui était-elle? comment savait-elle?…

– C’est à elle qu’on avait livré notre fille… tout enfant… après l’avoir fait passer pour morte.

– Mais cette femme… son nom?… peut-on la croire? où l’avez-vous connue?

– Je vous dis, Rodolphe, que tout ceci est fatal, providentiel. Il y a quelques mois, vous aviez tiré une jeune fille de la misère pour l’envoyer à la campagne, n’est-ce pas?

– Oui, à Bouqueval.

– La jalousie, la haine, m’égaraient. J’ai fait enlever cette jeune fille par la femme… dont je vous parle…

– Et on a conduit la malheureuse enfant à Saint-Lazare.

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