Jo Walton - Morwenna

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Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère. Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.
Ode à la différence, journal intime d’une jeune fan de science-fiction qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Ce roman touchant et bouleversant a été récompensé par les deux plus grands prix littéraires de la science-fiction, le prix Hugo (décerné par le public) et le prix Nebula (décerné par un jury de professionnels). Il a en outre reçu le British Fantasy Award.

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Dimanche 21 octobre 1979

James Tiptree Jr. est une femme ! Ça alors !

Je ne l’aurais jamais deviné. Bon sang, Robert Silverberg doit se sentir ridicule. Mais je parie qu’il s’en fiche. (Si j’avais écrit L’Oreille interne , je ne me soucierais plus jamais de passer pour un idiot. C’est peut-être le livre le plus déprimant du monde, je le place parmi les meilleurs avec Thomas Hardy et Eschyle, mais il est aussi tellement brillant.) Les nouvelles de Tiptree sont bonnes, aussi, bien qu’aucune n’arrive au niveau d’ Une fille branchée . Je suppose qu’elle a pris ce pseudonyme pour s’attirer le respect, mais Le Guin n’a pas eu besoin de ça pour être respectée. Elle a gagné le prix Hugo. Je pense qu’en un sens Tiptree a choisi la facilité. Mais quand on pense à quel point ses personnages aiment les fausses pistes et les déguisements, on se dit qu’elle est peut-être aussi comme ça. Je suppose que tous les écrivains se servent de leurs personnages comme de masques, et que peut-être ce nom masculin en est un supplémentaire. Tout bien réfléchi, si j’écrivais Le Plan est l’amour, le Plan est la mort , je ne voudrais peut-être pas non plus que les gens sachent où je vis.

J’ai été la seule aujourd’hui à ne pas avoir de gâteau, mais je m’en fiche. Même Deirdre en a eu un de la part de Karen. Elle me regarde d’un drôle d’air perplexe, ce qui en fait est pire que tout. Je comprends maintenant beaucoup mieux la dépendance de Tibère envers Séjan. Je comprends aussi pourquoi il est devenu bizarre. Être laissée seule – et je suis laissée seule – n’est pas aussi désirable que je le pensais. Est-ce comme ça que les gens deviennent méchants ? Je ne veux pas le devenir.

J’ai écrit à tante Teg, en essayant d’avoir l’air gaie. J’ai aussi écrit à mon père, dans l’espoir d’arriver à le persuader de m’emmener la voir, et peut-être aussi de m’emmener rendre visite à Grampar à l’hôpital. Ils sont tout ce qui me reste, maintenant. Il ne voudra sans doute pas les rencontrer, mais il pourrait m’attendre dans la voiture. Ce serait vraiment agréable de voir des gens qui m’aiment bien. Plus que cinq jours avant de pouvoir échapper à cet endroit pour une semaine de vacances.

Lundi 22 octobre 1979

Aujourd’hui, en cours de chimie, Gill est venue s’asseoir à côté de moi. C’est très courageux de sa part, vu la façon dont tout le monde me traite. « Tu ne penses donc pas que je suis une lépreuse vaudou ? lui ai-je demandé tout à trac après la classe.

— Je suis une scientifique. Je ne crois pas à tous ces trucs. Et je sais que tu as eu des ennuis parce que tu m’as donné un gâteau. »

C’était l’heure du déjeuner, nous sommes donc allées ensemble au réfectoire. Je me fiche de ce que pensent les gens. Gill dit qu’elle ne lit pratiquement jamais de fiction, mais elle m’a prêté un ouvrage de vulgarisation d’Asimov intitulé The Left Hand of the Electron . Elle a trois frères, tous plus vieux qu’elle. L’aîné est à Oxford. Ils sont tous scientifiques, eux aussi. Je l’aime bien. Elle est reposante.

Le Mage est très bizarre. Je ne sais pas si je l’aime ou non, mais je suis impatiente de m’y replonger et j’y pense tout le temps. Ce n’est pas sur la magie, pas vraiment, mais l’atmosphère en est proche. C’est une lecture étrange, parce que le héros marche sans arrêt des kilomètres dans une île au milieu des odeurs de thym, comme nous en avions l’habitude. Nous n’avions pas peur de parcourir des kilomètres sur les « dramroads », jusqu’à Llwydcoed ou Cwmdare. Nous prenions d’habitude le bus jusqu’à Penderyn, mais une fois que nous y étions nous nous promenions sur les sommets pendant des heures. J’aimais la vue qu’on avait de là-haut. Nous nous étendions sur l’herbe et regardions les alouettes dans le ciel, et nous ramassions des touffes de laine qu’avaient perdues les moutons, nous les cardions et les donnions aux fées.

Mardi 23 octobre 1979

Ma jambe me fait vraiment mal aujourd’hui. Il y a les jours où je peux presque marcher, et les autres. Des jours où les escaliers sont pénibles et des jours où ils sont une torture. Aujourd’hui, c’est sans conteste un jour sans. J’ai reçu une autre lettre ! Il faut que je les brûle ou je ne sais quoi. Elles sont si malfaisantes qu’elles en brillent presque. Je peux les voir du coin de l’œil, mais c’est peut-être la douleur qui me donne des hallucinations. Vendredi, je suis en vacances. Mon père passe me prendre à six heures. Il ne m’a pas dit où nous allions, mais ce sera loin d’ici. Je ne peux pas prendre les lettres, mais bien sûr je ne peux pas les laisser non plus.

Je ne sais vraiment pas quoi penser de la fin du Mage . C’est encore plus ambigu que Triton . Qui écrirait les deux dernières lignes en latin, une langue que presque personne ne comprend ? C’est un livre de la bibliothèque, mais j’ai écrit au crayon la traduction sur la page, très légèrement :

Qu’il aime demain celui qui n’a jamais aimé,
Et que celui qui a aimé aime demain encore.

Donc Alison l’aimera, je suppose. Ce n’était pas assez, avant. Il n’a vraiment voulu d’elle que quand il a pensé qu’elle était morte.

Dans la dernière partie du livre, quand Nicholas, de retour à Londres, veut retourner dans le mystère, quel qu’il soit, c’est exactement ce que je ne veux pas être. Je n’aurais jamais dû essayer de parler à cette fée. Que quelqu’un d’autre fasse quelque chose pour la graphiose de l’orme. Ce n’est pas mon problème. J’en ai fini de vouloir sauver le monde, et je n’ai jamais attendu de lui la moindre gratitude, de toute façon. J’ai cette stupide douleur lancinante qui m’obsède et je ne comprends que trop bien Nicholas. Mais je ne veux pas être pitoyable comme lui.

Jeudi 25 octobre 1979

Comme il ne pleuvait pas, pour la première fois depuis des siècles, et que ma jambe allait un peu mieux, je suis sortie pendant la demi-heure après l’étude. Je suis descendue à la limite du terrain de sport, près du fossé où j’avais vu la fée et j’ai fait un feu de joie de toutes les lettres. Il faisait presque nuit et elles se sont enflammées tout de suite à la première allumette. Ça venait sans doute du papier photo, déjà partiellement brûlé, qui attendait avec avidité le feu. « Souvent la volonté du mal ruine le mal », comme a dit Gandalf. Souvent, pas toujours. On ne peut pas y compter, mais cela semble assez souvent.

Je me suis sentie beaucoup mieux une fois qu’elles ont flambé. Quelques fées sont venues danser autour des flammes, comme elles le font toujours. Nous les appelions salamandres, et ignéides. Elles sont d’une couleur étonnante, d’un bleu qui palpite et devient orange. La plupart faisaient comme si elles ne pouvaient pas me voir, ou comme si je ne pouvais pas les voir, mais l’une d’elles m’a regardée, furtivement. Elle a changé le jaune des taches sur l’écorce de l’arbre en me voyant la regarder et j’ai compris qu’elle savait ce que j’avais demandé. « Que puis-je faire ? » ai-je dit, pitoyable malgré ce que j’ai dit hier de Nicholas.

Au son de ma voix, elles ont toutes disparu, mais sont revenues au bout d’un moment. Elles n’étaient pas tout à fait comme les fées de chez nous. Peut-être est-ce parce que celles-ci ne vivent pas dans les ruines. Elles semblent toujours préférer les endroits où la nature s’est réinstallée. Nous ne faisons des clôtures que depuis peu de temps. Le pays entier était couvert d’espaces sauvages partagés – comme le pré commun, je suppose, où les paysans pouvaient faire paître leurs animaux, ramasser du bois ou cueillir des mûres. Ils n’appartenaient à personne en particulier. Je parie qu’ils étaient pleins de fées. Puis les seigneurs ont persuadé les gens de bâtir des clôtures et des fermes bien proprettes, sans comprendre, avant que les prés communs ne disparaissent, à quel point les gens seraient à l’étroit sans eux. La campagne est censée être parcourue de veines de nature sauvage, sans quoi elle souffre. Ici, la campagne est plus morte qu’une ville. Le fossé et les arbres sont là uniquement parce qu’il y a une école, et les arbres près de la librairie font partie d’un domaine.

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