Juliette Benzoni - L’Intrus

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Automne 1802. Huit ans après la mort de son épouse, Agnès, tombée sur l’échafaud, après la séparation avec Marie-Douce, son unique amour, Guillaume Tremaine est tragiquement rattrapé par le passé : Marie-Douce, à l’agonie, le fait appeler en Angleterre pour lui confier Arthur, leur fils illégitime. Les choses n’iront pas sans mal. Le garçon rejette en bloc ce père prodigue, son autorité, sa protection, cette famille qui ne peut voir en lui qu’un
En effet, le paisible Adam, fils cadet de Guillaume, oppose une farouche résistance au nouveau venu. Mais Elisabeth, l’aînée, aussi impétueuse que généreuse, acceptera-t-elle ce demi-frère, cause indirecte du drame de sa mère ?
C’est alors qu’arrive Lorna, demi-sœur d’Arthur, éblouissante créature et dans son sillage les projets les plus troubles : séduire Guillaume, régner sur sa fortune et semer la discorde aux Treize Vents. Parviendra-t-elle à ses fins ? Le maître des lieux sauvera-t-il sa famille jusque-là préservée contre tous ? Devra-t-il sacrifier l’amour de sa fille à l’honneur ?...

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— Nul ne l’oblige à partir. Cette petite personne s’arroge il me semble des droits excessifs et, si vous voulez mon sentiment, il est invraisemblable que chacun ici l’accepte. En Angleterre, les enfants ne se mêlent pas de la vie de leurs parents... Vous devriez vous en souvenir et laisser votre père et moi...

— N’essayez pas de vous leurrer, Lorna ! Il ne veut pas de vous parce qu’il ne vous aime pas.

— Il m’a aimée assez pour me faire cet enfant et il m’aimera encore pour peu qu’on cesse de le harceler. Moi, de toute façon, je n’ai plus le choix : je dois rester ici. C’est ma seule chance d’être heureuse ! Me voyez-vous rentrer en Angleterre, épouser Thomas alors que je suis enceinte d’un autre ? Les enfants de France apprennent, il me semble, une étrange morale...

— Je veux que vous acceptiez ce que l’on vous offre : laissez-vous conduire à Paris pour mettre cet enfant au monde. Ensuite, je vous jure que nous nous en occuperons... et vous pourrez aller coiffer votre couronne de duchesse. La guerre qui va commencer vous offre une excellente excuse pour un assez long retard, il me semble ?

La jeune femme se mit à rire. Quittant le fauteuil où elle s’était assise, elle s’approcha d’Arthur et le prit aux épaules.

— Quoi que vous en pensiez, vous n’êtes encore qu’un petit garçon persuadé que les adultes doivent agir selon ses idées. Vous n’oubliez que deux choses importantes : j’aime votre père et je tiens déjà beaucoup à celui qui va venir. Si vous m’aimez encore un tout petit peu, cela devrait compter pour vous...

— C’est vraiment de l’amour que vous éprouvez pour Père ? J’ai peine à le croire !

— Lui aussi, figurez-vous ! C’est pour cela qu’il fait tous ces efforts pour me repousser. Et aussi parce qu’il n’a pas encore pris conscience de ce qu’il éprouve pour moi, mais je peux vous assurer qu’un jour viendra où il retrouvera la joie que je lui ai donnée cette nuit où nous avons été l’un à l’autre. Je sais comment la lui rendre... et nous serons heureux ! Quant à Élisabeth, elle se calmera. Bientôt elle sera une femme, elle aimera... et elle reviendra ! Tout sera oublié.

Prenant la tête du jeune garçon, elle posa un baiser sur ses cheveux drus et le conduisit doucement vers la porte. Il la franchit en baissant le front, ne sachant plus que croire ni que penser mais toujours aussi malheureux.

— Kitty ! appela Lorna, venez me déshabiller, je vous prie !

La femme de chambre, qui se trouvait alors dans la garde-robe où elle rangeait des vêtements, se releva brusquement, serrant entre ses doigts une petite fiole enveloppée d’un treillis d’argent de facture orientale qu’elle venait de faire tomber de la poche d’un vêtement. Elle n’avait jamais vu cet objet mais, sans qu’elle pût l’expliquer, il lui inspirait une instinctive méfiance.

— Eh bien, Kitty ? Que faites-vous ? s’impatienta la jeune femme.

Remettant vivement le menu flacon d’où il sortait, elle se hâta de rejoindre sa maîtresse, mais sa curiosité était éveillée. Ce n’était ni un parfum ni une liqueur. Une drogue peut-être ? Mais à quoi pouvait-elle bien servir ?

Dix heures sonnaient à la grande horloge du vestibule quand, au matin, Élisabeth apparut en haut des marches de l’escalier et descendit lentement vers ceux qui l’attendaient. Devant la porte. Valentin et Daguet chargeaient deux malles et un coffre à chapeaux sur la berline de Varanville qui venait tout juste d’arriver. Debout sur le perron, Guillaume, tête nue en dépit du crachin qui noyait le parc et les bâtiments en voie de reconstruction, les regardait faire appuyé sur sa canne avec l’impression horrible de vivre un nouveau cauchemar : dans la voiture, il y avait Rose venue elle-même chercher celle qui demandait asile, Rose qui ne descendrait pas pour être certaine de ne rencontrer personne, Rose qu’il avait blessée au cœur et à qui, sans doute, il faisait horreur parce qu’il n’était plus à ses yeux qu’un débauché sans scrupules...

Trop émue pour parler, la jeune fille embrassa ses frères puis Potentin, Clémence, Lisette et tendit la main à Jeremiah Brent qui s’inclina sur elle, bien près des larmes lui aussi. Arthur seul rompit l’étrange silence peuplé de petits sanglots étouffés dans un mouchoir et de reniflements. Pâle jusqu’aux lèvres, son visage n’était plus celui d’un garçon de treize ans mais celui d’un homme qui souffre. Son cri de protestation retentit comme un ordre :

— Ne pars pas !... Ce n’est pas juste !

— Chut, petit frère !... Ne me rends pas les choses plus difficiles !...

Accompagnée de Béline qui avait exigé de la suivre, renonçant momentanément à son entrée en religion, elle traversa le vestibule d’un pas rapide, embrassa Daguet, trouva un sourire pour Valentin puis, se tournant vers Guillaume :

— Adieu, Père !... Je prierai pour vous.

Sans attendre la réponse, sans voir le geste ébauché de tendre les mains vers elle, Élisabeth s’engouffra dans la voiture aussitôt imitée par sa fidèle gouvernante. La dernière vision que Guillaume eut de sa fille fut celle de son visage contre celui de Rose dont les bras venaient de se refermer tendrement sur elle...

Tandis que l’attelage s’ébranlait dans le bruit immuablement joyeux des départs — claquements de fouet, battement rythmé des sabots et cliquetis de gourmettes — , il leva les yeux vers la fenêtre derrière laquelle s’abritait la femme qu’il détestait à présent presque autant que lui-même. Une heure plus tôt et dans l’espoir qu’elle renoncerait à ses prétentions, il lui avait signifié sa décision :

— Je vous épouserai puisqu’il le faut mais pas avant que l’enfant ne soit né... et viable !

Mais elle s’était contentée de sourire.

— Lorsque je le mettrai dans vos bras, Guillaume, vous ne vous souviendrez que de nos heures d’amour et vous accepterez d’être heureux.

A cette évocation idyllique et au même instant, Clémence Bellec apportait un contrepoint singulier en confiant à Potentin :

— Croyez-moi, Potentin ! L’est pas encore né celui-là. Madame Agnès ne le permettra pas ! Et moi non plus...

CHAPITRE XIV

LA CRIQUE

En ramenant Élisabeth chez elle, Rose de Varanville se sentait un peu l’âme du sauveteur qui vient d’arracher un être humain à la mort. C’était la raison qui l’avait poussée à se déplacer en personne pour chercher l’enfant blessée, alors qu’il eût été si facile d’envoyer Félicien : elle avait trop peur que durant le trajet — bien court cependant ! — il arrivât la moindre chose au précieux dépôt qui se confiait à sa tendresse.

Depuis longtemps, elle savait qu’un jour viendrait où la fille des Tremaine prendrait le chemin de Varanville. Durant bien des années, Agnès et elle puis elle et Guillaume avaient imaginé, sur le ton de la plaisanterie tendre, qu’un mariage unirait Élisabeth et Alexandre. Ce devait être écrit quelque part dans le ciel : ces deux-là s’aimaient trop pour jamais accepter de prendre des routes divergentes ! On évoquait alors la grande fête à laquelle participerait tout le pays, qui sublimerait les Treize Vents et resterait dans toutes les mémoires. Et puis aussi le carrosse couvert de fleurs, entouré de musiques et de chants qui mènerait le jeune couple vers le château que Rose songeait déjà à lui abandonner afin qu’il pût y vivre sans contraintes :

— Je me retirerai à Chanteloup, disait-elle en riant. C’est assez proche pour que je puisse continuer à diriger mes cultures. J’y ferai la partie de cartes de ma bonne tante et m’installerai petit à petit dans mon nouveau rôle de douairière. A moins qu’à la suite de ses études Alexandre ne prenne une grande position, auquel cas je resterai pour assumer l’intendance...

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