Terry Pratchett - Les aéronautes

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Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s’installent les gnomes – le Grand Magasin, la carrière abandonnée… –, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
L’espace, c’est froid, ça manque d’air et c’est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s’appelle. Il suffit donc d’aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
Oui, mais c’est où, la Floride ? On y va comment ?
Bah ! Quand on a volé un camion… pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d’un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde ça s’appelle.
Bon, allez, c’est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !

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C’est pourquoi personne ne remarqua trois formes floues qui filaient sur le sol de l’aéroport. Elles esquivèrent les roues grommelantes des chariots à bagages. Jaillirent entre les jambes d’humains se déplaçant au ralenti. Contournèrent les pieds de fauteuils sur les chapeaux de roue. Se firent pratiquement invisibles en traversant un immense couloir rempli d’échos.

Et disparurent derrière une plante en pot.

L’eau se condensait en une toute petite mare au centre de l’inflorescence.

Et là, se trouvaient les grenouilles.

De minuscules grenouilles naines.

Leur cycle de vie était tellement petit qu’il avait gardé ses roulettes de stabilisation.

Elles chassaient des insectes dans les pétales. Elles pondaient leurs œufs dans la mare centrale. Les têtards grandissaient pour devenir de nouvelles grenouilles. Qui donnaient naissance à de nouveaux têtards. Qui finissaient par mourir, couler au fond de la mare et se fondre dans l’humus à la base des feuilles, ce qui, en fin de compte, aidait à alimenter la plante.

Et il en avait toujours été ainsi, aussi loin que remonte la mémoire des grenouilles [1] Trois secondes en arrière, environ. Les grenouilles n’ont pas beaucoup de mémoire. .

Sauf que ce jour-là, tandis qu’elle chassait des mouches, une grenouille s’égara ; elle contourna un des pétales extérieurs (c’était peut-être une feuille, d’ailleurs) et découvrit une chose qu’elle n’avait encore jamais vue.

Elle découvrit l’Univers.

Plus précisément, elle découvrit la branche qui s’étirait à travers la brume.

Et à plusieurs mètres de là, luisante de perles de rosée dans un unique rayon de soleil, il y avait une autre fleur.

La grenouille s’accroupit et contempla ce spectacle.

— Aarh ! Aarh ! Aarh !

Gurder s’adossa au mur et ahana comme un chien écrasé par la chaleur d’une journée radieuse.

Angalo était presque aussi essoufflé que lui, mais il virait à l’écarlate à force de ne pas vouloir le laisser paraître.

— Pourquoi tu ne nous as pas prévenus ? s’exclama-t-il.

— Vous étiez trop occupés à vous chamailler, répondit Masklinn. Alors j’ai su que la seule façon de vous faire commencer à courir, c’était de me mettre en route.

— Mer… ci… bien, s’époumona Gurder.

— Pourquoi tu n’es pas essoufflé, toi aussi ? demanda Angalo.

— J’ai l’habitude de courir vite, fit Masklinn en coulant un regard de l’autre côté du pot. Bon, très bien, Truc. Et maintenant ?

— Il faut longer ce couloir.

— Mais il est rempli d’humains ! couina Gurder.

— C’est rempli d’humains partout. C’est pour cette raison que nous faisons tout ça.

Il fit une pause avant d’ajouter :

— Dis-moi, Truc, il n’y a pas un autre chemin que nous pourrions emprunter ? Gurder a failli se faire écraser, à l’instant.

Des lumières multicolores se déplacèrent en motifs complexes à la surface du Truc. Puis il déclara :

— Quel est le but que vous poursuivez ?

— Nous sommes à la recherche du Petit-Fils Richard Quadragénaire, ahana Gurder.

— Non, l’important, c’est d’aller dans cette Floride, répliqua Masklinn.

— Mais pas du tout ! s’indigna Gurder. Je n’ai pas la moindre envie de me rendre dans je ne sais quelle Floride !

Masklinn eut une hésitation. Puis il dit :

— Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour aborder le sujet, mais je n’ai pas été totalement honnête avec vous…

Il leur parla du Truc, de l’espace et du Vaisseau dans le ciel. Autour d’eux, roulait le tonnerre perpétuel d’un bâtiment rempli d’humains affairés.

Enfin, Gurder déclara :

— Alors, ce n’est pas Richard Quadragénaire que tu cherches ?

— Je suis sûr qu’il a une importance capitale, se hâta de répondre Masklinn. Mais tu as raison. En Floride, il existe un endroit où des espèces de jets s’envolent à la verticale pour installer dans le ciel des sortes de radios qui font bip bip.

— Oh, je t’en prie ! intervint Angalo. On ne peut pas installer quelque chose dans le ciel ! Ça tomberait.

— J’avoue que je ne comprends pas très bien moi-même. Mais quand on monte assez haut, il n’y a plus de bas. Je crois. Enfin, bref, tout ce qu’il nous reste à faire, c’est d’aller en Floride, de placer le Truc sur un de ces jets verticaux, et il se chargera du reste, il a dit.

— « Tout ce qu’il reste à faire » ? répéta Angalo.

— Ça ne doit pas être tellement plus compliqué que de voler un camion, fit remarquer Masklinn.

— Attends, tu n’es quand même pas en train de suggérer que nous volions un avion ? intervint Gurder, totalement horrifié cette fois.

— Mince ! fit Angalo.

Ses yeux s’illuminèrent comme s’il avait enclenché une source interne d’énergie. Il adorait les véhicules de toutes sortes – surtout ceux qui se déplaçaient à vive allure.

— Tu en serais bien capable, jugea Gurder sur un ton accusateur.

— Mince ! répéta Angalo.

Il paraissait contempler un spectacle visible de lui seul.

— Tu es cinglé, décréta Gurder.

— Personne n’a parlé de voler un avion, intervint Masklinn. Il n’est pas question de voler un avion. On va simplement aller faire un tour à bord de l’un d’eux, c’est tout, j’espère.

— Mince !

— Et pas question de conduire, Angalo !

Angalo haussa les épaules.

— D’accord, fit-il. Mais une supposition : je suis à bord et le conducteur tombe malade. Faudra sans doute que je le remplace. Après tout, je me suis bien débrouillé pour conduire le Camion…

— Tu n’arrêtais pas de te cogner partout ! s’indigna Gurder.

— Je le prenais en main. Et puis, dans le ciel, il n’y a rien contre quoi on puisse se cogner, à part les nuages, et ils ont l’air plutôt mous.

— Il y a le sol !

— Oh ! le sol, c’est pas un problème. Il est trop loin, il est en bas.

Masklinn tapota le Truc.

— Tu sais où se trouve le jet qui va en Floride ?

— Oui.

— Alors, conduis-nous. En évitant les humains, autant que possible.

Il pleuvait doucement. Comme la soirée commençait, les lumières s’allumaient partout sur l’aéroport.

Personne n’entendit le faible tintement d’une petite grille de ventilation qui tombait d’un mur extérieur.

Trois silhouettes imprécises se laissèrent choir sur le béton, et s’en furent à grande vitesse.

En direction des avions.

Angalo leva les yeux. Et les leva encore un peu. Et il fallait les lever encore plus. À la fin, il se retrouva avec la tête complètement renversée en arrière.

Il était au bord des larmes.

— Oh, mince ! répétait-il sans cesse.

— C’est trop gros, bafouilla Gurder en essayant de ne pas regarder.

Comme la plupart des gnomes nés dans le Grand Magasin, il avait horreur de regarder en l’air et de ne pas voir un plafond. Angalo était comme lui mais, plus que de se retrouver Dehors, il avait horreur de ne pas aller vite.

— Je les ai vus monter dans le ciel, insista Masklinn. Ils volent vraiment. Je vous le jure.

— Mince !

L’appareil les dominait de sa masse, une masse telle qu’il fallait reculer sans cesse pour contempler pleinement sa taille. La pluie luisait sur sa surface. Les balises de l’aéroport faisaient fleurir des taches vertes et blanches sur ses flancs. Ce n’était plus un objet, c’était un morceau de ciel auquel on avait donné forme.

— Bien sûr, ils ont l’air moins grands, vus de très loin, marmonna Masklinn.

Il contemplait l’avion. Jamais il ne s’était senti plus petit dans sa vie.

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