Juliette Benzoni - La jeune mariée

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Eté 1902... Sur un arbre perchée, Mélanie épiait le bal donné par son illustre voisine. La branche cassa. Mélanie tomba aux pieds d'un beau marquis... Elle avait quinze ans. Son coeur battait pour la première fois. Le marquis l'épousa. Lorsque, après la fête, ils gagnèrent leur sleeping du Méditerranée- Express, elle crut qu'ils embarquaient pour Cythère… Il n'en était rien. Le marquis passa "leur" nuit de noces avec une danseuse espagnole... Effondrée, Mélanie voudrait mourir. Elle va se jeter du train lorsqu'elle est sauvée par un peintre énigmatique fort séduisant… Commencent alors d'incroyables aventures au cours desquelles elle découvrira l'amour, déjouera d'ignominieux complots et attirera les regards un roi… Passion, larmes, émotion... Le premier tome d'une grande saga.

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Son imagination excitée par la secousse nerveuse qu’elle avait subie était si vive à cet instant qu’elle crut les voir devant elle. La scène du baiser dont elle avait été l’invisible témoin reprenait vie et Mélanie ne comprit pas tout de suite pourquoi des larmes lui montaient aux yeux… ni pourquoi, sans la connaître, sans rien savoir d’elle pas même son nom ou les traits de son visage, elle détestait si fort celle que Francis prenait dans ses bras.

Le lendemain matin, quand Léonie, sa femme de chambre, vint préparer ce qu’il fallait pour une toilette que son accident allait compliquer, Mélanie lui demanda tout d’abord un miroir :

— Il n’y en a pas ici que je puisse vous apporter, Mademoiselle Mélanie. Il faudrait que vous puissiez aller jusqu’à votre salle de bains mais vous n’avez aucune raison de vous tourmenter : votre figure n’a pas été abîmée.

— Je sais, Léonie, mais je voudrais tout de même un miroir. Allez en chercher un chez ma mère. Elle en a au moins une demi-douzaine.

Jusqu’à ce matin-là, Mélanie n’avait guère prêté attention à son image. Aimant surtout la vie au grand air ou alors la tranquillité d’un livre dans le silence de sa chambre, elle se contentait, une fois habillée et coiffée, de jeter un coup d’œil rapide à l’ensemble dans l’un des miroirs du vestibule et sans jamais s’attarder à détailler son visage. Peut-être parce qu’elle pensait qu’il ne présentait aucun intérêt. Sa mère, d’ailleurs, ne lui laissait guère d’illusions à ce sujet :

— Je me demande, soupirait-elle souvent, si nous arriverons à faire de toi un jour une jeune fille présentable ! Ce visage chiffonné ! Ces gros genoux, ces allures de poulain échappé et surtout, surtout ces taches de rousseur ! Je ne vois pas comment nous pourrions en venir à bout.

Ainsi éclairée sur son cas, Mélanie la mal nommée (3)avait appris à considérer ses cheveux châtains tirant sur le roux, sa frimousse ronde et son nez « retroussé » comme autant de tares irrémédiables destinées à s’aggraver avec le temps et cela en dépit des efforts de son amie Johanna qui, très coquette et très versée dans les fanfreluches et les articles féminins, l’adjurait de ne pas désespérer de la nature et du talent des autres. Mais Mélanie ne voyait qu’une expression de charité dans les homélies que lui délivrait son amie. Ravissante et blonde, Johanna von Rellnitz, fille d’un conseiller à l’ambassade d’Autriche, connaîtrait certainement le plus grand succès lorsqu’elle ferait, à Vienne, son entrée dans le monde.

Quand Léonie revint armée d’une glace ovale sertie de vermeil, Mélanie considéra un moment son visage tavelé dans lequel de larges yeux d’un brun-violet qui ressemblaient à des pruneaux tenaient la plus grande place. Deux nattes bien raides terminées par des nœuds de ruban bleu l’encadraient et lui donnaient l’aspect de quelque statue médiévale en bois sculpté. La fatigue d’une nuit blanche et la douleur qu’il avait bien fallu supporter n’arrangeaient rien. Revoyant, sur l’écran impitoyable de sa mémoire, la rayonnante beauté de la jeune femme au boa de tulle, Mélanie plongea d’un seul coup au fond du désespoir. Rejetant avec fureur le miroir que Léonie attrapa au vol, elle s’écria :

— Je suis affreuse ! Affreuse !…

La pauvre enfant était alors si peu à son avantage que la jeune camériste, incapable de trouver une consolation quelconque, prit le parti de quitter la chambre en courant pour aller chercher Fräulein. Ce qui ne fut d’aucun secours car celle-ci, voyant son élève en larmes, ne trouva rien de mieux que de la prendre dans ses bras en soupirant :

Ach, mein Schatz ! Il ne faut pas fous déssoler ainzi ! Le Zeigneur Tieu ne rébardit bas touchours la peauté gomme il le tefrait ! Tans fotre famille c’est Matame fotre mère qui a tout pris ! Il faut vous vaire une raisson !

— Une raison ? Mais je ne veux pas ! Je veux être belle, comme les autres ! Je veux porter des robes brillantes pour aller danser ! Je veux des boas pailletés et des jupons de dentelles ! Je veux que l’on me fasse la cour !

— Zela fientra ! Fous êtes drop cheune ! Groyez-moi…

— S’il vous plaît, Fräulein ! Laissez-moi tranquille !… Je vais essayer de dormir !

— Il faut mancher ! Fous n’avez pas bris fotre bedit técheuner !

— Alors faites-moi porter du café au lait et des tartines mais après je veux qu’on me laisse en paix !… Ah j’oubliais ! Si Monsieur de Varennes vient prendre de mes nouvelles…

— Le marguis ?

— Pour l’amour du Ciel parlez allemand, Fräulein ! Oui, le marquis ! S’il vient, dites ce que vous voudrez : que j’ai la fièvre, que je dors ou n’importe quoi d’autre mais je ne veux pas le voir ! Vous avez compris ?

Ya ! Ich habe verstanden ! Schlafen Sie gut (4)

Mais, à l’exception du Dr Gaud, personne ne vint sonner au portail de la villa « Morgane ». Et Mélanie, avec la belle inconscience d’une âme déjà plus féminine qu’elle ne l’imaginait, trempa son oreiller de larmes parce que Francis ne se souciait pas d’elle. Heureusement, cette nouvelle crise de désespoir acheva de l’épuiser et, aidée en cela par une grande tasse de tilleul à la fleur d’oranger, elle dormit comme une souche jusqu’au lendemain matin.

Le sommeil ayant pour habitude de remettre les esprits et les choses en place, Mélanie se sentit alors d’un stoïcisme romain pour affronter les vicissitudes de la vie… et avant tout le retour de sa mère dont elle n’attendait rien de bon. Dieu seul savait quelle quantité de reproches Albine Desprez-Martel, née Pauchon de la Creuse, allait déverser sur la tête de sa fille !

Or, quand elle apparut dans l’après-midi, fraîche et ravissante dans une robe de foulard blanc à pois corail et coiffée d’un charmant chapeau en paille de riz dont la passe, retroussée sur le côté, abritait un bouquet de cerises piqué dans un bouillonné de mousseline blanche, le ciel de ses grands yeux était d’une sérénité absolue. Pas le moindre nuage, pas le plus petit éclair ! Au contraire, ce fut avec un grand sourire qu’elle s’avança vers la chaise longue, installée sous la véranda où sa fille tournait avec désenchantement les pages d’un livre qu’elle avait déjà lu dix fois. Aussitôt la terrasse couverte s’emplit de son parfum. Enfin celui qu’à cette époque elle pensait traduire le mieux sa personnalité. C’était le « Bouquet Idéal » de Coty, le grand parfumeur de la place Vendôme, mais elle en mettait trop. Aussi, quand elle se pencha sur elle pour l’embrasser, Mélanie éternua. Albine se composa immédiatement le visage de la mère inquiète :

— Tu vois, tu as pris froid ! Et ce pied en mauvais état ! Mais qu’est-ce qui t’a pris de galoper dans les arbres en pleine nuit ?

— J’aime ça mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre. Avez-vous déjà grimpé aux arbres ?

— Jamais ! J’aurais craint d’abîmer ma robe. Et puis pour quoi faire, mon Dieu ?… Quoique tu aies réussi sans le vouloir un coup de maître ! Je me demande même si tu ne l’as pas fait exprès ?…

— S’il vous plaît, Mère, de quoi parlez-vous ?

— Mais de ton sauveur, voyons ! Ce Francis de Varennes est la coqueluche de Dinard ! D’autant plus qu’il semble réserver ses visites à cette vieille Américaine peinte que nous avons comme voisine.

— Pas à elle seule ! Il m’a dit qu’il vous avait été présenté. Cela devait être ailleurs puisque vous allez rarement chez Mrs. Hugues-Hallets ?

Le visage de la jeune femme s’illumina et elle en oublia son rôle de mère inquiète.

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