Kim Robinson - Les 40 signes de la pluie

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À Washington, Anna et Charlie Quibler oeuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur terre. L’enjeu est de taille : alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique global et convaincre une administration réticente de prendre les mesures qui s’imposent.
L’urgence devient criante lorsque des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, bientôt engloutie sous les eaux. Pour l’humanité, l’adoption des lois préparées par Charlie est désormais une question de vie ou de mort…

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Leur pilote manœuvra pour les emmener plus au sud. Ils passèrent lentement devant le Washington Monument, accompagnés par le pocketa-pocketa du moteur. Il les dominait comme un obélisque dans les crues du Nil, faisant paraître toutes les embarcations minuscules par comparaison.

Les bâtiments du Smithsonian étaient dans l’eau jusqu’à trois mètres de hauteur environ. La partie supérieure des grandes portes destinées au public évoquait les portes basses d’un hangar à bateaux. Pour certains des bâtiments, ce serait une catastrophe. D’autres avaient des marches, ou étaient plus hauts sur leurs fondations. Un désastre, de toute façon.

Le bateau avançait en grondant au rythme de la marche. Vus de loin, les arbres qui flanquaient la partie ouest du Mall ressemblaient à des buissons lacustres. Le monument au Vietnam devait être submergé, évidemment. Le Lincoln Memorial était dressé sur une colline comme sur un piédestal, mais il était juste sur le Potomac et il pourrait y avoir de l’eau jusqu’en haut des marches. La statue de Lincoln avait peut-être même les pieds dans l’eau. Charlie avait du mal à dire, derrière les arbres étrangement raccourcis, de combien l’eau était montée à cet endroit.

Des bateaux de toutes sortes sillonnaient le long lac brun, allant dans tous les sens. Les petits bateaux à pédales étaient particulièrement allègres, mais tous les kayaks, les barques et les canots gonflables apportaient leurs taches de couleurs fluorescentes, auxquelles s’ajoutaient les voiles triangulaires des petits voiliers qui allaient et venaient. Le soleil éclatant faisait étinceler les nuages et le ciel bleu. L’ambiance festive s’exprimait jusque dans la tenue des gens : Charlie voyait des chemises hawaïennes, des costumes de bain et même des masques de carnaval. Il y avait beaucoup plus de visages noirs que Charlie n’avait l’habitude d’en voir dans le Mall. On se serait cru au carnaval à Trinidad. Une sorte de parade de mardi gras, perturbée par une nuit d’orage, resurgissait triomphalement, le matin venu. Les gens se faisaient de grands signes, s’interpellaient pour couvrir le bruit des hélicoptères qui les survolaient. Debout dans les barques, des casse-cou décrivaient des cercles pour filmer à trois cent soixante degrés avec leurs caméras. Il ne manquait qu’un canot de ski nautique pour compléter le tableau.

Charlie s’avança vers la proue du bateau et resta planté là, fasciné, bouche bée, la langue pendante, comme un chien. L’effort de sortir par la fenêtre lui avait remis la poitrine et les bras en feu ; maintenant il était debout, là, la peau à vif, embrasée par le vent de la course, buvant cette vision maritime. Leur bateau teufteufait vers l’ouest comme un vaporetto dans la lagune de Venise. Il ne pouvait s’empêcher de rire.

— Peut-être qu’on devrait laisser ça comme ça, dit quelqu’un.

Une embarcation fluviale de la marine nationale venait sur eux dans un grand bruit de moteur, suivie d’une vague blanche. En arrivant au Mall, le bateau se glissa par une faille entre les cerisiers, coupa les moteurs, se positionna dans l’eau, continua vers l’est à une allure plus calme. Il allait passer près d’eux, et Charlie sentit que leur propre embarcation ralentissait aussi.

Soudain, il repéra un visage familier parmi les gens debout à la poupe du bateau de patrouille. Phil Chase, qui faisait de grands saluts à tout le monde, tel le grand maréchal d’une parade, penché par-dessus le bastingage, à l’avant. Comme bien d’autres sur l’eau, ce matin-là, il avait l’air heureux d’un naufragé qui voyait la terre au loin.

Charlie agita les bras, penché sur le côté de l’embarcation. Ils se rapprochèrent l’un de l’autre. Charlie mit ses mains en haut-parleur autour de sa bouche et cria, le plus fort possible :

— Hé, PHIL ! Phil Chase !

Phil l’entendit, leva les yeux, le repéra.

— Hé, salut, Charlie ! s’écria-t-il joyeusement, en faisant de grands signes.

Puis il mit ses mains autour de sa bouche à son tour et dit :

— Heureux de vous voir ! Tout le monde va bien, au bureau ?

— Oui !

— Tant mieux ! C’est cool ! (Il se redressa et engloba l’inondation d’un vaste geste du bras.) C’est incroyable, non ?

— Pour ça oui !… Alors, Phil ! bredouilla Charlie, les paroles se bousculant hors de sa bouche. Maintenant, vous allez faire quelque chose à propos du réchauffement global ?

Phil eut ce beau sourire dont il avait le secret :

— Je vais voir ce que je peux faire !

Notes

1

Shangri-La, les Horizons perdus du roman de James Hilton, puis du film de Frank Capra, vallée édénique de l’Himalaya où règnent harmonie et bonheur. (N. d. l. T.)

2

Pour ceux qui auraient vécu dans la grotte citée plus haut depuis l’invention du cinématographe par les frères Lumière, en voici une version non politiquement correcte (mais made in Europe ) : « À quoi reconnaît-on une starlette belge ? C’est celle qui couche avec le scénariste. » (N. d. l. T.)

3

Au Canada : « Fiducie sans droit de regard ». Formule non transposable en droit français, qui permet d’isoler des avoirs dont la gestion est confiée à un tiers et sur lesquels leur propriétaire ne peut juridiquement exercer aucune influence. (N. d. l. T.)

4

Équivalent aux États-Unis de Météo France chez nous.

5

Asia Least Cost Greenhouse Gas Abatement Strategy : projet de stratégie de réduction au moindre coût des gaz à effet de serre en Asie. (N. d. l. T.)

6

Land Ocean Interaction in the Coastal Zones : interaction terre-océan dans les zones côtières. (N. d. l. T.)

7

Poisson californien qui ne sort qu’à la pleine lune pour pondre ses œufs dans le sable. (N. d. l. T.)

8

National Rifle Association : puissant lobby en faveur des armes. (N. d. l. T.)

9

Extreme Global Research in Emergency Salvation Strategies : projet mondial de recherches extrêmes en stratégies de sauvetage d’urgence. (N. d. l. T.)

10

Global Disaster Information Network : réseau mondial d’informations sur les catastrophes naturelles créé par les États-Unis en 1997 et qui regroupe des experts de divers pays, des Nations unies, du monde universitaire et de l’industrie. (N. d. l. T.)

11

National Institute of Health: Institut national de la santé. (N. d. l. T.)

12

Food and Drug Administration : littéralement, bureau des aliments et des médicaments. (N. d. l. T.)

13

Nom du comité exécutif et bras armé du parti démocrate, qui pratiquait le redécoupage et généralement toutes les formes de tripatouillage électoral, à New York, au XIX esiècle. (N. d. l. T.)

14

General Accounting Office: sorte de Cour des Comptes. (N. d. l. T.)

15

Office of Management and Budget: équivalent de la direction du Budget, directement rattaché au Président et qui présente la loi de finances. (N. d. l. T.)

16

Balles en plastique, creuses, percées de trous, pour jouer dans des endroits entourés de fenêtres… (N. d. l. T.)

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